Mobilisation générale ?

Lorsque, de part la volonté du peuple, l'on tient tous les rouages de l'Etat... 

Chers internautes,

Tout d’abord, un grand remerciement à tous ceux et toutes celles qui prêtent attention particulière aux campagnes que je mène contre l’éloquence et les actions des inombrables gogos qui jalonnent notre démocratie. Sortie des urnes, une nouvelle législative a pris les rênes de la gouvernance de notre pays. Les derniers maîtres de l’Administration française se sont retirés sans qu’aucun bilan pointilleux ne soit présenté au peuple français et sans qu’aucune action soit intentée à l’encontre des responsables mauvais gestionnaires. La crise économique que nous vivons depuis 2007 n’a fait qu’accentuer une situation économique problématique. Il est un peu trop tôt pour envisager ce qu’il adviendra de ce nouveau tour de manège. Certes, immanquablement, il est fortement question de gestion négative des anciens locataires qui pourraient devenir des pierres d’achoppement pouvant empêcher le changement approprié à la situation désastreuse de notre pays. D’ore et déjà, quelles sont les conséquences sur les différentes classes sociales concernées par les premières mesures adoptées ?

La rentrée scolaire – Est-il normal de donner des sommes aussi élevées pour certaines sections ? A l’école primaire, « l’école est gratuite » ! – un exemple : lorsque l’institutrice de ma fille au primaire demandait une somme pour la fourniture du carnet de correspondance école/parent, je lui ai écris un courrier où je mentionnais le principe de la gratuité de l’école qui devait fournir le dit carnet gratuitement ; en conséquence, je n’ai jamais payé le dit carnet. Au collège, les livres sont fournis par les établissements scolaires ! Il faut en outre signaler que cette allocation est mal organisée : elle est allouée aux familles suivant les ressources d’il y a 2 ans. Entre-temps, les parents peuvent avoir perdus leurs emplois et se trouver dans de grandes difficultés financières alors que deux années auparavant ils avaient des revenus suffisants. De surcroît, elle est mal organisée pour l’Etat lui-même : ne serait-il pas préférable que les établissements définissent pour chaque type de classe le matériel nécessaire avec un cahier des charges afin que l’Etat puisse passer un marché public et fournir non en numéraire mais en matériel les nécessités des élèves ? Ce qui d’une part réduirait les coûts pour l’Etat, ce qui éviterait d’acheter n’importe quel matériel venant de je ne sais où… sans oublier l’argent utilisé par les familles à d’autres fins, même s’il n’est pas « politiquement correct » d’évoquer cette question.

Un aparté : l’allocation de bourse pour les étudiants ne bénéficie pas de la même mansuétude : d’une part, elle dépend des revenus des parents, hors de nombreux étudiants ne sont plus chez les parents ; d’autre part, son montant semble peu en relation avec les dépenses obligatoires que doit faire un étudiant – le logement, le transport, le matériel… ; enfin, il me semble que le gouvernement si attentif à l’éducation qu’il définit comme une priorité première de son action aurait peut-être pu contracter avec les Universités afin que les frais de scolarité n’augmentent pas dans des proportions démesurées – un bémol : les étudiants boursiers peuvent après acceptation de leurs bourses et paiement des frais d’inscription s’adresser au recteur de l’Université afin d’obtenir le remboursement des frais d’inscription.


La fiscalisation des heures supplémentaires – La fin de la non-fiscalisation des heures supplémentaires pose un double problème : d’une part, les personnes qui font des heures supplémentaires sont celles qui ont les salaires de base les moins élevés – en général, le SMIG – ce qui leur permet d’augmenter d’environ 350 euros par mois leur revenu. Fiscaliser les heures supplémentaires, c’est retirer aux plus pauvres travailleurs du pouvoir d’achat ! D’autre part, les patrons risquent de donner moins d’heures supplémentaires à leurs salariés ou… faire travailler les gens au marché noir.

Les charges sociales sur les bas salaires – Le gouvernement annonce que les bas salaires exonérés de charges sociales vont se voir appliquer des charges nouvelles ; de plus, l’assiette pour le calcul des dites charges va s’élargir puisque les primes sont être intégrées.
Il faut remarquer que ces deux mesures : fiscalisation des heures supplémentaires et charges sociales sur les bas salaires sont peu évoquées dans les médias, alors qu’au contraire, l’augmentation des impôts pour les plus riches est largement discuté ; pourtant, elles sont dramatiques dans la mesure où elles touchent directement le pouvoir d’achat des gens qui travaillent et ont les plus bas salaires !

Le prix de l’essence et du gaz – Il est certain que le gouvernement légalement ne peut geler le prix du gaz puisque celui-ci est défini par une autorité indépendante et que le prix de l’essence ne peut qu’en cas de circonstances graves être réduit de manière importante pendant un temps assez long… il est étonnant que les socialistes pendant la campagne aient présenté ces mesures comme un point essentiel de leur programme alors qu’ils ignoraient qu’ils ne pouvaient agir !

Le gouvernement semble plus prompte à trouver des recettes supplémentaires qu’à faire des économies, aussi pouvons-nous nous interroger sur les prochaines mesures potentielles ?

La hausse de la TVA ? Certes la hausse de la TVA apporterait au budget de l’Etat une certaine marge de manœuvre mais… le pouvoir d’achat des ménages serait encore une fois amoindri et la consommation risque de diminuer en conséquence… à moins que le gouvernement négocie avec les acteurs économiques afin que leurs marges soient réduites et que les prix à la consommation des produits de première nécessité diminuent.

La hausse de la CSG et du RDS ? Elle correspondrait encore une fois à une diminution du pouvoir d’achat des ménages. Il faut signaler qu’elle impacterait également les produits bancaires… au risque de désintéresser les petits épargnants. Il faut signaler que la Cour des Comptes demandait la fiscalisation du Livret A.

Le gouvernement ne retient pas cette proposition : il est vrai que de toutes, elle est compréhensible par les épargnants et fortement impopulaire. En un mot, elle risquerait de décrédibiliser le gouvernement ! Nombre de personnes ont retiré leurs économies des banques – ex : produits d’assurance vie – pour les placer sur différents livrets défiscalisés ou non. Il est certain que ces différents produits soumis à la fiscalisation, au paiement de la CSG et du RDS, au frais de gestion des banques et d’un rapport d’intérêt de plus en plus réduit chaque année ne présente plus guère d’avantages hormis celui d’être nominatif et hors succession.

La réforme de l’Etat – Le gouvernement évoque la réforme de l’Etat, ce qui interpelle car en fait l’on ignore de quoi il s’agit. S’agirait-il d’une réforme structurelle de l’Etat ? ce qui est souhaitable. S’agirait-il de réduire les différents échelons administratifs et politiques de l’Etat ? ce qui est souhaitable mais peu probable lorsque l’on sait que le PS dispose du plus grand nombre d’élus dans les instances politiques locales – ne pas oublier que du nombre d’élus dépend également la survie financière du parti !

L’élection de M. Hollande à la présidence de la République est due plus au rejet du précédent Président qu’à une adhésion formelle à sa personne ou à sa proposition politique. Force est de constater que l’espoir qui naît de chaque élection semble cette fois-ci absente. Le peuple français semble désabusé, avoir perdu toutes illusions.

 

A l’issue de l’ultime bataille concernant le choix à faire pour le peuple français afin de désigner qui de M. Sarkozy ou de M. Hollande serait le futur président de notre pays… le peuple français tombe des nues devant l’attitude du candidat socialiste, lui qui d’habitude est si discret, qui se conduit avec réserve, retenue. Tendu à l’extrême avec une voix de stentor*, il énumère d’une voix hachée les points essentiels de sa campagne. Cela a-t-il contribué à lui faire glaner les quelques points de différence qui firent la décision finale ? le candidat Sarkozy étant revenu de loin dans les sondages.


* stentor – vocable aujourd’hui oublié des dictionnaires mais que l’on retrouve dans les anciens dictionnaires, exemple le Littré 1863-1877 - nom masculin d’un guerrier grec au siège de Troie dont la voix si éclatante qu’elle faisait plus de bruit que 50 hommes.
Figuré et familièrement – une voix de stentor, forte et retentissante


« Le roi des animaux se mit un jour en tête de giboyer, il célébrait sa fête… pour réussir dans cette affaire, il se servit du ministère de l’âne à la voix de stentor. » La Fontaine – Fables


Que ne faut-il pas faire…

Patience ! attendons le vote de la nouvelle loi de Finances afin de connaître toutes les modalités d’action du gouvernement.

« Les dépenses occasionnées par la bonté du roi* étant payé du produit des impôts levés sur le peuple, la nation est en droit de demander au roi de mettre des bornes à sa bienfaisance. » Malherbes, (2) secret. de l’état de la Maison du roi
* en l’occurrence : le Président de la République


La France a subi un désastre économique mondial en conséquence du cycle économique mondial provoquant des déviants de tout ordre, la dysharmonie de la vie sociale, la dysfonction de la structure sociale administrative auquel s’ajoute de la part des gouvernants qui se succèdent depuis trente ans une mauvaise gestion.
L’Etat et les collectivités locales ont accumulé une dette colossale dépassant par son ampleur le PIB de la 6e puissance mondiale. Il serait grand temps que sonne le toscin de la mobilisation générale pour entamer la décrue de l’hypothèque que nous ont léguée démagogues et charlatans tout au long de ces trois décades. Maires, conseillers généraux, ministres, législateurs… nous vous demandons de cesser tout travaux qui ne seraient pas d’un intérêt essentiel et toute intervention ou action qui ne concernerait uniquement la France. La priorité des priorités restant l’amélioration des conditions de vie des habitants et le redressement économique de notre pays ; le reste est accessoire et peut être renvoyé aux calendes grecques ou à la saint glinglin, il sera temps lorsque l’équilibre de la France sera atteint de regarder ailleurs.


« Jamais la violence, l’inégalité, l’exclusion, la famine et donc l’oppression économique n’ont affecté autant d’êtres humains dans l’histoire de la terre et de l’humanité. » Jacques Derrida – Ecrit en d’autres temps mais tellement d’actualité


                                                                                    le 29 août 2012


nota bene - article envoyé au PS, à l'UMP, au Parti de gauche, à l'UNEF

 

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