LA VALEUR DES MOTS

Son monosyllabique ou polysyllabique, composé de plusieurs articles qui a un sens. Au 16e siècle, on prononçait « mo » et non « mot » ; dans la conversation, le mot se lie dans la prononciation soutenue : mot à mot. Certaines personnes font sentir le t à la fin d’une phrase, ce qui n’est guère élégant. 

 
¤ Le mot propre est un mot qui exprime avec plus de justesse et d’exactitude que tout autre l’idée que l’on veut faire entendre par opposition on dit mot impropre. 

¤ Un mot est faible lorsqu’il exprime l’idée qu’imparfaitement. 

¤ Un mot consacré est un mot qui est tellement propre et usité pour signifier certaines choses que l’on ne peut se servir d’un mot sans parler improprement. 

¤ Mots sacramentel ou sacrementaux qui appartiennent à un sacrement (la vérité de La Palisse !). 

¤ Mot factice ou fictif : mot qui n’existe pas réellement mais qui est fait suivant les analogues* de la langue. * analogie : rapport, similitude entre plusieurs choses différentes ; il y a de l’analogie entre le cheval et l’âne. 

¤ Mot forgé : mot créé par plaisanterie d’après quelques circonstances ou quelques noms ; ainsi, tartuffier. 

¤ Mot artificiel : sans signification mais composé de telles lettres ou syllabes qu’il sert à rappeler certains objets et aider la mémoire (ex : tête de c… sans commentaires !). * non je n’ai pas fumé la moquette !

¤ Mot de gueule : « Il ne faut pas s’enquérir comment il fut morphé [manger goulûment], ni combien on dit de bons mots de gueule. » Francion, Le Roux, dic. com. 

¤ Familièrement, le grand mot est lâché, le mot que l’on retenait est enfin prononcé : tête de c… ! 

¤ Compter ses mots, avare de ses mots : parler avec lenteur, affectation et économie. 

¤ Manger ses mots : ne pas articuler nettement, ne pas prononcer. 

¤ Gros mot : dire des paroles un peu libres qui sentent la gaudriole. Lâcher de gros jurons : sacrebleu, morbleu, ventre de saint gris… (à écouter ou réécouter : la ronde des jurons de Georges Brassens

¤ Mot nouveau : qui n’existait pas dans la langue (re la vérité de La Palisse !) et que l’on crée pour une raison quelconque – espagnouin, rital, bicot… mais aussi rmiste ou poulet pour « flic » « N’employer jamais un mot nouveau à moins qu’il n’ait ses trois qualités : être nécessaire, intelligible et sonore. » Voltaire, Conseils à un journaliste

¤ Mot gras : qui contient quelques impuretés et qu’on ne doit pas dire en honnête compagnie – zizi, pan-pan... 

¤ Grand mot, parole ampoulée : « Il (Ronsard) vit… Tombé de ses grands mots le faste pédérantesque. » Boileau

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