Qu'attendons-nous?

POUR SECOUER LE COCOTIER A OUTRANCE...

Lexilogos – utile : dont l’usage, la pratique est ou peut-être avantageux pour quelqu’un, un groupe de personnes, une société, qui satisfait des besoins, répond à une demande sociale.

Voter utile : voter de telle manière que le vote soit efficace, que la voix ne soit pas perdue (éventuellement sans tenir compte de ses convictions profondes politiques). En parlant d’une personne dont le travail, l’activité, la compétence sont ou peuvent être profitables aux autres, à la société.

« La situation d’homme d’Etat était, à une certaine époque, le couronnement nécessaire, en quelque sorte, l’avènement au titre d’homme utile, pour tout homme de génie (à cette époque, il n’était pas question des femmes considérées comme des enfants). Fort heureusement, les temps ont changé pour ce qui est de la femme. Malheureusement, les femmes brillantes hésitent à entrer en politique et le troupeau de celles qui gravitent dans les sphères du pouvoir est aussi efficace que la saignée qu’on pratiquait alors sur les gens que l’on disait « sanguins ». En médecine, on appelait ce traitement la panacée universelle. » George Sand, Hist. Vie 1855

Synonymes (quelques-uns parmi tant d’autres) – efficace, expédient, fructueux, important, indispensable, nécessaire, opportun, pratique, précieux, profitable, propice, salutaire… tutélaire (en droit civil, qui concerne la tutelle, le Code civil fixe les modalités de l’administration tutélaire ; en droit international, puissance tutélaire : Etat chargé d’un territoire tutélaire aux termes de l’article 177 de la Charte des Nations Unies 1985).

Antonymes – inutile, qui ne présente pas d’utilité pratique, dont on n’a pas l’usage. Synonymes – croupissant, dommageable, importun, inefficace, stérile.

Messieurs Sarkozy et Hollande, je n’ai pas eu besoin de vos conseils pour ne pas voter inutile – j’ai eu le Certificat d’Etudes Primaires et quelques autres années supplémentaires d’études pour prendre seul cette décision. Quand à voter utile, si vous pensez que vous remplissez les conditions décrites ci-dessus sur le vocable utile et que j’adhère à vos augustes pensées, alors… tout est permis. Si vous gardez en mémoire tout ce que j’ai pu écrire sur les qualités et les défauts des hommes politiques, blog du 24 janvier 2012 intitulé « A quand le réveil ? » http://maarif28.e-monsite.com/pages/dernier-article-en-ligne/a-quand-le-reveil.html concernant vos personnes, alors… tout est permis. A savoir :

Qu’est-ce qu’un homme riche ?… Qu’est-ce qu’un homme pauvre ?… La ploutocratie (symbole de politicien en quête d’arrivisme)… la prévarication, la malversation électorale, la tricherie, la malhonnêteté intellectuelle, la concussion, la dépréciation, le détournement de pouvoir, le maquignonnage, la partialité, l’intérêt, l’égalité, la religion… et d’autres tares si difficiles à disjoindre de vos costumes d’apparat, comme le cumul des mandats (si utile pour arrondir les fins de mois !), les désastres économiques (termes qui n’ont aucune parenté avec l’économie qui est l’art de gérer)… - je vous rappelle Jean-Charles Léonard Sismondi 1773-1842, historien et économiste suisse d’origine italienne qui influence parmi d’autres Marx, Engels, Nouveaux principes d’économie politiques 1819 et Etudes sur l’économie politique 1837. « On appelle aujourd’hui économie l’administration préservatrice et ménagère de la fortune et ce n’est pas parce que nous disons avec une sorte de tautologie – économie politique pour l’administration d’une fortune privée, que nous avons pu dire économie politique pour l’administration de la fortune nationale. »

Quelques mots sur votre avant dernière apparition soudaine qui jette une clarté sur le travail, le « vrai travail » et, par voie de conséquence, le « travail faux ». Tout le monde sait ce qu’est le travail, qui comprend quelques 85 synonymes répertoriés et 20 antonymes sans compter les formes de travail comme par exemples « l’ensemble des phénomènes mécaniques de l’accouchement qui permettent la dilatation du col de l’utérus et l’expulsion du fœtus, ce qu’on appelle le travail de l’enfantement ». L’on dit aussi qu’un chien est au travail lorsqu’il aboie parce qu’il est gardien et signale une arrivée dans le local dont il a la garde. D’autres bêtes ont un travail plus pénible, comme les bêtes de somme. Vous vous rendez bien compte que certains politiques se tuent au travail lorsqu’ils cumulent plusieurs fonctions. L’on ne saurait jamais les remercier assez ! Autre cas : si jeune et déjà de si lourdes responsabilités en ce qui concerne le fils du Président de la République actuel.

Le vrai travailleur est celui qui ne pointe jamais au chômage. Notre Président rend souvent hommage à la fonction publique, à ces travailleurs qui bien qu’il leur arriva assez souvent d’être indisposés ou malades n’augmentent en aucune façon le nombre de chômeurs dont la liste s’accroît de jour en jour avec les faux travailleurs. Allez demandez aux membres du Parlement, aux élus qui oeuvrent dans les conseils généraux et régionaux, aux hauts fonctionnaires de l’Etat… et autres honorifiques s’ils eussent permis à leurs progénitures de n’occuper aucuns emplois dignes de ce nom, de pointer au chômage ou de percevoir une quelconque allocation pour pourrait-on dans le langage populaire « se la couler douce » et surtout que ces fils de travailleurs distingués ne prennent pas pour excuses des études bâclées et pauvres en diplômes. Nul d’entre eux ne se permettrait de faire pâlir sa famille. Le but d’un sénateur ou d’un député n’est-il pas de consacrer sa vie entière dans les fauteuils de la République au service de la France, faisant fi de l’âge de la retraite et seule la maladie les arracherait de la tâche qu’ils accomplissent.

Combien de fois avez-vous entendu le Président de la République, les responsables du MEDEF et quirielle de chefs d’entreprises et de journalistes spécialisés en économie nous marteler « telle entreprise cherche un nombre de personnes pour assumer certains postes et refusent des commandes ne trouvant pas le personnel pour y faire face » ? Aussitôt, ces messieurs mettent en exergue la responsabilité des allocataires de prestations UNEDIC et ceux d’allocations de subsistance de se contenter de celles-ci. Peut-on se demander pourquoi ces chefs d’entreprises ont des difficultés pour trouver du personnel ?

Le mot polis signifie administration de la cité mais aussi organisation de la vie dans la cité. La cité est la base de vie du plus grand nombre de la population active. De nombreuses entreprises ont installé leurs lieux de travail dans des endroits où le nombre d’habitants est restreint, les terrains et locaux étant d’une part moins coûteux et les collectivités locales leur offrant des conditions d’implantation favorables au moyen de subventions ou exonérations. Allez proposer à un demandeur d’emploi d’abandonner la ville où il est né ou il vit, où ses enfants vont à l’école, où son épouse travaille ou non, où il possède ou loue un logement pour commencer une hypothétique vie nouvelle sans avoir la certitude après la période d’essai de ne pas se retrouver de nouveau sans travail… d’ailleurs, comment trouverait-il un logement dans cette nouvelle ville alors que les propriétaires demandent des loyers exorbitants, des cautions de plus de 6 mois de loyers et un contrat de travail à durée indéterminée ? (!…)… N’a-t-on pas dernièrement proposé lors de plans sociaux à des salariés de s’exiler en Roumanie pour y trouver un salaire de misère et une société à la dérive ? Allez donc, Messieurs les industriels et autres, implanter vos usines à Ksar-el-souk, vous y trouverez pour y fabriquer vos fermetures-éclair des chameliers et des chevriers !

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                                                                                                         la dernière mine de charbon !

Messieurs les gouvernants vous avez fait de la France un pays invivable avec la fermeture de centaines de milliers d’entreprises et de commerces au nom d’un libéralisme outrancier.

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                                                                                   le dernier haut-fourneau 

Non, M. Sarkozy, ce n’est guère la faute des « laisser pour compte de la croissance » comme on se plaît à les qualifier joliment mais vous et les sbires qui vous ont précédé depuis un demi-siècle qui avec une violence et une intensité excessives avez tué des régions entières parsemées d’usines, d’ateliers, d’artisans… de petits commerçants et votre incapacité notoire à gérer un pays qui a jeté sur le chemin de l’improductif des millions de vrais travailleurs pour en faire des laveurs de carreaux…

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                                                                              la métallurgie 

Dans le même esprit, quelques remarques – Cessez de nous parler de reconversion professionnelle alors que nombre de chômeurs ont soit un diplôme, soit un métier, soit une expérience professionnelle pour ceux qui se retrouvent au chômage vers la cinquantaine ! Demander à un expert-comptable de suivre une formation de peinture en bâtiment est absurde ! surtout à partir d’un certain âge… Cessez de parler du manque de formation des gens au chômage comme s’ils étaient des parfaites nullités ! je vous rappelle que selon les syndicats d’étudiants 450 000 personnes demandeurs d’emploi sont des super-diplômés ! L’éducation nationale et la recherche, le plus gros budget de la France, pourquoi ? Et vous, M. Sarkozy qui nous dîtes que si nous n’êtes pas réélu, vous abandonnerez sans doute la politique mais vous ne savez pour quelle activité… souhaitez-vous dans cette hypothèse suivre une formation d’aide à domicile, il paraît que ce secteur embauche, à moins que vous ne préféreriez une formation de plombier pour le bâtiment (bien qu’on se demande quel bâtiment dans la mesure où les grues ont disparu de notre paysage !) à moins que ce ne soit une formation de cuisinier… puisque l’hôtellerie se plaint couramment de ne pas trouver de personnel qualifié.

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                                         les camions Berliet 

Trêve de plaisanterie. Comment occuper plusieurs mandats en passant une partie de son temps dans la capitale ? Prenons un exemple concret : M. Jean-Marc Ayrault.

M. Jean-Marc Ayrault obtient une Licence d’Allemand à la Faculté de Nantes puis passe le CAPES afin d’enseigner. Sa carrière d'enseignant débute en 1973, au lycée de Rezé puis de Saint-Herblain.

Parcours politique –
1965/1970 : militant du Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC) puis rejoint la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC)
1971 : adhésion au PS, date de son mariage
1976/1982 : élu conseiller général
1977/1989 : maire de Saint-Herblain
1986 : député
1989 : maire de Nantes
1997 : Président du groupe parlementaire socialiste de l’Assemblée nationale

Depuis le 5 juillet 1988, député de la 3e circonscription de Loire-Atlantique.
Depuis le 18 mars 1989, maire de Nantes, Loire-Atlantique.
Depuis 2002, Président de Nantes-Métropole.
Depuis 2007, Président du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche de l’Assemblée nationale.

En 2009, selon Le Monde, JM Ayrault est le 2e politicien français pour le cumul des mandats (sa présidence des députés socialistes n’étant pas prise en compte dans le classement). Il a déclaré « assumer pleinement » tout en précisant que « la limitation du cumul vit dans le sens de l’Histoire ».

Comment être maire de Nantes (~ 283 000 habitants et, après Grenoble la ville la plus endettée de France), élément central de la Communauté urbaine Nantes-métropole ? Comment être Président de la Communauté urbaine de Nantes regroupant 24 communes situées dans le département de la Loire-Atlantique ? 2e communauté urbaine plus endettée de France après celle de Paris. Par sa population, elle est la 6e inter-communalité et la 1re du Grand Ouest. Comment être député de la 3e circonscription de Loire-Atlantique (~126 000 habitants) comprenant les cantons de Nantes 5 et 11, de Saint-Etienne de Montluc, de Saint-Herblin Est, de Saint-Herblin Ouest –Indre ?

Comment personne jusqu’alors n’y a songé ? Il faudrait que M. Ayrault âgé de 62 ans nous dévoile par quel mystérieux procédé l’on peut occuper plusieurs fonctions aussi importantes, qui plus est, au service de l’Etat et des citoyens.

Si M. Hollande, élu le 6 mai Président, tient ses promesses, il va falloir arracher l’étoffe de héros à M. Jean-Marc Ayrault, lequel ne devrait postuler à un poste de ministre, fusse le premier, sans abandonner tous ses mandats.

Si seulement l’ensemble des élus de la République prenait exemple sur cet héros des temps modernes et possédait la lucidité, la trempe physique et morale, le visage de nos hommes d’Etat ne nous paraîtrait pas aussi ténébreux. Songez un instant que les deux chambres de notre pays sont occupés par 577 députés et 343 sénateurs pour un pays de 65 millions d’habitants, pour une superficie de 547 030 km² pour la Métropole et 123 872 km² en Outre-Mer alors que les Etats-Unis, une union de 52 Etats plus 14 territoires insulaires, ayant une population de 350 000 000 millions d’habitants pour 9 629 048 km² ont 485 parlementaires (Chambre des représentants et Sénat compris). Au moment où l’on parle d’économie et de dette, la France nécessite-t-elle 920 parlementaires pour voter la loi et contrôler l’Etat alors que les Etats-Unis n’en ont que 485 pour un pays quatorze fois plus grand et ayant six fois plus d’habitants ? Sans s’appesantir sur le sujet, ajoutons les ~ 36 000 communes (alors que l’Allemagne en compte ~ 6 000 pour une superficie quasi semblable mais une population de plus de 80 millions d’habitants), les départements et les régions, les collectivités de toutes sortes, les inter-communalités, les syndicats de communes… à savoir une quirielle d’échelons sur la structure administrative… ce qui coûte aux contribuables français une grosse tranche du Trésor public.

Je suis étonné de l’aplomb de tous ces messieurs-là tellement nombreux, piètres, contents d’eux sur leur jugement relativement à l’administration de notre pays pour accoucher aujourd’hui d’une France en si piteux état…

Rappelons aux admirateurs du général De Gaulle dit de ses collaborateurs : « Enfin, les politiques convaincus que notre cause était celle de la France et la servant au mieux ne s’empêchaient pas cependant de penser à leurs carrières, de manœuvrer pour se faire valoir suivant les normes de leurs professions, de considérer l’avenir sous l’angle de la direction des fonctions, du pouvoir qu’il pourrait un jour leur offrir. » De Gaulle, Mém. de guerre 1956

                                                                               le 29 avril 2012

 article envoyé au PS et à l'UMP

 

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