A quand le réveil?

Le souci majeur de l'homme est de combattre toute sorte d'asservissement auquel il serait soumis.

"La République devient la foire d'empoigne et la course aux emplois et aux sinécures"

sinécure : en guise de sinécure - sont très demandés les postes de chargés de mission ; les mandats du Parlement en particulier du Sénat : retraites confortables peu contraignantes et fort rétribuées ; les affaires étrangères ; les préfectures et sous-préfectures ; caciques dans un groupe parlementaire, un parti ; les fonctions au sein d'une administration, d'un organisme d'Etat...

Qu’est-ce qu’un homme riche ? Une personne ou un ensemble de personne est – ou sont- riche lorsque celles-ci sont dans l’état de condition élevée, obtiennent rangs, honneurs, emplois et richesses ; qui possèdent des biens en abondance, beaucoup d’argent, ensemble qui permet de se trouver dans une situation de bien-être physique et morale, ne manquer de rien, en bref : de jouir de la vie.

Qu’est-ce qu’un homme pauvre ? Une personne ou un ensemble de personne dont les ressources sont insuffisantes, qui possède le strict nécessaire pour subvenir à ses besoins et éventuellement à ceux de sa famille, qui possède très peu – ou pas – d’argent. En somme, qui n’a rien pour vivre dignement.

La bienveillance de l’Etat garantit le pauvre contre la mort jusqu’à court et moyen terme mais en le maintenant dans la misère. Avez-vous par hasard entendu un jour la question posée en tête d’article ? moi pas.

Dans l’Ancien régime, qu’il y eut des riches et des pauvres coulaient de source et le besogneux trimait sans se poser de questions, en regardant le socle de sa charrue, les divinités avaient décidé que ce fut ainsi depuis toujours avec la maigre consolation d’une vie extra-terrestre convenable si toutefois il était dans cette vie sur terre obéissant.

Puis vint la Révolution française (1789) qui se devait de donner quelques réponses à cette question. La justification première de l’existence de la noblesse (les riches) sous l’Ancien régime, dès l’époque féodale, est la protection du petit peuple (les pauvres) dans les fortifications du château contre les dangers extérieurs – invasions, phénomènes naturels ; seuls ayant qualité à porter les armes, ils sont dans l’obligation de s’armer et de se porter à la guerre lorsque le roi les mande. A l’époque de la Révolution, ce rôle de protection ne se justifie plus ; en effet, les nobles sont appauvris – il faut rappeler que ceux-ci n’ont pas le droit de travailler, sinon ils perdent leur qualité de noble, à une exception : le verre entendu que le feu purifie – et ne disposent plus d’assez de richesse pour assurer ce rôle, nombre d’entre eux viennent de la bourgeoisie et ne souhaitent qu’accéder aux fonctions politiques et, il faut ajouter, que les nombreuses villes franches accomplissent ce travail. Une nouvelle classe de riches est née…

Talleyrand et la ploutocratie, symbole des politiciens en quête d'arrivisme -
Charles-Maurice de Talleyrand Périgord, né à Paris 1754, évêque d’Autin, sous l’Ancien régime, devient Président de l’Assemblée nationale (1790), ministre des relations extérieures du Directoire puis du Consulat et de l’Empire. Rallié à la Restauration après la chute de l’Empire, il fut nommé Ambassadeur à Londres sous Louis-Philippe.

Paul-François-Jean Nicolas, vicomte de Barras, (30 avril 1755/29 janvier 1829), député à la Convention, fut l’un des hommes clef du Directoire. L’homme « le plus effronté de tous les pourris » écrit Taine, philosophe, historien et critique – vivant au milieu d’une sorte de cour composée d’hommes tarés, de trafiquants, de brasseurs d’affaires, de débouchés des deux sexes, écrit dans ses Mémoires la joie de Talleyrand lorsqu’il est pour la première fois ministre. Dès qu’il apprend la bonne nouvelle, Talleyrand accourt en carrosse chez Barras pour le remercier. Pendant le trajet, il déborde de joie et ne cesse de répéter plusieurs fois en prenant fortement le genou de son compagnon : « Il faut faire une fortune immense… et rapidement. »* Il est si ému, si heureux qu’il embrasse le portier avant de se jeter dans les bras de Barras, le mouille de ses larmes. Issu d’une famille de la haute noblesse, boiteux, il est orienté vers la carrière ecclésiastique à la suite de son oncle, l’archevêque de Reims. Quitte le clergé à la Révolution pour mener une vie laïque, député aux Etats Généraux – ambassadeur – ministre sous le Directoire, le Consulat et sous le Premier Empire – ministre des Affaires étrangères sous la Restaurations, ambassadeur sous la Monarchie de Juillet, il assiste au couronnement de Louis XVI (1775) dont il vote la mort, Napoléon Ier (1804), Charles X (1825) et Louis-Philippe (1830). Décrit comme le « diable boiteux », un traitre cynique plein de vices et de corruption ou au contraire comme un dirigeant pragmatique et visionnaire, soucieux d’harmonie et de raison, il a acquis une immense fortune.

Victor Hugo écrit à l’occasion de sa mort : « C’était un personnage étrange, redouté et considérable. Il était noble comme Machiavel, prêtre comme Gondi, défroqué comme Fouché, spirituel comme Voltaire et boiteux comme le diable… Eh bien ! avant hier, le 17 mai 1738, cet homme est mort. Des médecins sont venus et ont embaumé le cadavre à la manière des Egyptiens, ils ont retiré les entrailles du ventre et le cerveau du crâne. La chose faite, après avoir transformé le prince de Talleyrand en momie et cloué cette momie dans une bière tapissée de satin blanc, ils se sont retirés, laissant la cervelle sur la table, cette cervelle qui avait pensé tant de choses, inspiré tant d’hommes, construit tant d’édifices, conduit deux révolutions, trompé vingt rois, contenu le monde. Les médecins partis, un valet est entré, il a vu ce qu’ils avaient laissé. Tiens ! Ils ont oublié cela. Qu’en faire ? Il s’est souvenu qu’il y avait un égout dans la rue, il y est allé et a jeté le cerveau dans cet égout. »

Un anecdote circule à l’époque, dans laquelle Louis-Philippe étant venu le voir sur son lit de mort lui aurait dit : « Sire, je souffre comme un damné. » « Déjà» aurait murmuré le roi. Le mot est invraisemblable mais il a couru très tôt. L’anecdote rappelle ce mot par lequel le diable aurait accueilli Talleyrand en enfer : « Prince, vous avez dépassé mes intentions. »

Charles-Maurice de Talleyrand pourrait être le modèle de réussite de tout personnage entrant en politique. Il fut sans doute le personnage d’Etat le plus titré ayant eu le plus de distinctions, le plus courtisé et le plus haï. Seul, Mazarin et Fouquet auraient pu comparé la fortune qu’ils firent à la cour de France à celle de Talleyrand, celui-ci ayant vécu 84 ans et se maintint au pouvoir pendant près de 50 années avec de courtes périodes d’exil. Pour cela, il sortit d’un tiroir secret de sa boite à malice un vieux stratagème irrésistible, d’une fourberie triomphante, nécessaire pour satisfaire une ambition sans borne et atteindre par tous moyens, plus sûrement, son but.

* M. de Talleyrand évaluait lui-même à 60 millions de livres or vers la fin de sa vie ce qu'il pouvait avoir reçu en tout des puissances grandes ou petites dans sa carrière diplomatique

Il n’est nullement question comme nombre et toute sorte de gens de prétendre à l’injustice. L’absence de justice est une évidence qui survient lorsque la condition de l’homme riche et de l’homme pauvre est déjà familière, qu’elle a déjà été créée, que le riche et le pauvre cohabitent, participent à la vie sociale. Ce n’est pas une injustice qu’une personne ou une collectivité soit blanche ou noire, grande ou petite, grosse ou maigre, riche ou pauvre.
Quelles furent les armes qu’ils utilisèrent et qu’ils utilisent sempiternellement jusqu’à nos jours ?

¤ la prévarication, manquement grave aux obligations d’une charge, un mandat ; le désordre monétaire et la pénurie financière

¤ les malversations électorales qui détournent le suffrage universel au profit de quelques individus représentant en France deux partis qui matérialisent la classe dominante

¤ la tricherie – duplicité, malhonnêteté morale trop souvent – quand à l’obtention des diplômes acquis grâce à leurs parcours au sein d’un parti politique ou mensonge flagrant quand à l’acquisition de ces diplômes

¤ la malhonnêteté intellectuelle – de la part de ces partis ou de ces individus éloignés de cent lieues de l’élite universitaire, dont les meilleurs éléments sont abandonnés, pullulant dans les assemblées et la gouvernance de l’Etat mettant en péril les institutions et le devenir du peuple français
La France qui est la 5e puissance économique mondiale en 2010, derrière les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Allemagne, est classée au 39e rang pour le PIB par habitant, au-dessous de la moyenne de l’UE-15 qui est 37e.

¤ la concussion – malversation d’un fonctionnaire ou élu ou personne qui occupe des fonctions dans l’Etat, qui perçoit sciemment des fonds pour abus d’autorité, acquisition de marché d’Etat sans appel d’offres, ou délit d’initié contre privilège

¤ la dépréciation, acte malhonnête commis par l’administration de la fortune d’autrui pour en tirer privilège

¤ le détournement de pouvoir – prendre des mesure qui seraient de nature à favoriser certains entrepreneurs et nuire à d’autres
Il est un seul moment où l’être humain est l’égal des autres êtres humains quels qu’ils soient : lorsqu’il naît. Auparavant, c’est la compétition que nul homme dans la plénitude de ses moyens, au sortir de l’adolescence, ne connaîtra jamais. Nous étions 400 millions sous la forme de spermatozoïdes humains munis d’un code de l’hérédité que l’on nomme ADN à compétir dans une épreuve de natation et un seul d’entre eux, moi en l’occurrence, ait obtenu l’accession à la Vie. Podium à une seule personne. Je regrette sincèrement que 400 millions -1 de congénères quittèrent ce bas monde sans avoir vu la lumière du soleil ou un clair de lune sur le ciel étoilé.

A la naissance, l'homme -
La vie de l’être humain commence au moment où, électrisé par les spermatozoïdes qui pénètrent dans l’ovule de Madame, jusque-là en sommeil, entrent en état de suractivation et déclenchent le processus de transformation de l’être humain. A l’instant de cette fusion entre le spermatozoïde que je fus et l’ovule, je suis né. Laissant à présent la nature et ma mère s’occupait du bambin qui a séjourné et fut nourri pendant environ neuf mois.

L’année la plus difficile de notre vie – le visage fermé, les poings serrés, les bras repliés, il a l’air de se battre. Il va entamé la lutte pour la vie. Jamais il n’en soutiendra de plus dure, ce nouveau né jeté dans un monde menaçant alors que la plupart de ses facultés sont à peine éveillées. Il n’a guère que deux atouts : il sait pleurer pour faire comprendre qu’il est malheureux et les joues et ses lèvres sont assez développées pour lui permettre de téter. Sourd et aveugle, il faut qu’il apprenne à entendre et à voir (il peut cligner des yeux devant la lumière mais n’accommode pas sa vision et il faudra des mois avant que sa vue fonctionne). Il baille pour se procurer une ration supplémentaire d’oxygène quand cela est nécessaire, il tousse pour expulser les liquides qui pourraient s’introduire dans ses poumons. Il a gardé un peu de liquide qui remplissait l’utérus pour le protéger des bruits intempestifs qui atteindraient ses oreilles et s’habituer aux bruits sonores qui seront les siens.

Ce petit être ne sait pas encore s’il est riche ou pauvre. Ne sachant pas encore qu’ « un petit nombre de classes aisées et privilégiées dévorent la substance d’une grande multitude « … » Pendant ce temps, les hommes et les femmes de la classe pauvres à qui on enlève journellement une partie considérable du fruit de leurs travaux, sont affaiblis par une fatigue excessive, languissent dans la misère et sont vieux avant le temps » Destruit de Tracy – Commentaires sur les lois de Montesquieu (1807)

¤ le maquignonnage – des générations d’hommes politiques dont le choix désastreux n’est plus à l’ordre du jour, coupables d’avoir laissé démanteler nos mines et nos industries métallurgiques (celles des biens de production : tissage, machine outils, manufactures), les industries de transformation de matières premières dont dépendait l’industrie agricole, de la chaussure, lainière, mécanique, provoquant la chute d’ateliers et de commerces de sous-traitance tout cela au nom de la compétitivité et du rendement financier. Matériaux et matières premières qu’il faut à présent importer de très loin et qui ont un coût exorbitant. Tout ce savoir accumulé pendant des siècles parti en fumée, sans compter les centaines de milliers d’emplois éparpillés aux quatre vents jetant un nombre conséquent de familles dans le clans des pauvres. Des décades ont passé, la carence des pouvoirs publics continuent les saccages et la mise à sac de nos entreprises, fermetures et délocalisations, plans sociaux qui se succèdent au profit des actionnaires. Le tissu de mensonges pour camoufler les chiffres réels concernant le chômage, dans l’intention de se tromper soi-même avant de berner les autres et ceci parce que avoir été dans l’incapacité de résoudre le problème crucial de l’emploi et de prendre les décisions courageuses pour l’accompagner. Depuis que l’homme préhistorique s’est servi de ses mains et de l’embryon de cerveau qu’il possédait, des milliers de générations se sont évertuées tout au long des siècles dans un environnement hostile à survivre grâce à une volonté tenace, une détermination sans faille, un courage titanesque, créant à bout de bras ce travail. L’état de vie collective, milieu dans lequel se développèrent la culture et la civilisation, le travail sans lequel l’homme serait resté à l’état d’animal.

Qu’avez-vous à vouloir cacher la vérité sur les chiffres réels du chômage en voulant donner le change sur votre incapacité notoire à résoudre les problèmes épineux ?

Les chiffres officiels recensaient 3,9 millions de chômeurs et un taux de chômage de 9,6% (BIT) ; en réalité, le taux de chômage en ajoutant les cas faisant suite serait de 13,5 % pour 5,5 millions de chômeurs. Il semblerait que l’on ait omis dans ce compte :

. les chômeurs partiels – situation d’un travailleur gardant son emploi mais qui subit du fait des conditions économiques, dont la responsabilité ne lui incombe pas, une réduction de son horaire hebdomadaire de travail (De Gaulle) et donc de son salaire

. les chômeurs saisonniers – résultant de la variation saisonnière, des débouchés d’un certain secteur travaillant généralement en plein air (agriculture, bâtiment, hôtellerie, plage…)

. le chômage structurel – dû au temps d’adaptation ou de reconversion lié aux transformations de la structure d’un emploi et touchant les jeunes ayant acquis des diplômes préparant à certaines professions et ne trouvant pas des postes correspondant parce qu’ils sont mal orientés et trop de diplômes pour les autres professions

. les chômeurs ayant des arrêts d’activité durant la période des basses eaux permettant d’effectuer des travaux de curage et les réparations. Le chômage créé par l’inactivité d’un bateau, les remises aux normes de certaines usines et d’autres lieux de travail, les allocataires du RSA…

. les découragés mis hors circuit de la société lassés des queues innombrables autant d’inutiles dans les agences d’emplois, les centaines de demandes d’emplois sans réponses la plupart du temps et qui ne pointent plus au chômage

. etc…

¤ la partialité – le pouvoir souverain du citoyen en échange du bulletin de vote vous portant à l’apogée de votre carrière politique, quelle joie de savoir Monsieur, que puissance, honneur et privilèges vous permettront grâce à vos accointances de briguer places et situations de choix pour votre portée. « Ces fils et ces filles aussi, à leurs tours se feront tête de file point de rassemblement et patriarches jusqu’à l’heure où ils passeraient à leur tour le commandement à cette portée de petits qui jouaient dans la cour. » Saint-Exupéry, Terre des hommes (1930) créant ainsi une dynastie et de nouveaux riches.

Ces dispositions à accorder préférences injustifiées, à concéder des avantages par pure faveur et non au mérite ou à la justice sont une atteinte grave à ce qui ne serait pas basé sur la compétition dans des épreuves rigoureuses et contrôlées et notre pays se devrait d’être pointilleux sur tout ce qui touche à l’égalité.

¤ l’intérêt – lorsque vous avez choisi le métier de politique, le citoyen attend de vous, avant toute chose, que vous accordiez la préférence dans l’exercice de vos fonctions à la primauté de l’intérêt général en ce qui concerne la collectivité et la conduite des affaires de la France. Or, la plupart d’entre vous ne songe, soit en priorité soit dans le temps imparti, qu’à bénéficier des avantages bénéfiques dans le domaine social et matériel. Edouard Daladier, président du Conseil lors du Congrès radical de Nantes (1934) : « Deux cents familles sont maîtresses de l’économie française et, en fait, de la politique française. Ce sont des forces qu’un Etat démocratique ne devrait pas tolérer, que Richelieu n’eut pas toléré dans le royaume de France. L’influence des deux cents familles pèsent sur le système fiscal, sur le transport, sur le crédit. Les deux cents familles placent au pouvoir leurs délégués. Elles interviennent sur l’opinion publique car elles contrôlent la presse. »

Depuis la création de la Banque de France (1800), ce système s’est instauré légalement, puisque selon l’article 11 des statuts de celle-ci fixés par la loi du 24 germinal an XI, confirmés par Napoléon Ier (22 avril 1806) exprime que « les deux cents actionnaires qui composeront l’Assemblée générale seront ceux qui seront constatés être, depuis six mois révolus, les plus forts propriétaires de ces actions ». Ces deux cents membres avaient aussi le pouvoir le désigner les quinze membres du Conseil de la régence de la Banque de France. Dans le contexte de la grande dépression économique de 1930, ce slogan des « deux cents familles » a été repris par l’extrême droite anti-sémite, des anti-fascites tels les anarchistes, le Front populaire et même Trotsky qui écrit « Dans le cadre du régime bourgeois, de ses lois, de sa mécanique, chacune de ces deux cents familles est comparablement plus puissante que le gouvernement de Léon Blum. » Si le système des deux cents « actionnaires » a été reformé par les accords de Matignonle 7 juin 1936 pris par la CGT et la CGPF ancêtre du MEDEF, sont considérés comme nuisibles aux petites entreprises favorisant la concentration industrielle et renforçant le pouvoir des deux cents familles.

L’expression « deux cents familles » désignée les deux cents plus gros actionnaires sur près de 40 000 de la Banque de France. Plus de 70 ans après que Daladier ait dénoncé celles-ci, rien n’a changé. Alors que le Président de la République, en pré campagne électorale, déplore ces jours-ci "la désindustrialisation du pays et que le chômage atteint 10% ( ?) de la population active, il est heureux de constater qu’il existe des familles qui résistent plutôt bien à la crise" « Ils sont frères et sœurs, pour d’autres il s’agit d’un père, d’une mère, de leurs enfants ou encore d’une myriade de tantes, oncles, cousins, plus ou moins éloignés. Leur point commun ? Ils possèdent des pans entiers de l’économie française en étant actionnaires de ces grandes entreprises et en actionnant les manettes. En coulisses ou en occupant les plus hautes fonctions managériales. »

¤ l’égalité – n’est pas le terme le plus clair, le plus limpide qui soit du langage français. En le prononçant, notre pensée est immédiatement saisi par ses antonymes : inégalité, bizarrerie, différence, discrimination, disparité, hiérarchie, infériorité et supériorité… Le mot égal est irréel, éthéré, fictif, illusion ou illusoire, mythique, vain… Nul n’est égal à personne de par sa condition, son mode de vivre, sa notoriété, sa personnalité, sa réputation ou encore sa renommée. Ce qui pourrait éventuellement rapprocher deux êtres de l’égalité, c’est l’extrême misère. J’ai écrit auparavant de l’égalité dans la naissance mais même celle-ci, suivant que vous serez puissant ou misérable…, en brousse, l’Africaine accouche dans son pays dans un trou latéritique rond creusé dans la terre sur laquelle elle s’accroupit, pour l’avoir vu… Nul ne peut savoir l’incidence pour l’enfant d’un tel accouchement.

¤ la religion – rapport de l’homme à l’ordre du divin ou d’une réalité supérieure, tendant à se concrétiser sous la forme de systèmes de dogmes ou de croyances, de pratiques rituelles ou morales. Le vocable divin à le ou les dieux pour objet dieu désignant la divinité comme entité religieuse. En ce qui nous concerne, les religions historiques principales dans la tradition judéo-chrétienne, c’est l’Etre éternel créateur de tout ce qui existe (animé ou non) à qui les hommes vouent un culte.

Depuis l’origine de l’homme, celui-ci a toujours eu la peur comme compagne, ce qui l’aidait un temps soit peu pour préserver sa vie. La peur de l’animal, plus gros, plus puissant, ne rechignant pas dans sa quête de nourriture à la saveur que peut lui apporter l’homme, le déchaînement des forces de la nature – cyclone, tempête suivis de décharges électriques (éclairs) précédant le tonnerre, les tremblements de terre, inondations… le plongeant dans un état affectif plus ou moins durable de troubles, d’activités désordonnées accompagnant la prise de conscience d’une menace ou d’un danger réel ou imaginaire. Selon la mythologie aztèque, au commencement du monde tout était noir, sans vie, mort. Les Dieux se réunirent à Téotihuacam en se posant la question de qui aurait la charge d’éclairer le monde. Les dieux selon eux ont successivement créé plusieurs mondes, chaque fois anéantis.

Au premier sous un soleil d’escarmouche (rubis) disparu dans des cataractes artificielles.
Le deuxième, sous un soleil de feu : il fut détruit par des jets de flammes.
Le troisième né sous un soleil noir fut englouti par un tremblement de terre.
Le quatrième apparut sous un soleil de l’air et s’achève par la métamorphose de l’homme en ouistiti.
Le cinquième fut créé qui connut le déluge universel Apachiohuatizti.
Seuls un homme et une femme parvinrent à gagner le sommet de la montagne et évitèrent l’extermination. Ils repeuplèrent la terre telle que devait la connaître et la travailler le peuple aztèque. [Ah… je suis bien content de savoir d’où je viens et d’avoir survécu à cinq catastrophes !]

Qu’importe la religion dont on parle, toujours est-il que la religion accompagna les pouvoirs dans tous les lieux de notre terre où elle s’exerça et fut toujours le conseil de ces hommes puissants et riches et profitèrent des largesses des classes aisées qu’ils subordonnaient. Les hommes qui pratiquaient la religion sous forme de juridiction composée de tribunaux avec l’appui du bras séculier maintenaient les peuples sous la terreur accusant d’hérésie et sorcellerie après aveu recueilli sous la torture quiconque s’écartait des dogmes en vigueur et punissaient les contrevenants de travaux forcés à vie ou de mort. Pendant des siècles, voire des millénaires, les religions ont été partie intégrante pour le devenir des populations, à faire en sorte qu’ils devinssent riches ou pauvres, que leurs vies soient aisées ou réduites à l’esclavage.

« Dieu est le seul être qui, pour régner, n’est même pas besoin d’exister. » Baudelaire

« Au jour d’aujourd’hui », pléonasme abracadabrant et d’un français douteux, devenir riche est devenu une sinécure. Par contre, comment « fabriquer » des pauvres dans un pays considéré par certains comme un pays riche et développé ( ?) au nom de l’efficacité ? – compétitivité, vocable signifiant la croissance (par les temps qui courent…), loi économique selon laquelle la production croît à un taux moindre que celui d’un facteur dont on augmente l’usage, les autres facteurs étant maintenus constants. Ce ne sont pas les matières premières dont nous n’avons pas la maîtrise mais la main d’œuvre locale que l’on peut rendre concurrentielle. A l’aide de plans sociaux agissant sur le coût et le nombre de la main d’œuvre, on peut agir pour sauvegarder les intérêts des actionnaires et la compétitivité du produit à l’exportation.

Il est intéressant d’observer le paradoxe existant entre la pensée économique actuelle et celle des physiocrates. En effet, aujourd’hui, les entreprises veulent réaliser le plus de bénéfices afin que leurs actionnaires soient heureux et constituent de jolis petits matelas d’actions de leurs sociétés. François Quesnay, le « fondateur du système physiocratique » et Vincent de Gournay considéraient que l’argent n’était qu’un « intermédiaire d’échange », à savoir qu’il ne devait pas être amassé pour lui-même mais servir dans le circuit économique. Pour permettre l’investissement, l’augmentation de capital, il faut une régulation économique et une vision patrimoniale des valeurs mobilières que constituent les actions. Que se passe-t-il actuellement ? Les actions perdent de leurs valeurs, ce qui génèrent une diminution du capital social des entreprises qui a pour conséquence de ne plus représenter l’économie réelle (en terme de potentiel de travail, de capital de confiance relativement aux acheteurs… voire ce qui vient de se produire avec la Société générale : à croire que certains ont intérêt à faire baisser l’action, donc le capital social afin de pouvoir racheter la SG à moindre coût sans risquer de faire une OPA qui par définition est publique) et de faire péricliter les entreprises et en conséquence de créer des chômeurs supplémentaires qui ne peuvent plus consommer. Dans le même esprit, être satisfait des investissements étrangers type fonds de pension américains pose la question de savoir si l’économie française et les salariés de notre pays sont au service des Etats-Unis ?

Je m’insurge contre la pensée anti-capitaliste qui circule en ce moment ; en effet, le capital est une nécessité (y compris dans une société totalement communiste comme le fut l’URSS puisque les entreprises étaient nationalisées). Le capital d’une entreprise se constitue non seulement d’actions… d’argent mais aussi de marchandises, de brevets, de biens immobiliers, le savoir-faire de la main d’œuvre… Il ne faut pas confondre capitalisme qui est une notion économique et le libéralisme qui est une notion politique, afin d’appréhension, rappelons la célèbre phrase des physiocrates « laisser faire, laisser passer… ». L’argument fondamental de leur pensée est la nécessité d’une sécurité juridique, ce qui signifie que l’Etat a pour rôle de permettre l’entreprise par sa politique fiscale et budgétaire et de fournir les infrastructures nécessaires. L’Etat n’a pas une politique globale puisqu’il agit au coup par coup à chaque demande (exemple : de nombreux jeunes sont au chômage, l’on supprime pour leur embauche les charges patronales sur les bas salaires sans penser que les patrons n’augmenteront pas leurs salariés afin de ne pas dépasser le plafond…). De surcroît, il faut comprendre que répondre au coup par coup crée une insécurité juridique et fiscale qui n’incitent les investisseurs à investir en France et à permettre le développement des entreprises.

Autrefois l’Histoire, 3000 ans avant notre ère – le royaume de Sumer région de basse Mésopotamie en bordure du golfe persique dans le sud de l’Irak entre le Tigre et l’Euphrate.

La première dynastie DA1 (2900/2750) est mal connue. Auparavant, la civilisation de Djemet Nasr (3150/2900) est marquée par l’extension commerciale de la Mésopotamie du sud vers l’Iran, l’Anatolie, la Roumanie, la Syrie du nord, Phénicie, Palestine et Oman (l’Egypte). Dès lors, l’agglomération urbaine est composée de trois catégories de constructions. Avec le palais, des temples et des maisons d’habitation organisés selon le principe de l’espace central entouré d’une couronne de pièces. La Basse Mésopotamie s’est développée grâce à l’agriculture irriguée intensément par le vaste delta du Tigre et de l’Euphrate sur la culture du blé et de l’orge et le palmier dattier associé à des jardins et vergers ainsi que l’élevage du petit bétail (mouton, chèvre). Cela a permis l’épanouissement d’une riche société, les cités organisées et gouvernées comme des états, entités regroupées autour d’un ou plusieurs gros centres urbains jusqu’aux petits bourgs ruraux. Ces cités sont régentées par des rois nommés différemment dans le texte – Lugal signifiant grand homme ; Lugal de Kirsh pour désigné le souverain de la cité ; Kis signifiant en totalité (roi de la totalité), le terme En (seigneur) a une connotation religieuse ; Ebla pour désigner un roi-prêtre et Ensi pour les rois de Lagash pour noter la soumission du roi humain à la divinité titulaire du royaume. Que dire encore de ce royaume ? sinon qu’il a créé l’écriture cunéiforme, système mis en forme en Basse Mésopotamie entre 3400 et 3200, la plus ancienne des écritures avec les écritures hiéroglyphiques égyptiennes créées à la fin du IVe millénaire qui fut employées pendant plus de 3000 ans. L’écriture cunéiforme fut adoptée dans d’autres langues à commencer par l’acadien parlée en Mésopotamie puis d’autres peuples du Moyen Orient (Elamite, Hitite, Houtite entre autres) et fut utilisé par des systèmes d’écriture dans le Levant la seconde moitié du IIe millénaire. Elle disparaît au début de notre ère.

Aux Dynastiques archaïques II (2800/2600), dans la ville d’Uruk qui aurait exercé la domination sur les royaumes voisins, elle enlève la suprématie du royaume de Kirsh en Mésopotamie dont est originaire Sargon (2285/2229) qui fut le souverain fondateur de l’empire d’Akkad en unifiant la force des principales cités mésopotamiennes sous son autorité. Cet état a marqué la Mésopotamie et le souvenir de ces rois les plus prestigieux, Sargon et son petit-fils Naram-Sin a duré plusieurs siècles donnant lieu à d’autres légendes plus qu’aucune autre dynastie.

L’on peut penser que toutes les dynasties concernant le Moyen Orient ont pris jour quelques 3000 ans avant notre ère. Les hordes, les conquêtes, les colonisations ont fait le reste.

Jeter l’anathème à tous ces grands hommes qui ont gouverné et administré nos ancêtres en détenant l’autorité publique pour diriger les affaires de l’Etat et ce, depuis plus de 5000 ans, n’est pas mon propos.

Plus de 5000 ans que les peuplades, tribus, villages, villes… n’ont eu besoin que d’une poignée d’hommes pour asservir l’ensemble de l’humanité. Il y eut parmi la succession de rois, pharaons, empereurs, tsars, kaiser, chancelliers, mikado, présidents, fürher, consuls, negus, tyrans, princes, ducs, gouverneurs, vizirs, pachas, sultans, caïds, souvent exerçant le pouvoir sans contrôle et gouvernant avec une autorité absolue et arbitraire… Beaucoup d’entre les autres, bien qu’affublés de défauts et ne possédant pas les critères qualitatifs, pas toujours aux normes de la perfection et des manquements à certaines règles et conventions, ont été loin d’être parfaits. Mais quel homme l’est-il ?

Néanmoins, tous utilisèrent la crédulité de l’homme du peuple qu’ils fussent esclaves, serfs, asservis à la classe dominante, l’ignorance, la superstition sous toutes les formes (religion comprise) et qui la fit s’appuyer sur un ou des hommes à qui ils confèrent pouvoir et puissance s’enchaînant de fait lui et sa descendance à un asservissement qui perdure et dont les conséquences nous atteignent encore.

Qui aurait-il de changer à l’aube du IIIe millénaire de notre ère ? Pas grand chose concernant les agissements de ces malfaisants de l’humanité qui exercent encore la tyrannie.

Le peuple subit une profonde mutation au cours des deux derniers siècles. Il a secoué dans certains endroits de la planète le despotisme, fait vaciller les puissants notamment au Mexique (fin du 19e siècle) et dans les pays d’Amérique centrale et du sud. Quelques foyers de lutte pour l’indépendance et contre l’apartheid ont suivis. Les puissants ont défendu leurs privilèges avec d’autres moyens utilisant une guerre non moins effroyable que la guerre coutumière : la guerre économique. Il semble que le bras de fer continue, chacun observant l’autre.

Qu’y a-t-il de changé chez l’homme du peuple ? Celui-ci n’est plus l’être gobe-mouche, le gogo, l’inculte, la personne niaise qui se laisse abuser par tout ce qu’on lui dit, il n’est plus supposé avoir le caractère facile, il n’est plus dupe. Il perçoit les charlatans, les escrocs. Les belles paroles, les flatteries ont de moins en moins prise sur lui. Merci Education d’être venue à nous ! Par contre, il a un sacré défaut : il n’est solidaire que de lui-même alors que l’ensemble de chacun, soit le groupe de plusieurs individus qui sont tenus pour le tout peut exiger le tout. Il faut l’engagement de l’ensemble du peuple quel que soit les conditions sociales, les corporations, les associations, les facultés personnelles différentes, pour mettre fin à l’asservissement des dominants, quelques petites centaines d’unités dans un pays ne pourraient jamais tenir tête au regard de dizaines de millions d’opprimés d'une peuplade dans ce vaste monde.

Il existe dans notre pays, en Europe et dans le monde des centaines de milliers de jeunes gens émérites qui seraient disposés à revoir les conditions dans lesquelles l’immense majorité qui vivent ou survivent.

Il y a et c'est heureux des gens qui parviennent à la richesse que l'on peut nommer du vocable de pionniers et qualifier de personnes qui se lancent la première dans une entreprise, qui ouvrent la voie à d'autres dans un domaine inexploré. Ils ont été bâtisseur, promoteur dans l'automobile, l'aviation, la navigation, la science, les machines outils, la recherche, les sciences sociales, colons : les défricheurs, architectes, fabriquants, créateurs, musiciens...
Le véritable novateur (en art et métier) est celui qui chargé de tout le poids des traditions se trouve encore assez de force pour aller de l'avant. La plupart de ces personnes, travailleurs assidus et passionnés par leur travail, ne font l'objet d'aucune fraude, d'aucune falsification, d'aucun artifice. Ils respectent le personnel qui oeuvrent pour eux et agissent souvent en "bon père de famille". Ce sont des hommes conformes à la probité et à la morale ; dans le monde du travail, ils sont aussi rares que les fortunes honnêtes dans le monde financier.

                                                                                    le 29 janvier 2012

sources : wikipédia ; Valérie Ladegaillerie Histoire de la pensée politique in www.anaxagora.net
envoi aux partis politiques : PS, UMP, PC, MODEM, MCC

 

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