le choix des élites

Si rien ne change, nous assisterons à court terme au délabrement de la France... 

Trois générations de politiques de tout bord ont conduit la France dans une situation désespérée et le peuple français, devant l’incapacité notoire des différents gouvernements à mener à bien la conduite du pays, éprouve une affliction proche du désespoir.

Gouvernement nommé par M. F. Hollande, Président de la République depuis le 15 mai 2012.
¤ gouvernement Jean-Marc Ayrault (1) du 15 mai 2012 au 18 juin 2012
¤ gouvernement Jean-Marc Ayrault (2) depuis le 18 juin 2012 : c’est le second gouvernement que nous allons abordé.

Le citoyen français se doit de savoir si ces femmes et ces hommes qui gouvernent la France… « Si l’on considère le niveau auquel s’exerce les tâches, on distinguera le gouvernement, ensemble d’organes supérieurs participant à l’autorité politique et l’Administration, celui-là étant à la tête et celle-là le bras du pouvoir exécutif, et les deux ne formant en réalité qu’un seul corps, dont l’action est subordonnée à la loi. » Vedel, Droit constitutionnel 1949


C’est la fonction suprême de direction des affaires publiques et d’orientation générale de la politique d’un pays : ceux qui l’exercent. En régime parlementaire, c’est l’ensemble des ministres responsables politiquement devant le Parlement. Le gouvernement peut engager sa responsabilité sur un projet de loi, si la motion de censure est rejetée, le projet est voté, si la motion de censure est majoritaire, le gouvernement se doit de démissionner.

Le Premier ministre est le chef du gouvernement selon la Constitution du 4 octobre 1958, celui qui nommé par le Président de la République est en charge de la constitution du gouvernement dont il est le chef et qui, à ce titre, possède la direction générale des affaires de l’Etat. Un Premier ministre n’a pas de collègues, il est le supérieur hiérarchique de chacun des ministres. Il peut évoquer toutes les affaires, les accaparer, les décider sans suivre l’avis des ministres responsables d’un département ministériel défini – quelquefois à l’encontre de l’avis d’un ministre. Il est l’arbitre. Voudrait-on se révolter, on ne le doit pas. Si l’on est pas d’accord, la possibilité de démissionner n’est pas exclue, ex : M. Chèvenement par deux fois. La vie du cabinet dépendra de la parole, du talent et de l’influence du chef de file. Dans la construction de ce vaste ensemble qu’est l’Etat dans lequel le choix des femmes et des hommes destinés à gouverner dépend uniquement du parti au pouvoir, à savoir, un ensemble de personnes ayant des opinions, des dogmes, des positions communes ou une même ligne d’action, hommes et femmes de parti qu’un attachement déplacé aux idées qui les rendent parfois intolérants ou hermétiques. Ne voit-on pas à chaque législature le Président choisir le Premier ministre, lequel choisit parmi les membres de son cabinet des camarades de promotion qui ont suivi le même cursus ? Dans un parti coexistent plusieurs courants de pensée, il faut bien contenter chacun d’eux et la distribution des prix est automatique – courants fabusien, royal, jospiniste… rocardien au dépens de…

Je retiens une déclaration dans le discours de fermeture de l’élection présidentielle qui me ferait rire si j’avais le cœur à rire : « Je serai un Président normal… », c’est sans doute pourquoi il a fait choix avec son Premier ministre d’autant de ministres sortis de l’Ecole normale, institution qui forme des gens de Lettres, qui apportant du grain à moudre certainement au seul ministre de l’Education nationale, et l’on se demande à quoi servent les Grandes écoles prestigieuses de notre pays : Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP), Ecole Polytechnique, Ecole des Mines, Ecole nationale supérieure des ponts-et-chaussées, Ecole nationale supérieure des techniques avancées, Ecole nationale de la statistique et de l’analyse de l’information, Ecole nationale des arts et métiers, Ecole nationale du génie rural, des eaux et forêts… Ecole nationale des services vétérinaires, Ecole centrale des arts et manufactures, Ecole nationale des hautes études commerciales, Etudes supérieures de commerce SUPELEC, SUP-AERO, Télécom Paris technique, les Facultés de droit, Saint-Cyr.

A la lecture de ce qui suivra, vous vous demanderez ce que les élites sorties de ces prestigieuses écoles sont devenues ? C’est tout simple, nombre d’entre eux sortis parmi les premiers de leurs promotions ont transformé leurs quelques grammes de gélatine à force d’étude, de savoir accumulé et ont fini possesseurs d’un quotient intellectuel hors du commun. Ils sont heureux qu’on veuille bien les accueillir en d’autres pays, parfois orphelins d’écoles dignes de ce nom et d’autres bénéficiant du coût qu’aurait coûté cet étudiant aux contribuables français. D’autres ont intégré le secteur privé, parfois dans des domaines loin de leurs connaissances et de leurs compétences. D’autres encore qui, ayant baissé les bras, désespérés, sont à la trentaine chez leurs parents. Les brigues, à savoir les partis politiques que je nomme selon la dénomination de Rousseau, n’ayant nul intérêt à voir roder dans leurs clans, des intellectuels qui leur feraient ombrage. Cela fait 40 ans que le système perdure, sinon plus, et le résultat se lit sur le front de chaque citoyen de France : une dette accumulée impensable, un pays qui décline vers la médiocrité et l’on peut penser que des problème surgiront tôt ou tard comme ceux qui ont surgi dans les pays alentours du sud de l’Europe et des rivages méditerranéens de l’Afrique.

En première instance, l’on s’intéressera aux vingt ministres du gouvernement 2 Ayrault. Ces renseignements nous sont fournis par wikipédia avec quelques mesures de précaution dont il faut tenir compte. – la vérifiabilité n’est pas la vérité : nos opinions personnels sur la nature vraie ou fausse des informations n’ont aucune importance, ce qui doit être indispensable, c’est que toutes les informations susceptibles d’être contestées ainsi que toutes les théories, opinions, revendications ou arguments soient attribués à une source identifiable ou vérifiable. La vérifiabilité n’implique pas de sourcer les assertions les plus communes qu’en cas de demande motivée, il est par exemple inutile d’aller chercher une source pour dire que Charles de Gaulle était un homme politique… ou que le dollar canadien est la monnaie du Canada. Mais lorsqu’en politique, une femme ou un homme inscrit dans sa biographie qu’il est titulaire d’un doctorat sans indiquer ni la date de soutenance, ni le jury, ni le nom du directeur de recherche, ni le titre de la thèse, c’est faire peu de cas de ce seul grade universitaire, du travail que représente une telle recherche, de son directeur de recherche ainsi que du jury. Il en est de même en ce qui concerne les mémoires de DEA et DESS, diplômes du 3e cycle universitaire. Lorsque je définis sur le blog, à la recherche de la vérifiabilité des thèses de doctorat, mémoires ou publications, « je ne trouve pas trace d’un quelconque écrit dans ANRT – atelier national de reproduction des thèses, plus de 200 000 thèses de doctorat référencées – ou chez un éditeur quelconque à l’instar d’Harmatan, ou dans Persée qui répertorie les travaux de mémoires et les publications dans les diverses revues. A chaque fois que ma compagne à laquelle j’ai demandée de rechercher thèses ou mémoires d’une personne connue par elle, un simple clic avec le patronyme de la personne suffit pour qu’apparaisse le document recherché. J’espère que les politiques lésés par mes propos auront la gentillesse de me faire connaître mon erreur en nous donnant des détails sur la vérifiabilité de leurs diplômes. Dans lequel cas, qu’ils acceptent par avance mes excuses.

D’autre part, la plupart des politiques semblent « avoir fait » l’IEP de Paris, à savoir Science Pô, sans indiquer le cursus suivi ni les diplômes obtenus – Licence, Maîtrise – aujourd’hui Master – Doctorat… quand à ceux qui ont fréquenté l’ENA – Ecole Nationale d’Administration – d’une durée de deux ans, nous n’ignorons pas que depuis le mandat de M. Sarkozy, le classement n’est plus présenté ; celui-ci pouvant porter préjudice à l’exemple de Me Ségolène Royal qui a fini avant-dernière de sa promotion alors que son compagnon a fini dans le paquet de tête.

La question que je me pose et que tous ceux qui sont concernés devraient se poser : à qui incombe la responsabilité de ce qui advient aujourd’hui à la France ? que s’est-il passé depuis 40 ans ? qui devra répondre des dommages irréversibles causés au peuple français depuis ?

¤ le chômage ayant progressé de 2.5% sous Charles de Gaulle (1967/1969) à 10% sous Nicolas Sarkozy
¤ la dette de la France depuis 1969 sous Georges Pompidou ayant progressé de 0.4% du PIB à 80% du PIB sous Nicolas Sarkozy, à savoir que la dette en milliards d’euros est passé de 80 milliards d’euros depuis 1977 sous Giscard d’Estaing à 1700 milliards d’euros sous Nicolas Sarkozy. Près de 1600 milliards d'euros à rembourser, deux fois plus qu'il y a dix ans. La France pointe parmi les pays les plus endettés de la zone euro, derrière la Grèce, l'Italie, la Belgique et le Portugal. Elle n'échappe pas à la pression des marchés. Le poid des emprunts grimpe chaque année atteignant 84% du PIB en 2010. 

Depuis la fin des années 60, la France a été gouvernée par des organisations diverses, chacun d’entre elles apportant des doctrines philosophiques, politiques, économiques et parfois religieuses s’adaptant à l’époque et formant une société, une classe qui oriente leurs actions. Depuis 40 ans, s’en aller chercher plus loin, la France a été gouvernée par des partis politiques qui tels qu’ils nous sont imposés en ce début de XIXe siècle pourraient se définir par le vocable de « faction » et représentent une réunion d’hommes et de femmes ayant la même doctrine politique se référant comme étant un élément en tant que partis politiques comme des structures d’organisation de la démocratie.

Comment peut-on parler de démocratie lorsque le chef de l’Etat et tous les parlementaires sont élus au suffrage universel certes mais sont désignés comme candidats au sein d’un parti politique et, en conséquence, nous sont imposés ? La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple pour le peuple ; le peuple exerce son pouvoir lui-même – souveraineté populaire de Rousseau – ou par ses représentants – le concept de souveraineté nationale de Sieyès afin de confisquer le pouvoir du peuple qu’il jugé indigne et incompétent pour gouverner. De plus, ces représentants sont imposés au peuple par les partis politiques puisqu’ils se définissent par une appartenance politique à un parti déterminé. Cependant, il faut noter l’élection aux élections législatives ou autres de certains dissidents, à savoir des hommes et des femmes qui voient leurs candidatures rejetées par leurs propres partis afin de favoriser des protégés des partis. Souvent, les dissidents sont élus en raison de leurs connaissances de la région, de leurs affinités avec la population et aussi, il faut le reconnaître, en raison du fait que le peuple n’apprécie nullement le parachutage surtout lorsque les candidats dissidents ont fait accompli leurs tâches précédemment – Flech à Montpellier… ou Olivier Falorni en Charentes qui a vu le parti et les pontes du parti soutenir Ségolène Royal…

Comme promis, je vous fais part de mes recherches sur les éléments relatifs au gouvernement Ayrault en commençant bien entendu par les ministres, par la suite vous aurez celles des ministres délégués et je vous parlerai des conseillers. Quand à celui qui tient la barre, le Timonier, M. Hollande et son adjoint principal, le Premier Ministre, M. Ayrault, vous aurez la possibilité de cliquer sur les liens qui les concernent.

Vincent Pellion Né le 7 juillet 1960 (52 ans). Etudes : Licence, CAPES, agrégation et Doctorat en Philosophie, professeur de l’enseignement du 2e, il enseigne comme professeur stagiaire en 1984 au lycée E. Hériot à Lyon, 6e arrondissement puis est affecté comme titulaire en 1985 au lycée Pierre de Coubertin à Calais. Il prépare parallèlement l’agrégation de philosophie et devient professeur à l’Ecole normale de la Nièvre. Il entre en politique. Il est détaché en 1992 au Cabinet du Président de l’Assemblée nationale, M. Emmanuelli dont il écrit les discours. Il enseigne après le changement de majorité au lycée Joliot-Curie à Nanterre et au lycée La Folie Saint James à Neuilly.

M. Pellion a obtenu en 1992 son Doctorat en Philosophie avec une thèse sur Merleau-Ponty – avant lui, dixit dans le moteur de recherche google et dans wikipédia des dizaines autres personnes ont fait des recherches ou une thèse sur Maurice Merleau-Ponty (1908/1961), philosophe français influencé par Usserl : phénomène de la perception (1945), humanisme et terreur (1947), les aventures de la dialectique (1955) je n’ai trouvé nulle trace dans ANRT* (atelier national reproduction des thèses) ou chez un éditeur quelconque de sa thèse, ni dans Persée* aucun article le concernant.

Manuel Valls – Les originaires d’Afrique du Nord ou du reste du continent se plaignent constamment de ne pas avoir assez d’élus ou de représentants au gouvernement de notre pays, je constate et sans entendre aucune récrimination que les nationalisés français d’origine européenne ne sont que deux en comptant Manuel Valls né en Espagne à avoir postulé pour être Président de la République – en l’occurrence Présidente pour Me Eva Joly. Petite parenthèse qui mérite d’être énoncée. Né le 13 août 1952 à Barcelone (50 ans), études d’Histoire à l’Université Tolbiac, M. Valls a voulu dire Panthéon-Sorbonne, rue Tolbiac. Il adhère au PS à 17 ans, une bonne petite carrière politique au parti et premier pas chez les grands en 2001 lorsqu’il est élu en mars. Il y a très peu à dire pour celui devenu Ministre de l’Intérieur et qui briguait la Présidence de notre pays. L’on est loin des élites espérées, à quoi servent les Grandes Ecoles réputées sises en France.

Pierre Moscovici – Né le 16 septembre 1957 à Paris, Ministre de l’Economie et des Finances. Etudes : DEA de science économique et DEA de philosophie, diplômé de l’IEP – Science Pô – quel diplôme ? Licence, Maîtrise, DEA, DESS, Doctorat… Pas de trace de mémoire de DEA dans Persée sinon un article paru dans une revue financière en 1991 avec M. Olivier Pastré : Epargne salariale et croissance économique ; et, l’ENA – Ecole nationale d’Administration. Il adhère au PS en 1986, secrétaire du groupe des experts de Claude Alègre. Affecté à la Cour des comptes, il est conseiller maître depuis 2003.

Christiane Taubira – Née le 5 février 1952 (60 ans), Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. Diplômée du 3e cycle de science économique (Paris II appelé la « fac des fachos ») et d’éthnologie afro-américaine (Sorbonne-Jussieu). Bigre, deux doctorats (aucune mention des années) en plus CFCA Paris-Bordeaux et professeur de science économique en 1978. Elle ne doit pas être loin d’être la plus diplômée au monde. Aucune trace toutefois de thèses dans ANRT ou un éditeur quelconque ; pas plus que de travaux d’éthnologie afro-américaine. Titulaire également d’un diplôme du 3e cycle de sociologie : pas de trace de travaux ou de mémoire dans Persée. Vous auriez passé au demeurant un diplôme au centre de formation continue et d’apprentissage agro-alimentaire, vous avez choisi une bonne voix car j’espère que le quotidien des prisonniers va s’améliorer au vue de vos qualités ès agro-alimentaires.

Jean-Yves Le Driant – Né le 30 juin 1947 (65 ans). Une jeune studieuse encadrée d’un père et d’une mère militants à la Jeunesse ouvrière chrétienne – JOC, collège de Sainte Ane ; il milite au sein de la jeunesse étudiante chrétienne ; un an à Hypokhâgne à Quimper puis s’inscrit en Fac d’Histoire à Rennes (1966). Il accomplit son service militaire au 512e train au Saint Lô. Il milite à l’UNEF et est leader national de la JEC dont il devient le premier secrétaire. En mars 1968, il est responsable local de l’UNEF et leader national de la JEC. Il obtient son agrégation et est nommé maître assistant à l’Université de Rennes. A la suite d’un discours de Mitterand, il adhère au PS en 1974. M. Le Driant serait initié à la Franc-maçonnerie. Pour quelqu’un de dévôt, devenir ministre de la Défense – autrefois appelé de la Guerre – n’est pas banal. Profession : inspecteur général de l’Education nationale, membre de la Commission de la Défense.

Laurent fabius – Né le 20 août 1946 (66 ans), Ministre des Affaires étrangères, élève au lycée de Jauson le Suilly, après le Bac, inscrit à hypokhâgne à Louis le Grand. Il est admis à l’Ecole normale supérieure, major de promotion. Agrégé de Lettres modernes, il intègre parallèlement l’IEP de Paris, puis l’ENA (1971/1973). Il en sort dans les trois premiers, il devient auditeur au CE. En 1974, il adhère au PS et il devient directeur de cabinet de F. Mitterand sous la recommandation de J. Attaly (1979).

Nicole Bricks – Née le 10 juin 1947 (65 ans), Ministre du Commerce extérieur, elle est titulaire d’une maîtrise de droit public (diplôme du 2e cycle) à l’Université Montesquieu à Bordeaux.

Marisol Touraine – Née le 7 mars 1959 (53 ans) – épouse de l’ambassadeur de France au Tchad, ancienne élève de l’Ecole normale supérieure de jeunes fille et agrégée de science économique et sociale, membre du CE où elle a été nommée par F. Mitterand. Elle est une des rares spécialistes parlementaires sociales et médicales qui ne soient pas issues de la profession. L’avenir nous dira si ce choix aura été ou non justifié.

Marylise Lebranchu – Née le 25 avril 1947 (65 ans), Ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction publique. Elle fait des études d’histoire et de géographie : titulaire d’une maîtrise d’aménagement du territoire à l’Université de Rennes. Elle entame sa carrière professionnelle comme chargée d’études à la Société mixte du Nord Finistère (1973/1978). Elle entre au PS en 1977. Elle aurait été un excellent Ministre de la Justice pendant le gouvernement Jospin…

Michel Sapin Né le 9 avril 1952 (60 ans), Ministre du Travail, de l’Emploi et du dialogue social. Etudiant au lycée Henri IV, il entre à l’Ecole normale supérieure (1974), secteur Lettres puis à l’ENA (1978), promotion Voltaire avec Ségolène Royal et François Hollande. A la sortie de l’ENA, il choisit comme affectation le Tribunal administratif de Paris… il entre au PS en 1975.

Cécile Duflot – Née le 1er avril 1975 (37 ans), Ministre de l’Egalité et des territoires. Elle obtient un Bac B (économie) en 1992 puis un DEA en géographie à l’Université Paris IV Diderot (1997) et milite à la JOC et la ligue de la protection des oiseaux, très important pour ceux qui ont la chance de s’élever dans les airs, quand aux autres, les rampants (canards, autruches…) on les mange. Outre ses études, elle est écrivain publique dans les prisons, j’en ai connu en Afrique, pas des prisons, très important pour les reclus, à croire que derrière les barreaux il n’y aurait que des illetrés. Pas de trace de mémoire ou publication.

Arnaut Montebourg – Né le 30 octobre 1962 (60 ans). Il étudie le droit (1980) à l’Université de Dijon. Il adhère au PS à 18 ans, poursuit ses études à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne où il obtient sa Licence ; puis à l’IEP de Paris, diplôme ? Il échoue à l’entrée au concours de l’ENA. Il adhère au club fabusien. Il fait son service militaire au 120e régiment du train à Fontainebleau, véritable vivier de recrutement pour le ministère en main d’œuvre diplômée et gratuite (1985/1986). Au bout de deux mois, il est affecté au standard téléphonique du 19e arrondissement de Paris, puis employé dans un ministère pour rédiger les discours de remise de médaille et autres cérémonies du ministre. Il a épousé en mai 1997, second tour des législatives qui le virent devenir député, en l’abbaye cistercienne de Valmagne, Hortense de Labriffe dont le père est comte de Labriffe et la mère Ane de Lacretelle, fille d’un historien académicien, sœur et cousine d’académiciens et dont Louis François Marie Lacretelle (1784/1859) fut colonel de Napoléon Bonaparte, héros de Saragosse pour avoir conquis une ville où moururent 108 000 Espagnols contre 3 000 soldats de Napoléon après deux ans de siège (1808/1809). Des rues de plusieurs villes portent encore son nom – Beaucosé, Macon, Nancy, Porte de Versailles à Paris, Metz. Pour honorer ses exploits en Espagne, je ne conseille pas au couple de passer des vacances à Saragosse, au demeurant ville superbe. Hortense a été collaboratrice d’Edouard Baladure et de Philippe Douste-Blazy. Arnaut Montebourg commence sa carrière professionnelle à la Cour d’Appel de Paris (1990) : sans doute est-il avocat à la Cour d’Appel, à savoir qu’il défend une clientèle et plaide à la Cour d’Appel, à ne pas confondre avec une appartenance à la Cour d’Appel.

Delphine Batho – Né le 23 mars 1973 (39 ans), Ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie. En formation littéraire à Henri IV avec Mazarine Pinjon, elle adhère en 1980 à SOS racisme, à la fédération lycéenne démocratique et indépendante. Deux mois de grève et Jospin lâche 4.5 millions de francs pour le mouvement « droit lycéen » et « moyens pour étudier ». Ni l’un ni l’autre ne pensent que cet argent est celui du contribuable, et alors quoi ? Eh bien, elle est repérée par Lucien Dhrey et en route pour la carrière politique. Ceux qui n’auront pas compris que SOS racisme, les mouvements et syndicats lycéens, collégiens, universitaires ou n’importe quelle brigue ayant le vent en poupe constituent l’un des meilleurs tremplins pour s’assurer le casse-croute, cottoyer les gens qu’il faut… Le Bac en poche en 1992, elle entame des études d’histoire à Jussieu qu’elle abandonne. Elle quitte le FIDL et devient vice-présidente de SOS Racisme, représentante de la deuxième génération de SOS – la 1re étant déjà pourvu de postes conséquents au sein du PS. Elle adhère au PS en 1994, membre du courant de gauche avec Dhrey au congrès de Grenoble (2000), puis elle entre au bureau fédéral, rejoint F. Hollande (2003) et l’année suivante, secrétaire nationale. En 2006, elle suit les cours comme auditrice à l’Institut national des Hautes Etudes de sécurité – une auditrice n’est pas inscrite, elle suit les cours avec le consentement des professeurs. Ségolène Royal, candidate à l’élection présidentielle de 2007, l’intègre en sa suite. Elle est l’une des plus proches de la candidate. Ségolène la place dans son fauteuil dans la 2e circonscription des Deux-Sèvre pour éviter le cumul des mandats. Le 16 mai, ministre déléguée de Taubira, Garde des Sceaux ; après un mois de difficiles relations avec sa ministre, le 12 juin, elle est nommée dans le 2e gouvernement Ayrault ministre de l’Ecologie…

Aurélie Filippetti – Née le 17 juin 1973 (39 ans). Formée à l’Ecole normale de Fontenoy-saint-cloud, agrégée de Lettres classiques, elle enseigne comme professeur de Lettres dans l’Académie de Versailles. Elle adhère aux Verts (1999), puis devient membre du cabinet d’Yves Cochet, ministre de l’Environnement (juillet 2001/mai 2002). Oh ! compagnonage (dans le sens de pôte bien sûr), elle quitte les Verts-Paris pour rejoindre le conseil national interrégional – CNIR- l’instance la plus valable des Verts français – je n’aurai pas pensé que d’autres verts moins valables et peut-être d’autres genre verts bouse de vache auraient pu existé. En 2006, elle rejoint l’équipe de Ségolène candidate à la présidentielle. Elle est investie par les militants socialistes de la 8e circonscription de Moselle et élue députée. Porte-parole de Ségolène puis vice-présidente de la Convention pour la 6e République, et vice-présidente du courant pro-royal (l’espoir à gauche pour le congrès de Reims). Elle soutient F. Hollande pour les primaires des socialistes (2011). Réélue députée en 2012. En mai 2012, elle devient Ministre de la Culture… elle est reconduite à ce poste en juillet.

Geneviève Fioraso – Née le 10 octobre 1954 (58 ans), Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Elève d’hypokhâgne, elle poursuit des études en Fac et obtient deux diplômes anglais et économie avant d’enseigner ces deux matières pendant trois ans. En 1979, elle quitte l’enseignement et devient assistante parlementaire du député-maire de Grenoble. De 1990 à 2011, elle fonde et dirige l’Agence régionale du numérique mise en place par le réseau des villes de la région Rhône-Alpes. De 2001 à 2004, elle entre à mi-temps chez France-télécom et est chargée des marchés émergents dans les secteurs santé et social. Après 2003, elle est présidente de l’Institut d’administration des entreprises de Grenoble. En 2007, elle est élue députée dans la 1re circonscription de Grenoble. En 2009 et 2010, elle est rapporteur pour avis et budget – industrie et recherche – et développement durable.

Naja Vallaud-Belkacem – Née le 4 octobre 1977 (35 ans), Ministre des droits des femmes et porte-parole du gouvernement. En 2000, elle est diplômée de l’IEP de Paris – quel diplôme ? – après avoir obtenu une Licence de Droit à l’Université de Picardie à Amiens. Elle commence sa vie professionnelle en étant juriste dans un cabinet parisien d’avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation – à savoir, des avocats qui plaident devant la juridiction supérieure de l’ordre administratif et la juridiction supérieure de l’ordre judiciaire et non pas qui appartiennent au Conseil d’Etat ou à la Cour de Cassation.

Alors que la peste, la disette, la famine ne ravagent plus nos villes et nos campagnes, que la durée de vie a gagné du terrain de façon sensible depuis les époques troublées du Moyen Age et de la Monarchie absolue, que les canons, la poudre, les armes de coup et de choc, armes d’attaque et défense, les guerres s’il faut les nommer qui, au XXe siècle, ont éradiqué de la surface de la terre près d’une centaine de mille de milliers de vie et fait des millions d’infirmes et de mutilés condamnés à un reste de vie dérisoire. Alors que des gardes-fous ont été multipliés « pour ne jamais plus connaître cela », des bandes d’individus non dénués d’éducation, souvent affublés d’un intellect supérieur aux communs des mortels, d’un pouvoir d’organisation malsaine, d’un instinct animal de surcroît n’hésitant pas à provoquer dettes et famines à l’échelle mondiale, faisant fi de ce qui serait conforme au principe, à l’idéal de conduite, ont vu le jour. La seule réalité qui ait de l’importance pour ces usuriers est le toujours plus de richesses et pouvoirs accumuler. Il y a 40 ans que cela perdure, il serait grand temps d’envisager d’autres voies…

Stéphane le Foll – Né le 9 février 1960 (52 ans), Ministre de l’Agriculture, agro-alimentaire et de la forêt. Titulaire d’un BTS agricole, d’une maîtrise et d’un DEA d’économie de l’Université de Nantes ainsi que d’un diplôme spécialisé au Conservatoires des Arts et Métiers. Probablement un proche du Premier ministre, ancien maire de Nantes. Nulle trace de mémoire dans Persée. Il rencontre en 1994 M. Hollande dont il devient proche et directeur de son cabinet. Il est élu député européen le 13 juin 2004, il est membre au Parlement européen de la Commission de l’Agriculture et développement durable.

Victorin Lurel – Né le 20 août 1951 (61 ans), Ministre de l’Outre-Mer. Après un bac d’économie, il obtient un DEA d’économie à l’Université Paris II Assas avant d’intégrer l’IEP de Paris – Science Pô - : quel diplôme ? Nul trace de mémoire dans Persée.

Sylvia Pinel – Née le 28 septembre 1977 (35 ans), la benjamine, Ministre de l’artisanat, au commerce et au tourisme. Elle fréquente le lycée Michelet de Montauban puis obtient un DESS contentieux et arbitrage à Toulouse et un DEA droit fondamental et européen à Limoges. Elle aurait obtenu un prix pour son mémoire ; toutefois, nulle trace de mémoire dans Persée.

Valérie Fourneyron – Née le 4 octobre 1959 (53 ans), Ministre de la jeunesse et de l’éducation populaire et de la vie associative. Généraliste d’après le Conseil national de l’ordre des médecins, elle a été de 1984 à 1989 médecin du sport au CHU de Rouen avant de devenir médecin inspecteur régional jeunesse et sport – MIRJS.

Autrefois et jusque dans les années 50, l’on disait… « en France, on a pas de pétrole mais on a des idées… » ; désormais, c’est la France qui a des idées, par contre elle n’a pas de suite dans les idées. 

« Gouverner c’est prévoir : prévoir le moment où l’on a accumulé assez d’erreurs, de scandales et de déficits pour se retirer à temps. » Gilbert Cesbron (1913/1979 Il y est minuit Dr Schweitzer (1951) ; Mourir étonné (1976)

« L’Allemagne restait le grand pays au-dessus des autres (…) et la race allemande méritait de dominer. Ces choses, il ne les voyait pas lui-même. Il ne voulait bien entendu pas se citer, ni ses camarades ni personne de ceux qu’il connaissait autour de lui. Tous ces gens-là étaient des gens comme les autres, exactement pareils aux Français. Mais il devait y avoir au-dessus de tout cela, des êtres d’élite représentant cet idéal. » Van der Meersch, Invasion (1935)

Il n’aura fallu que 16 ans pour que l’Allemagne ne retrouvât sa grandeur passée après le désastreux Traité de Versailles* du 28 juin 1918 et guère plus qu’il ne se passât la même chose après la Seconde Guerre Mondiale – ayant laissé ce pays complètement dévasté. Je n’ose imaginer ce que serait devenue l’Allemagne si ces dirigeants avaient opté pour la paix à ces époques troublées du XXe siècle.

* je ne saurai vous donner de meilleurs conseils que de lire La chute des Empires (1914/1918), Edmond Taylor, Saint-Louis, Etats-Unis.
Nota bene – il m’a semblé inutile de citer la carrière politique de chacun des ministres, chacun de vous pouvant cliquer sur la biographie de chacun d’eux.
Re nota bene – article envoyé aux partis politiques

                                                                                                                  le 25 décembre 2012

                                                           

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