A quand une charte pour les élus de la République ?

Devant m'absenter quelques jours pour raison de santé, je mets à votre disposition l'un de mes articles parus sur mon blog AOL que j'avais intitulé "coup de gueule"  et que je n'ai pas encore insérer dans celui-ci.

Comme cela se fait pour les magistrats, les officiers ministériels, pour toutes les personnes habilitées à exercer la Médecine, énonçant les principes de déontologie de chaque fonction, pourquoi ne pas faire prononcer par serment solennel une charte de l'élu devant ses pairs en espérant que cette charte attirerait vers la carrière politique des hommes honorables et en ferait fuir certains autres, conduits par des ambitions personnelles. L'on serait alors dans l'obligation d'encourager la Femme* à s'investir en politique, si grand nombre de "margouillat" s'en éloigne.

L'élu voudrait-il s'engager à signer cette charte, à l'affronter?

Devenu représentant du peuple de part le suffrage universel, il s'engage sur l'honneur de se consacrer dans l'exercice de son mandat et de servir son pays et ses citoyens, dans le respect de la loi ; d'oeuvrer pour le droit de l'Homme, de la Femme et de l'Enfant ; d'écarter toute action ou projet qui ne tende pas à l'amélioration des conditions et du mieux-être de ses concitoyens et des individus admis et vivants dans notre pays ; d'observer personnellement et scrupuleusement les règles de la moralité sociale, les devoirs imposés par la justice et l'honneteté ; et je remets, en prenant ma fonction, un inventaire** des avoirs que je possède pour servir ce que de droit à la fin de mon mandat. Si je faillis à ma parole, que le glaive de la Justice me punisse implacablement, me privant de mes droits civiques et que je subisse l'opprobe de la Nation courrouçée.

Alors nous verrions ces messieurs dames, qu'ils soient conseillers municipaux, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux, parlementaires, devenus des personnages éclairés de toutes les vertus, désaffublés de tout les noms d'oiseau, prédateur ou charognard, n'inspirant plus que révérence et vénération, devenir le phénix, l'auguste du terroir qu'ils représentent. Quelle joie serait alors pour nous le peuple mais aussi quel dilemne que de faire le choix du meilleur d'entre eux (ou elles) les jours festifs de suffrage!

Existe-t-il ce pays où corruption, détournement de toute sorte, népotisme seraient ramenés à peau de chagrin? Fichtre... Hélas, on voit plutôt :

"le triomphe de la magouille comme on dit maintenant"

(Nouv. Obs. 22/01/1973)

Conclusion : Ne rêvons pas, il n'y a qu'un dictateur qui puisse imposer une telle charte aux élus ayant par un coup de force pris le pouvoir et n'ayant de compte à rendre à personne. Dans une Démocratie, les élus dépendent de leur parti qui représente des intérêts économiques, qui représentent... le nerf de la guerre et il est dans toute démocratie qui se respecte de coutume d'épingler quelques hors d'oeuvre, dans ce repas pantagruélique de la corruption, pour faire bonne figure.

* Les femmes nul doute sont plus pragmatiques, moins idéologues ou arrogantes que les hommes, moins enclines à la malhonneteté. Les quelques femmes actuelles dans notre paysage politique sont restées trop longtemps isolées au contact de nos élus mâles, ce qui a influencé sensiblement sur leur caractère, les hommes ayant déteint sur elles.

** Habib Ibn Ali Bourguiba -1903-2000, négocia avec Mendès France en 1955 l'indépendance de son pays la Tunisie. Sur les conseils de celui qui fut "son ami de toujours", il exigea des élus et des gouvernants de la Nation l'inventaire de leurs avoirs au début de leurs fonctions afin d'éradiquer toute tentative d'enrichissement personnel.

                                                                                                              le 13 novembre 2004

 

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