La métamorphose

La chenille devriendra-t-elle papillon...

Dans un article à venir, nous vous ferons part de notre appréhension du "changement, c'est maintenant", en l'occurence, j'estime quand à moi que le changement est loin d'être aussi radical que nous l'espérions. 

Qu’est-ce qu’un pays ? Une division territoriale habitée par une collectivité et constituant une entité géographique et humaine. Il y avait dans la France agricole du 19e siècle une immense diversité des poids et mesures basés tantôt sur la journée de travail (le journal de terre des trisaïeuls), tantôt sur l’animal de trait (la bovée) ou sur la quantité des semences employées (la seterée). Les usagers de ces mesures archaïques se claquemuraient en petites unités régionales, les pays [it. ds le texte). Ceux-ci assimilés aujourd’hui encore aux pays ou pagi de l’ancienne Gaule (Le Matin 1883).

C’est étrange que le mot France vienne de l’ensemble des tribus germaniques qui, à partir du 3e siècle de notre ère, traversent le Rhin, envahissent la Gaule, y fondent une monarchie à la fin du 5e siècle, les Francs saliens et les Francs ripuaires. Dans leur langage, franc signifiait libre. L’on considère que le vocable France fut donnée à l’époque de Clovis roi des Francs et patrice des Romains (465/511).

Messieurs les politiques, de qui et de quoi voulez-vous parler concernant la grandeur de la France ?

De Louis XIV qui a laissé un pays exsangue d’avoir tant fait versé le sang pendant les 32 années de guerre sur ses 54 années de règne et, comme le soulignait Colbert, « la France avait besoin de chair à canon » ? N’est-ce pas lui qui, en mars 1685, promulgue le Code noir considéré par certains auteurs comme « le texte juridique le plus monstrueux qu’aient produit les temps modernes » ? Ce code institutionnalise l’esclavage et ses sévices (amputation en cas de fuite). C’est sous son règne, par souci d’éviter le vagabondage, lors de l’ordonnance du 11 juillet 1662 qu’il confirme et ordonne que les Bohémiens mâles soient condamnés aux galères à perpétuité, leurs femmes rasées et leurs enfants enfermés dans des hospices. Une fois passée son goût des plaisirs de la jeunesse, il défend le catholicisme. N’est-il pas roi de droit divin ? Réduit à l’obéissance et à la soumission des courants dissidents. Le 17 octobre 1685, il révoque l’Edit de Nantes et cette année-là fut une année noire pour les juifs : 8 sont brûlés à Toulouse et il les expulse des Antilles françaises.

La grandeur de la France – En 1693 et 1694, deux années terribles, près de 1,7 million de Français trouvent la mort – autant que la Première Guerre Mondiale mais pour une population trois fois moindre. C’est la grande purge des miséreux qui meurent au hasard de leur errance et que la cherté du pain jette sur les chemins pour mendier. L’on se nourrit des charognes de chiens, des chevaux et autres animaux crevés qui ne trouvent plus de pitance. C’est la dernière grande famine de l’Ancien Régime où il est question dans les livres d’Histoire de preux chevaliers, de la « noblesse » de la caste régnante, des grandes « batailles heureuses » et de la grandeur de la France sous des blasons différents que le tricolore de nos jours.

L’on nous parle des fastes du château de Versailles où l’on urinait en se débarrassant des matières fécales derrières les tentures, le grand nettoyage de printemps ayant lieu une fois l’an. Il est inutile de s’attarder sur le nombre de jeunes et moins jeunes gens qui perdirent par milliers la vie par la suite, sous les années de la Révolution (1789/1799), de l’ère napoléonienne, du Second Empire et du XXe siècle, pour satisfaire l’ego de « nos grands hommes » au nom de la grandeur de la France, le carnage a continué.

Le peuple français n’a que faire de la grandeur de quoi ou de qui que ce soit ! Il demande une France apaisée et détendue, le rétablissement de la paix entre les citoyen, l’ordre commun et convenable. Une France rassurée quand à l’avenir de ses enfants. Permettre à tous les citoyens en âge de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs proches. En attendant que des hommes et des femmes dignes de ce nom et en capacité de gérer convenablement les affaires du pays, je ne donnerai jamais mon adhésion au moins pire d’entre eux, ne pouvant supporter l’infraction des lois quand elles sont respectables, les actes arbitraires et tyranniques, le mépris des formes et la violation des principes…

Dette de l’Etat –
1800 milliards d’euros de dettes publiques en 30 années. Cela concerne près de 6 millions de personnes à qui obligation de répondre de leurs actes du fait du rôle, des charges plus ou moins importantes qu’elles doivent assumer et d’en supporter les conséquences, exception faite pour les forces de coercition qui confondent parfois l’application de la loi avec leur « propre » justice appliquée aux contrevenants.

Les administrations publiques françaises regroupent l’Etat, les collectivités locales et les administrations de Sécurité sociale. Avec les entreprises publiques, elles forment la sphère publique. Dans la Comptabilité nationale, les administrations publiques (APU) sont divisées en 1er : administration publique centrale qui regroupe l’Etat et les ministères, ainsi que les organismes divers d’administration centrale (ODAC) ; 2e : administration publique locale (APUL) constituée par le groupement des administrations territoriales ou collectivités locales ; administrations diverses d’administration locale telle que la régie de transport municipale, le SDIS, la Chambre de commerce ; 3e : l’administration de Sécurité sociale qui regroupe : les régimes d’assurance sociale, les organismes dépendant des assurances sociales (ASSO).

Les ODAC regroupent des organismes de statuts juridiques variés. En janvier 2012, il existe plus de 700 ODAC, parfois représentés dans chaque académie, régions ou départements. Elles peuvent être représentées par les grandes fonctions suivantes : action économique, culture, enseignement et recherche, interventions sociales, logement, santé, transport. Les unités distribuent des prestations sociales à partir de cotisations sociales obligatoires ; existent aussi des organismes indépendants des assurances sociales (ODAS) : hôpitaux publiques.

En 2003, l’ensemble des trois fonctions publiques d’Etat, territoriale et hospitalière employaient 5 031 834 personnes.

Au 31 août 2010, il y avait 5,277 millions d’agents de la fonction publique, fonctionnaires inclus, soit 22% des emplois en France auxquels, si l’on suit l’approche économique en ajoutant les ODAC ou les personnels d’organismes privés assurant des missions de services publics et financés partiellement par le Budget de l’Etat comme les personnels de l’enseignement privé sous contrats, soit 694 000 supplémentaires.

L’approbation du budget de l’Etat en tant que structuration essentielle et pilotage des finances publiques est une conquête de la démocratie représentative qui permet aux élus de peser et contrôler les recettes (par le vote de l’impôt qui est de sa compétence exclusive et la détermination des dépenses). Le budget détermine les recettes et les dépenses prévues pour l’exercice annuel. Il est présenté par le gouvernement au vote du Parlement qui peut dans le cadre de la procédure amendé, accepté ou refusé le projet présenté. La loi organique n°2001-692 du 1er août 2001 a entre autres objectifs celui d’accroître le rôle du Parlement dans la détermination du budget. Les ressources de l’Etat sont principalement : la TVA, l’impôt sur le revenu, les taxes spécifiques sur certains produits (pétrole, tabac, alcool, appareil électronique), les impôts sur les sociétés, les impôts sur le patrimoine (taxe foncière)…

On distingue deux types de recettes : les recettes fiscales et les recettes non fiscales. Les recettes non fiscales sont les revenus sur le patrimoine dont la plus importante est constituée de participations dans les entreprises, le produit de divers redevances d’usage du domaine public et le produit des amendes (24,6 milliards d’euros).

Au total en 2006, les recettes brutes de l’Etat se sont élevées à 289 milliards d’euros auxquels il faut soustraire 65 milliards de prélèvements au profit des collectivités territoriales et des Communautés européennes. La recette nette de l’Etat aura donc été de 221 milliards en 2007.

Les dépenses effectuées par l’Etat et la collectivité locale sont nommées dépenses publiques. Elles sont divisées en quatre parties : les dépenses de fonctionnement des services publics, les dépenses d’équipement et d’investissement, les dépenses d’intervention dans le domaine social, économique et international et le paiement de la dette publique.

Devant la faillite de ce que je considère comme l’entreprise France, l’entreprise la plus puissante qui soit avec des moyens en main d’œuvre et matériel considérable, comment voudriez-vous que je renouvelle une quelconque confiance à une équipe dont le montant des déficits publics n’a cessé de croître. Ci-dessous, la progression de la dette publique de 1950 à 2010.

http://france-inflation.com/dette_publique_france_1950.php

Dette des communes –
58,5 milliards d’euros est la dette cumulée des ~36 000 communes françaises en 2010, rien à voir les 1646 milliards d’euros de dettes publiques de l’Etat. Une partie de cette dette provient d’emprunts toxiques à des taux qui s’apparentent désormais à ceux de véritables crédits revolving. Voici le nom des villes les plus endettées en 2010 concernant les villes de plus de 20 000 habitants :
Avignon – 93 566 hab. dette totale : 201 millions d’euros ; 2 151 euros/hab.
Saint-Etienne –
Villejuif – 51 739 hab. dette totale : 112 millions d’euros ; 2 169 euros/hab.
Herblay – 26 591 hab. dette totale : 56,66 millions d’euros ; 2 017 euros/hab.
Pantin – 53 658 hab. dette totale : 119 056 millions d’euros ; 2 228 euros/hab.
Suresne – 45 039 hab. dette totale : 101 millions d’euros ; 2 243 euros/hab.
Maubeuge – 33 074 hab. dette totale : 75,05 millions d’euros ; 2 269 euros/hab.
La Seyne-sur-Mer – 76 698 hab. dette totale : 199,58 millions ; 2 602 euros/hab.
Romainville – 25 78 3 hab. dette totale : 62,06 millions d’euros ; 2 407 euros/hab.
Villiers-sur-Marne – 28 421 hab. dette totale : 72,73 millions d’euros ; 2 559 euros/hab.
Saint-Maur des fossés – 76 698 hab. dette totale : 199, 58 millions d’euros ; 2 602 euros/hab.

Aubagne – 45 234 hab. dette totale : 119,89 millions d’euros ; 2 250 euros/hab.
Clichy – 58 957 hab. dette totale : 159,55 millions d’euros ; 2 706 euros/hab.
Fréjus – 53 286 hab. dette totale : 144,30 millions d’euros ; euros/hab.
Agde – 21 563 hab. dette totale : 58,56 millions d’euros ; 2 716 euros/hab.
Saint-Ouen – 44 309 hab. dette totale : 122,9 millions d’euros ; 2 774 euros/hab.
Bagnolet – 34 575 hab. dette totale : 100,48 millions d’euros ; 2 905 euros/hab.
Bussy-saint-Georges – 20 289 hab. dette totale : 71, 11 millions d’euros ; 3 505 euros/hab.
Cannes – 71 790 hab. dette totale : 302,09 millions d’euros ; 4 216 euros/hab.
Levallois Perret – 63 643 hab. dette totale : 720 millions d’euros ; 11 318 euros/hab.

Dette moyenne par habitant sur 2010 :
Communes de plus de 50 000 hab. 1 276, 11 euros
Communes de 20 à 50 000 hab. 1026, 39 euros
Communes de 10 à 20 000 hab. 945,5 euros
Communes de moins de 10 000 hab. 909 euros
Pour l’ensemble des communes 582,83 euros

Les grandes villes de France :
Paris – 2 234 105 hab. dette totale : 2 481 millions d’euros ; 1 113 euros/hab.
Marseille – 850 602 hab. dette totale : 1 901 million d’euros ; 2 235 euros/hab.
Lyon – 479 803 hab. dette totale : 442 millions d’euros ; 934 euros/hab.
Toulouse – 440 204 hab. dette totale : 275 millions d’euros ; 625 euros/hab.
Nantes – 282 047 hab. dette totale : 351 millions d’euros ; 1 223 euros/hab.
Montpellier – 255 084 hab. dette totale : 160 millions d’euros ; 631 euros/hab.
Bordeaux – 236 725 hab. dette totale : 210 millions d’euros ; 887 euros/hab.
Lille – 226 827 hab. dette totale : 181 millions d’euros ; 800 euros/hab.

D’après l’INSEE, 4,3 millions de Français vivaient sous le seuil de la pauvreté en 2007, soit 7,2% de la population, chiffre inquiétant qui n’a fait que progresser depuis l’an 2000 et qui s’est accéléré depuis 2008. Toutes les villes ne sont pas sur un pied d’égalité face à ce fléau. Certains accumulent tellement de handicaps économiques que sur la base de statistiques, l’on peut affirmer qu’elles sont les plus pauvres de France. En combinant le revenu fiscal de référence moyen des contribuables des villes de plus de 20 000 hab. au niveau du chômage de ces villes, le Journal du Net publie le classement des villes les plus pauvres de France. Dans l’ordre du revenu fiscal de référence moyen : Denain, Roubaix, Vaulex-en-Velin, Maubeuge, Cahors, Tourcoing, Grande-Synthe, Lens, Dreux, Alès, Cenon, Saint-Paul sur Mer, Lormont, Boulogne-sur-Mer, Béziers, Monceau-Les-Mines, Cavaillon, Bruay La Brussière, Mantes la Jolie, Le petit Quévilly, Vénissieux, Liévain, Garges-les-Gonesses, Sarcelles, Carpentras, Rochefort, Rouanne, Lisieux…

Quid des fonctionnaires – Le nombre de fonctionnaires de l’Etat, de la fonction territoriale, du secteur social et de l’éducation, entre les années 1950 et 1990, est passé de 2 à plus de 6 millions, soit 300%, pendant que la population n’augmentait que de 50%.

Cela demande une explication quand à la croissance de l’emploi public qui apparaît irrésistible et incontrôlée. La raison la plus fréquemment avancée tient justement au nombre élevé de fonctionnaires. Aujourd’hui, les employés du secteur public représentent une clientèle électorale dont l’importance ne cesse de croître. L’attrait relatif que présente la sécurité de l’emploi alors que la perspective d’activité dans le secteur privé se dégrade de façon continue sous l’effet de la politique économique depuis le début de la décade 1990.

La fonction publique détient un pouvoir social considérable, financier et politique. S’appuyant sur divers leviers, elle s’est affranchie de tous contrôles externes par un auto-contrôle. Donc ses strates dirigeantes sont arrivées à détenir un pouvoir social et politique disproportionné. L’homogénéité du groupe des fonctionnaires et spécialement des hauts fonctionnaires vient de la politique de recrutement vue dans aucun autre pays développé. C’est le monopole accordé pour tous postes de hautes responsabilités de l’appareil public, exception faite des postes à recrutement discrétionnaire, à une seule école : l’ENA où l’on entre sur « concours » et où l’on a la qualité de fonctionnaire dès l’entrée. La progression devient automatique et l’accès est fermée aux tiers à quelques exceptions. Les « élites » ainsi sélectionnées sont protégées de la concurrence extérieure à ce petit milieu tout au long de la vie professionnelle. Seul un inspecteur des Finances peut remplacer à Bercy un autre inspecteur des Finances. Toutes les autres compétences et tous les autres diplômes sont disqualifiés à priori ! Ce système à concurrence réduite est encore garanti par l’appartenance à la fonction publique, qualité propre au statut de la fonction publique qui met les titulaires à l’abri des aléas extérieurs venant de l’évolution économique mais aussi des sanctions de leurs supérieurs en cas de performance insuffisante. L’on a pas dans le secteur public, la culture du résultat, l’on se contente de son petit travail au lieu d’aller chercher la performance, la compétitivité, la mise en œuvre efficiente de tous les moyens dont dispose l’administration, telle par exemple l’informatique… la rationalisation de l’administration n’est en qu’à ses prémices – à ce titre, un exemple concret : il a fallu attendre ces dernières années pour que soit créé un fichier informatique nationale des bénéficiaires d’allocations afin de savoir si une personne ne percevait pas dans plusieurs départements la même allocation ; autre exemple : l’accessibilité de la Caf aux revenus fiscaux des personnes physiques afin de savoir si elle doit verser des prestations sociales directement avec les services de l’impôt.

Administrer en bon père de famille – avec soin, vigilance et économie. L’emprunteur est tenu de veiller en bon père de famille à la garde et à la conservation de la chose prêtée. (Code civil 1804, art. 1880). Ah, si Napoléon, avec la capacité de travail qui le caractérisait, n’avait pensé qu’à administrer la France en lieu et place de guerroyer, la face du monde aurait été autre pour les siècles à venir. Encore cette fausse idée de la grandeur de la France.

Placement, valeur de père de famille – Valeur qui ne comporte pas de risque, qui est d’un rapport modeste mais sûr.

La Fontaine « Un mal qui répand la terreur – la peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom) – faisait aux animaux la guerre - … ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés – que le plus coupable de nous se sacrifie au trait du célèbre courroux – peut-être il obtiendra la guérison commune. Le lion tint conseil et dit : « Mes chers amis – je crois que le ciel a permis – pour nos pêchés cette infortune. - L’histoire nous apprend qu’en de tel accident, on fait de pareils dévouement - … ainsi le renard d’applaudir : on n’osa trop approfondir ».

Parlons à présent de la « brigue » qui a gagné le pouvoir en cette année. Nous avons le deuxième président socialiste de la République de l’après deuxième guerre mondiale du XXe siècle. Que pourrait-on dire de ce changement qui n’a pas été déjà dit ? L’on ne demande que de s’être trompé sur la capacité des « nouveaux » arrivants si, pour la plupart d’entre eux, ceux-ci sont déjà fort connus, les uns et les autres ayant une ancienneté allant de 10 à 30 ans révolus. Le Président et son ex-compagne, les chouchous de M. Delors un de ceux qui ont fait l’Europe d’aujourd’hui, étaient déjà conseillers de M. Mitterand. D’or et déjà, il met en place quelques-unes des 60 et quelques propositions faites durant sa campagne afin de rassurer le peuple de France sur ses bonnes intentions.

Concernant le chapitre travail, M. Hollande que pensez-vous de l’artisanat français ?
L’artisan est une personne exerçant pour son propre compte un art mécanique ou un métier manuel qui exige une certaine qualification professionnelle – « Ainsi par exemple, l’artisan est plus heureux que le riche désoccupé parce qu’il est soumis à un travail impérieux. » Chateaubriand – impérieux dans le sens que l’on peut être impérieux et modeste par principe, doux par habitude mais en conservant un orgueil légitime et exigence pour le labeur accompli.

L’artisanat dépasse aujourd’hui le cap des 920 000 entreprises avec plus de 3 000 000 d’actifs en France, 100 000 créations d’emplois chaque année lui sont redevables. 300 000 actifs sont partir à la retraite dans les dix ans à venir. Présent dans 510 activités différentes, l’artisanat occupe une place prépondérante dans l’économie de notre pays. Présent dans les secteurs de l’alimentation, le bâtiment, la production et les services, c’est un secteur créateur et générateur d’emplois. L’artisan emploie généralement moins de dix salariés qualifiés d’un savoir, d’un métier, d’un savoir-faire dans leur métier – pratique aisée d’un art, d’une activité suivie, issue parfois de la nuit des temps, maîtrise avec une habileté manuelle ou/et intellectuelle acquise par l’expérience par l’apprentissage dans un domaine déterminé. L’artisan pour exercer son activité utilise des machines outils parfois très sophistiquées. Pour exemple, les besoins en machines outils des artisans.

L’artisan boulanger-patissier dispose d’un pétrin pour faire le pain, d’une façonneuse pour faire des baguettes, d’une diviseuse pour couper la pâte en petits pâtons, l’armoire à fermentation pour permettre la levée du pain, d’un four pour la cuisson ; pour la pâtisserie :
d’une batteuse pour élaborer les préparations pâtissières, d’un laminoir pour étaler la pâte et d’un nombre importants d’accessoires type culs de poule, fouets…

L’artisan ferronnier dispose pour travailler les métaux et les profilés d’une scie mécanique, de postes à souder à l’arc, de chalumeaux oxy-acétilénique pour découper et souder, un étau-limeur pour mise à la côte et surfaçage de pièces mécaniques, un tour pour façonner en premier lieu tous les organes de transmission, d’une fraiseuse pour fabriquer des roues dentées (transmission), d’une forge…

L’artisan mécanicien de précision possède des tours sophistiqués, des fraiseuses, des surfaceuses, toutes ces machines robotisées informatiquement, machines outils de grande valeur, très coûteuses, dont l’amortissement se fait sur plusieurs décades.

Nous ne parlerons pas ici, la liste serait trop longue, des artisans garagistes, menuisiers, chaudronnier, de prestation de services qui fournissent à leurs personnels des machines afin d’améliorer les conditions de travail et le rendement conditionnant la compétitivité.

Lorsqu'il est question de plans sociaux dans les grandes entreprises où quelques dizaines ou centaines d'employés sont concernés, les médias s'emparent du problème pendant des semaines ainsi que le gouvernement mais ces licenciements ne concernent que 5% des licenciements, les 95% ne sont pas des licenciements en raison de plans sociaux, à savoir lorsque 50 000 artisans qui représentent le 60e du total des artisants licencient chacun un salarié, personne ne dit mot alors que cela représente 50 000 salariés à la rue. Ces artisans patrons ont engagé tout ce qu’ils possèdent pour accomplir un travail de qualité et faire face aux échéances de chaque fin de mois envers les ouvriers qui les secondent et le règlement des fournisseurs.

Avez-vous l’intention, M. Hollande, de taxer ces machines outils indispensables à la bonne marche de leurs corporations ? Ce serait une erreur monumentale qui signifierait la fin de l’artisanat en France. Ne trouvez-vous pas que le mal est déjà profond et qu’il est temps d’arrêter le massacre ?

Qu’on se rassure et soyons apaisé. Les gays pourront convolaient en noces au même titre que les couples assujettis à la normalité et obtenir les mêmes droits que ces derniers y compris l’adoption de bambins sans que personne ne puisse trouver à redire. La loi égale pour tous…

Les carburants ayant atteint des sommets vertigineux, le Président a décidé le gel des prix afin que chacun d'entre vous qui possédez une voiture, dispose de celle-ci sans restriction. Il faut espérer et je pense que les législateurs y auront pensé que ce gel à l’instar des glaciers de l’Himalaya ne sera pas aussi élevé et que ce prix sera abordable. Ne serait-ce que pour trois mois considérés comme étant de grâce, avant que les rouages de l’Etat ne redémarrent, les vacances en vue obligent… quand à ce qu’il adviendra à la rentrée, Me soleil nous le prédira…

L’on faisait courir le bruit que le Président ne connaissait pas grand monde de part le monde qui s’occupât des responsabilités de ce monde. Ce sera fait en ces premiers mois d’exercice. Parmi les chefs d’Etats qui le recevront, Angela sera la priorité des priorités. Les affaires de l’Europe étant des plus pressantes !

Le 5 mai 2005, 54,8% des électeurs se sont exprimés (or bulletins blanc ou nul) à la question : « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? » Ce référendum, le 3e sur un traité européen, a été rejeté. Le PS a été partagé en deux camps : le OUI soutenu par F. Hollande, S. Royal, L. Jospin, D.S.K… le NON porté par L. Fabius, J-L. Ménenchon, H. Emmanuelli…

Après avoir lors du "non" exprimé par les Français fustigé ces derniers, F. Hollande lors de la campagne présidentielle, entouré des leaders socio-démocrates de l’Union, clame : « Je ne suis pas le seul pour dire "non" « au traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » - le non officiel voulu par N. Sarkozy et A. Merkel. Le socialiste en a fait la démonstration le 17 mars de cette année à Paris. Il est vrai aussi que chacun a la faculté de changer d’avis après réflexion !

Quand aux autres premières du « programme » de M. Hollande, que peut-on dire hormis qu’elles sont loin des préoccupations premières des Français qui concernent surtout le travail (le vrai travail, attention pas celui de M. Sarkozy mais celui qui permet à une personne de vivre dignement de son travail) , le pouvoir d’achat, le logement… même si des mesures type vote des étrangers aux élections locales peuvent être d’un intérêt certain, surtout théorique et rhétorique. Les Français attendent du concret pour leur vie quotidienne ! les Français veulent aussi être rassuré quand à l’endettement de leur pays !

Aux dernières nouvelles, ce soir le 16 mai 2012, M. Hollande Président de la République française et son Premier Ministre M. Ayrault ont formé le gouvernement qui doit administrer la France.

Le gouvernement Ayrault : le gouvernement des Equilibres
Equilibre entre les anciens ayant déjà été ministres et les nouveaux arrivants.
Equilibre entre les femmes et les hommes.
Equilibre entre la nouvelle génération et l’ancienne.
Equilibre dans la diversité et la représentation des DOM-TOM : Me Taubira, Me Vallaud-Belkacem, M. Arif.
Equilibre entre les différents ralliés : 2 écologistes, 2 radicaux…
Equilibre entre les divers courants de pensée au PS.
Remarquons toutefois que les Grands ministères sont occupés par des ministres l’ayant déjà été : M. Moscovici à l’Economie, Finances et Commerce extérieur, M. Sapin au Travail, M. Fabius aux Affaires Etrangères, Me Lebranchu à la Réforme de l’Etat, Décentralisation, Fonction publique.

Il est inutile de jouer aux prédicateurs, laissons les se mettre au travail. Le Premier ministre comme prévu lors des promesses de campagne réduit le traitement des membres de l’Exécutif de 30% (les fonds secrets vont-ils réapparaître ?). Rappelons que le gouvernement précédent n’avait pas augmenté le traitement mais simplement intégré dans ceux-ci les fonds secrets de chaque ministère. Une charte déontologique va être signée par chacun des ministres selon M. Ayrault. Nous aimerions savoir qu’elle sera la forme juridique de cette charte : simple déclaration ou acte juridique qui connaîtra une sanction en cas de violation ? Nous aimerions savoir également le contenu de celle-ci.

sources: wikipedia, différents sites sur le web, journaux,INSEE

Nous restons observateur attentif de l’action gouvernementale tout en refoulant nos a priori : l’état de grâce n’est pas de mise entendu la gravité de la situation de notre pays.

Nota bene - cet article fera partie d'une trilogie à savoir que la suite concernera le mérite et le népotisme, fléau qui gangrène la société. 

                                                                                  le 16 mai 2012

article envoyé ce jour aux partis politiques PS et UMP et aux syndicats.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site