"Où as-tu vu du changement?"

En 2004, comme vingt ans auparavant, les parcours scolaires des filles se distinguent de ceux des garçons. Les filles réussissent mieux leurs études, comme dans la plupart des autres pays développés, quel que soit le niveau d’enseignement et quelle que soit la filière ou discipline considérée. 68 % d’une génération de filles possèdent le baccalauréat contre 56 % pour les garçons. Les filles mènent des études plus longues. Elles sont plus souvent diplômées du supérieur.

L es filles ont rattrapé puis dépassé les garçons sur le plan scolaire : durée moyenne des études, niveau moyen de diplômes, taux de réussite aux examens, niveau moyen aux épreuves de contrôle des acquis scolaires, etc. Avant les années quatre-vingt, les avancées ont eu lieu dans l’enseignement primaire et secondaire, et dans les deux premiers cycles du supérieur (Baudelot, Establet, 1992). Depuis, les progrès sont surtout notables dans le supérieur : la proportion de filles accédant aux études supérieures progresse et elles mènent des études plus longues. En 1999, les femmes deviennent majoritaires dans le troisième cycle universitaire. Depuis les années soixante-dix, le licencié est une licenciée ; depuis le milieu des années quatre-vingt, le titulaire d’une maîtrise est une titulaire ; depuis la moitié des années quatre-vingt-dix, le diplômé d’études supérieures spécialisées (DESS) est une diplômée mais le doctorant et l’ingénieur sont toujours des hommes.

Dans le supérieur :la conquête du troisième cycle. Les bachelières sont plus nombreuses que les bacheliers depuis la fin des années soixante. En 1981, les femmes sont devenues majoritaires parmi les étudiants. Parmi les élèves entrés en sixième en 1989, 59 % des filles se sont inscrites dans l’enseignement supérieur contre 45 % desgarçons. À la rentrée 2001, elles représentent plus de 55 % des étudiants inscrits dans un établissement de l’enseignement supérieur, hors formation en apprentissage et par alternance, contre 52 % en 1985. Malgré cette dynamique, les filières scientifiques restent majoritairement masculines et les littéraires très féminines (Lixi et Theulière, 2004).

Avoir des femmes aux responsabilités nationales, au vu des notifications énoncées plus haut serait tout à fait normal et, personnellement, je ferai plus confiance aux candidates à de telles responsabilités. source : « Filles et garçons dans le système éducatif depuis vingt ans » Fabienne Rosenwald

A l’époque du Président Giscard d’Estaing, le personnel de gouvernement et d’administration était principalement originaire de Polytechnique ; puis, les anciens élèves de l’ENA ont pris le relais avec les présidents suivants. Il faut signaler que pour se présenter au concours de l’ENA : concours interne – 4 ans d’expérience professionnelle sans condition de diplôme ; pour les personnels du secteur privé : 8 années de mandat ou d’expérience professionnelle sans condition de diplôme ; pour le concours externe : il faut être titulaire d’une licence (BAC +3) : pas besoin d’être d’un Master ou d’un Doctorat. Réponse à un Docteur ès Droit qui s’informe des conditions du concours : « Mais, vous êtes trop diplômé ! ». Il est à noter qu’à la fin du cycle de l’ENA, les 3 premiers sont cooptés par le Conseil d’Etat… cela peut même vous mener à la Présidence de la République ! sans parler des différents ministères. La formation se fait en 24 mois. Il ne faut donc guère s’étonner de la valeur intrinsèque de nos hommes d’Etat.

Dans la majorité des cas, lorsque je recherche les diplômes obtenus par les Politiques, à partir du 1er cycle universitaire, je ne trouve jamais dans les différentes sites – persee, anrth… sites d’université – la réponse à mes interrogations alors que je trouve les diplômes et les travaux ultérieurs et antérieurs, par exemple, des professeurs d’Université que ceux-ci soient récents ou datent des années 1960. Les licences et les maîtrises ne sont pas répertoriées, alors qu’il suffirait chacun ayant obtenu un diplôme de le numériser afin de vérification par le public. Je viens à l’instant de faire une recherche sur Me Nathalie Koscusko-Morizet qui nous indique qu’elle est « … polytechnicienne spécialisée en biologie… et diplômée du Collège des Ingénieurs » ; sur le site de l’école de Polytechnique, dans l’annuaire des anciens élèves, je ne la trouve pas. J’aurai aimé savoir si elle est Ingénieur, titulaire d’un Master ou d’un Doctorat, diplômes d’Etat. Il faut savoir que le Collège des Ingénieurs n’est pas une institution publique dépendant de l’Education nationale mais une institution privée créée en partenariat avec des entreprises leaders mondiales. En quelle sorte, une école Pigier un peu plus sophistiquée qui ne délivre pas de diplôme d’Etat…

Lorsque l’on sert l’Etat à un tel degré de responsabilité, ne serait-il pas plus normal de « sortir » d’une grande Ecole d’Etat ? 

Avec des personnels, tant dans le domaine administratif que politique, qui font passer des diplômes privés qui n’ont aucune valeur pour des diplômes d’Etat par omission et ceci depuis plus de 40 ans, il ne faut guère s’étonner que la France soit au bord du gouffre et en voie de sénescence. Quand cessera-t-on de voir ces hommes et ces femmes, un dossier sous le bras à l’époque de l’informatique, descendre les escaliers de l'Elysée trois à trois* avec cet air arrogant, se dirigeant vers de superbes voitures avec chauffeurs leur ouvrant la porte, jouer le conquérant John Waine ?

*depuis le temps, j’attends… qu’enfin l’un d’entre eux veuille me faire le plaisir de s'étaler de tout son long et perde son air arrogant !         

                                                                               le 11 mars 2013

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