Ah certes ! on est pas avare de promesses, chacun les prodigues - Zola

Emission TV du 19 février 2007 " J’ai une question à vous poser ".

A chaque interlocuteur (trice), représentant en l’espèce une catégorie d’électeurs ayant cause à faire valoir, la candidate s’est engagée à y faire porter toute son attention, si elle est élue présidente de la République, et à la résoudre, quelque soit la difficulté pour le plus grand bonheur des demandeurs.

Qu’il s’agisse des salaires précaires et autres, du confort des étudiants, du coût de la rentrée scolaire sur le porte monnaie des parents d’élèves, du confort des handicapés, des logements sociaux, des agriculteurs, de l’emploi pour tous, de l’augmentation des petites retraites, de la sécurité sur le territoire et en particulier dans les cités dites sensibles, de la croissance économique, des aides aux PME et aux entreprises autres, des mesures de rétorsion contre les entreprises qui délocalisent…Le seul domaine sur lequel la candidate n’acquièsce pas dans le sens de la demanderesse fut la question concernant l’apprentissage à partir de 14 ans. Madame a sursauté à la pensée qu’un élève quitte le collège avant ses 16 ans révolus. C’est à croire que diriger un adolescent de 14 ans en apprentissage* chez un artisan, une petite moyenne ou grande entreprise, entouré de personnes – qui ne fassent pas partie de l’Administration et qui connaissent leur métier, serait une infamie. Je ne prendrai pour exemples que les cristalleries de Baccarat et les tailleurs de pierre. Sans doute préfère-t-elle que " l’élève ", qui refuse catégoriquement le savoir et qui est largué dès le primaire, " traîne son ennui " au milieu d’autres qui sont à l’école de la République pour étudier, apprendre, acquérir les outils qui feront de lui un être responsable. Que comptez-vous faire de ces adolescents lorsqu’ils quitteront le système scolaire à 16 ans sans rien en poche ?

Lors de ce débat et des précédents, il n’a jamais été question de la fonction présidentielle, à savoir l’Armée, la Diplomatie et les relations étrangères partagées avec le gouvernement partiellement. Elle a, au cours de ce débat, exposé le projet de gouvernement dans l’hypothèse où le PS gagnerait les prochaines élections législativesD’après la Constitution d’octobre 1958, le premier ministre détermine et conduit la politique de la nation. Rappelons que l’UMP lui propose un projet pour la prochaine législature engageant son parti et évoque la fonction présidentielle dans ses attributs régaliens.

Me Royal se pose en chef de la majorité parlementaire socialiste, en conséquence premier ministre, quelque soit le président. Quand aux promesses, réponses aux forums participatifs, toujours aucune modalité de financement à ce jour et aucune mesure concrète proposée pour résorber la dette de la France…

N'y aurait-il pas, parmi la plus que centaine de mille d'encartés au parti, quelques personnes sensées, pour inculquer à notre héroïne nationale quelques notions de politique dont elle aurait fort besoin?

Est-il normal que des candidats à un mandat électif propose un projet sans que celui-ci n'engage toute sa responsabilité, sinon sa responsabilité politique, s'il n'est pas exécuté dans la mesure où il sera financer par les deniers publics ? Obligation devrait être faite, afin de ne pas tromper l'électeur, de fournir une fois élu un état comptable détaillé. Obligation devrait également être faite de voter des lois de programmation ou autres déterminées dans leurs objectifs, dans le temps, dans les modalités d'adaptation concrète aux circonstances. Le contrôle de ces obligations pourraient être affectés conjointement en étroite collaboration au Conseil constitutionnel et à la Cour des comptes qui statueraient et imposeraient les rectificatifs ou les annulations nécessaires, sous peine d'être "renversés" et "inéligibles à vie". Quel serait le candidat qui aurait le courage de proposer une telle réforme afin de rendre leur crédibilité aux Politiques ? Il est trop facile de promettre et d'endetter la France jusqu'à l'asphyxie...

* apprentissage : l’apprentissage est un contrat régi par le droit avec des obligations et des droits tant pour l’apprenti que pour le maître. La formation se passe alternativement chez le maître et à l’école. Ne croyez-vous pas que l'option de l'apprentissage à 14 ans éviterait aux adolescents de 14 à 16 ans de plonger dans la délinquance juvénile?

Je me permets de me citer comme exemple : de 12 à 18 ans, alors que je préparais le brevet d'enseignement industriel, pendant les vacances scolaires qui duraient trois mois, ma mère me mettait en apprentissage dans des ateliers divers - tourneur fraiseur, mécanique diesel, électricité où, à l'époque la durée du travail était de 48h par semaine et les tâches qui m'étaient confiées étaient éprouvantes. Cela a forgé mon caractère et m'a responsabilisé.

                                                                                      le 20 février 2007

 

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