bonnes fêtes!

pour notre population... 

Parlons de la misère, ce chancre qui sévit dans notre beau pays depuis des siècles. Sans elle, pas de catholicisme, pas de judaïsme, pas d’indouisme et pas d’isme. Pas de révolution non plus, pas de Déclaration de droits de l’Homme, de syndicats sinon un semblant bien fonctionarisé et encore moins de partis politiques. « Nous allons changer tout cela lorsque nous serons au pouvoir. » Moi, Président… nous socialistes… nous mouvement populaire…

Oui, la misère est le fer de lance de toutes les spéculations intellectuelles et financières. Il suffit de lutter contre elle pour faire de l’argent ou propager des idées, pour enrôler, embrigader, circonvenir une masse énorme dont on pourrait se servir à merci.

Il suffit « de dire » que l’on va lutter contre elle pour être sûr qu’on ne fera partie des miséreux, des spoliés ou des incapables à manipuler leur propre vie. Peu importe les trajectoires individuelles, les arrivismes, les soifs de pouvoir et d’argent qui nous poussent les uns et les autres à mettre le nez dans cette abjection – dernier degré de l’avilissement ou de la dégradation. Une seule chose est réelle : sans la misère, l’évolution du monde s’arrête. C’est pourquoi, actuellement, dans l’état où le monde se trouve il est impossible qu’elle cesse.

« Dans ce milieu dans lequel nous évoluons, ces anciens templiers semblent former un beau vivier de sorciers. » (Maurice Druon, 1948). C’est l’époque où des hommes jeunes (des jeunes femmes) et des vieillard (es), cherchent un brin de consolation au goulot de mauvais alcools.
Près de 100 millions de pauvres sont dans les rues des pays riches montrant des enfants chialant et sanglotant, sentant la mort à crédit, d’autres adultes et plus vieux et plus vieux encore sont bastonnés par les Services Spéciaux anti-clochards et parqués pour quelques jours hors des villes, hors de vue des citoyens (es) propres, d’autres encore tissant leurs angoisses dans leurs taudis pièges à rats.

Avant d’être de « vrais pauvres », ils étaient « pauvres normaux ». Ils connaissaient certes des fins de mois difficiles, mais « des vies relativement heureuses » avec télévision, vacances en proche campagne (camping), voitures à mensualités et petits extras ponctués de « pour une fois » et de « ce n’est pas tous les jours fêtes » qui se soldaient par des sacrifices un peu plus grand le mois suivant. Les sacrifices c’étaient leur crédo, leurs lettres de noblesse, leur certificat de bons parents, bons citoyens, bons employés, respectueux du quota à fournir quand bien même ils s’enmorvaient de silicose, de saturnisme et de toutes les malignités qui transforment une gamine en crevarde lorsqu’elle besogne dans un atelier couture dans un sous-sol sans aération.

Et des sacrifices, ils étaient prêts à en faire encore plus si on savait les manier, jouer sur leurs cordes sensibles ou sur leur peur du chômage qu’on leur a inculqué depuis le 18e siècle sans que jamais ils n’osent penser qu’il y avait des responsables à ce chômage.

- des heures supplémentaires payés au même tarif parce que l’entreprise a un problème passager ? d’accord !
- pas d’augmentation à venir pour l’année en cours ? d’accord !
- une baisse des salaires parce que l’entreprise est sur le point de fermer ? d’accord !
- d’accord sur tout !
Les pauvres étaient même d’accord pour craquer leurs livrets d’épargne et devenir actionnaires d’une compagnie en mourance qui les mettrait sur la paille trois mois plus tard si on leur demandait.
Un système qui est assez tarte pour se priver de cette mine d’or…

Vous Politiques qui assuraient la gouvernance de la France, qu’avez-vous fait depuis votre accession au pouvoir national ? Vous promettiez de grandes promesses, comme tout candidat qui se respecte – et vous avez pondu de petites réformettes ou des réformes qui ne s’avèrent pas fondamentales pour « le changement » de vie du peuple. Le changement, il est vrai est notable aujourd’hui : plus de chômeurs, plus de pauvres retraités, plus de pauvres travailleurs, plus d’étudiants démunis et en mauvaise santé… plus de SDF dans nos villes. Le miracle attendu par une infime partie de la population est arrivé : le mariage pour tous. Quel courage après deux millénaires d’attente désespérée !

Pour s’attaquer à la crise actuelle, à savoir non la crise économique qui débute en 2007 mais la crise financière due à la dette pharamineuse, que nous connaissons aujourd’hui, à savoir 2 000 milliards d’euros, voyons les mesures adoptées par ce gouvernement :
- baisse du taux du livret A – rappelons que le Livret A est créé le 22 mai 1818 afin de solder la crise financière léguée par les guerres napoléoniennes ; il est tout au long du 19e siècle une volonté d’initier dans une politique de prévoyance les populations laborieuses au geste du dépôt en banque à une époque où n’existent ni système de protection sociale, ni produits d’épargne accessible au plus grand nombre. Aujourd’hui, il sert au financement du logement social mais il est vrai que le gouvernement semble considérer qu’il est inutile de construire des logements sociaux.
- fiscalisation des heures supplémentaires : M. Sarkozy permet la défiscalisation d’heures supplémentaires afin de permettre aux salariés de travailler plus, de gagner plus donc de consommer plus. Le montant mensuel semblait être d’environ 300 euros reversés par les familles intégralement dans l’économie nationale et principalement pour l’utilité de leurs enfants. L’apport de cet argent était une grande respiration pour les familles. Elles concernaient l’on s’en doute les salariés les moins favorisés. Il est à observer que la fiscalisation des heures supplémentaires n’a pas permis la création d’emplois, justification de notre gouvernement pour l’instaurer.
- instauration des charges sociales sur les bas salaires qui en étaient exonérés jusqu’alors : encore du pouvoir d’achat en moins pour les salariés les plus défavorisés.
- blocage des retraites pendant un an : il est vrai que nos gouvernants ont cru que les prix de ce qu’on appelle communément « le panier de la ménagère » étaient bloqués ! merci pour les retraités dont le montant de la retraite avoisine le minimum vieillesse.
- le calcul de l’assiette de l’impôt : depuis fort longtemps le montant des tranches d’imposition suivait l’inflation alors que les revenus des populations – pensions de retraites, salaires – augmentaient. A présent, le montant des tranches ne fluctuent plus alors que les revenus augmentent comme habituellement. Conséquence : des milliers de ménages qu’ils soient retraités ou salariés qui avaient de trop faibles revenus pour payer l’impôt sur le revenu se voient imposables. Il faut avoir un esprit tortueux et démoniaque pour racketter les gens dont le niveau social est tout juste supérieur à celui des plus démunis – qui eux peuvent aller manger dans les associations et bénéficier souvent d’allocations diverses et variées. Il m’est arrivé avec ma jeune sœur (nous avions 12 et 11 ans) pendant la guerre, ma mère étant veuve avec 4 enfants à charge, d’aller à la soupe populaire avec la gamelle dénommée alsacienne et revenir avec le repas du jour et un pain de 2 kilos : c’était en 1940 à Casablanca.
- suppression pour les étudiants de travailler le dimanche dans les magasins : le Lider Price à côté de chez moi employait des étudiants le dimanche matin. Terminé, interdit par ce gouvernement. Merci pour les étudiants ! A Toulouse, de nombreux étudiants en très mauvais état physique vivent en squatt et font l’aumône sur le parvis de l’église rue du Taur.
- augmentation du taux de la TVA au 1er janvier : il est vrai que la date est bien choisie – juste après les fêtes, juste avant les soldes ; pour se cumuler avec les augmentations habituelles du loyer, du gaz, de l’électricité, des assurances, des transports… Il est vrai qu’acheter du savon, du shampoing, du dentifrice… devient un luxe. Voudrait-on réserver leur usage aux seuls riches ? Merci le gouvernement, le SDF qui fait la manche le matin – même ces jours de froid – au Capitole appréciera quand il ira acheter pour accompagner son pain sa boite de pâté ou de sardines, son saucisson, son kil de rouge, son savon… question : je me demande si le prix pour prendre une douche à la gare SNCF va augmenter aussi ? Quel honte pour notre gouvernement de prendre de la TVA sur la douche d’un SDF !

Certes, mais pour la décharge du gouvernement :
- augmentation de l’allocation de rentrée scolaire – 360 euros pour un enfant âgé de 6 à 10 ans. Le gouvernement semble avoir oublié que l’école primaire est gratuite en France et qu’un enfant scolarisé reçoit de l’école ses livres et cahiers. L’on peut s’interroger sur l’utilité de cette somme et ce à quoi elle a été dépensé… achat de téléviseur ? de consoles de jeux ? à moins que ce ne soit les parents qui l’utilisent pour jouer à l’Euromillions ou à gratte-ceci ou gratte-cela.
- recrutement de fonctionnaires. Certes, il manque des fonctionnaires, par exemple à l’Hôpital public où je me suis rendu la semaine dernière et où deux infirmières géraient les patients en cardiologie de 5 médecins ! Hors certains services qui manquent… l’on peut s’interroger sur les doublons ou triplons… Le gouvernement actuel nous a dit que cela coûterait tant à la France donc aux contribuables pour 5 ans. Je rappellerai donc que l’on ne recrute pas un fonctionnaire pour 5 ans mais pour toute sa carrière et que sa retraite est ensuite financée par le budget de l’Etat. Il est vrai que le rêve socialiste est un monde de fonctionnaires, un monde sans entreprises ! La réforme de l’Etat tant promise est toujours attendue. Il est vrai que prendre la décision de n’avoir pour fonctionnaires que les personnels des fonctions régaliennes et recruter tout autre fonctionnaire par la voie contractuelle semble faire peur à nos gouvernants. Clientélisme oblige…
- rappel : la loi du mariage pour tous

- baisse du chômage de 0,6% : à savoir 86 000 emplois créés. Pas des emplois marchands à savoir créés par le secteur privé mais des emplois pour faire baisser la seule catégorie des chômeurs pris en compte, la catégorie A, et ce financés sur les deniers publics. Personne n'est dupe !

- versement de la prime de Noël - et puisque nous sommes en période de fêtes, évoquons la prime de Noël versée à certaines familles - un bénéficiaire du RSA célibataire : 152,45 euros,en couple 228,67 ; avec un enfant : célibataire 228;67, en couple 274?41 ; avec deux enfants : célibataire 274,41 en couple 320,14 . avec trois enfants : 335,39 célibataire et en couple 381?12 euros ; par enfant supplémentaire : 60,98 euros 

Pour la première fois, un gouvernement français s’attaque à sa population pour réparer les errances financières – la dette – des précédents gouvernements dont les premiers ministres ont été nommés par les Président Mitterand, Chirac, Sarkozy.

                                                                                         le 23 janvier 2013

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