Big brothers... au service des gouvernants

Big Brothers, le nom d'une théorie élaborée aux USA et dont Orson Wells s'est fait l'interprète pour la dénoncer dans les années 50, selon laquelle tous les citoyens seraient fichés de la naissance à la mort dans tous les actes de la vie. Cette théorie semble avoir été mise en place progressivement, graduellement, au cours des 50 dernières années, par étapes successives. Si nous avons un numéro de sécurité sociale, cela permet de suivre la carrière professionnelle des gens, pour ouvrir leurs droits à la sécurité sociale puis à la retraite.

La carte d'identité, faite pour justifier de son identité, mute. Il est en projet de lui adjoindre les renseignements suivants : les empreintes digitales de plusieurs doigts, le numéro de sécurité sociale, le numéro de compte bancaire. Actuellement, le compte bancaire n'est exigé par la police que dans le cadre d'une instruction diligentée par un juge. En principe, il est dangereux de divulguer son numéro de compte qui permettrait à n'importe quel informaticien de vider votre compte bancaire ou de verser sur celui-ci des sommes destinées à laisser croire que vous participez à un trafic, blanchiment d'argent… Quand à moi, je ne fais pas plus confiance à un agent de l'Etat qu'à n'importe quel autre citoyen.

En se servant de la justification 'au nom de la sécurité'non seulement l'on restreint les libertés publiques des personnes mais l'on établit des fichiers multi-critères autorisant toute sortes de recoupements (vos déplacement, vos lieux de vacances, vos achats alimentaires, vos achats loisirs, vos sorties, vos lectures, vos préférences idéologiques, entre autres…).

L'on arrive actuellement à un véritable flicage digne des fichiers de la Guestapo, du KGB, de la Guépéou, de la CIA encore faut-il préciser que nombres de ces organes anciens n'avaient pour outil que la petite fiche traditionnelle manuscrite alors que les nouvelles technologies apportent aux gouvernants actuels les instruments de la scannérisation de toute personne !

Les caméras, de plus en plus sophistiquées, miniaturisées, temporalisées, sont en cours et seront dans tous lieux publics : musées, cinémas, concerts, stades, magasins, jardins et bancs publics, rues, métros, autobus…et bientôt dans la vie privée ? Et ce, sous le regard d'agents gouvernementaux dont la spécialité sera de faire dans le voyeurisme!

 

Il ne tardera pas que l'ADN soit prélevé dès les premiers cris de bébé. Comme il sera alors facile pour une personne de faire accuser un quidam en déposant sur le lieu d'un crime un cheveu ou de laisser tomber un kleenex, un mégot de cigarette, un chewing gum ramassé en suivant celui-ci. Nous offrons à la vraie criminalité l'alibi parfait en se montrant à l'heure de commission du crime devant une caméra quelconque d'un lieu public.

Ah ! l'agréable M. De Villepin, auteur de ce projet de nouvelle carte d'identité obligatoire et payante, sorti des salons de l'Elysée avec son costume étriqué d'épaules comme une gravure de mode ! Ce cher monsieur bien comme il faut, le héros de l'ONU, prend actuellement une tournure de vrai politique, vêtu à présent larges d'épaules, visage plus buriné, plus macho, langage moins onctueux au fur et à mesure qu'il se rapproche du sommet, c'est inouï comme l'ambition transforme un être! Je pense quand à moi, qu'il a cassé son image et qu'il ne fait plus illusion.

'La libertad es un bien común y cuando no participen todos de ella, no serán libres los que se crean tales' Miguel de Unamuno

- La liberté est un bien commun et si d'aucun ne participe, ne seront pas libres ceux qui croient l'être -                                        20 avril 2005

 

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