Coercition : outil du pouvoir

Morale : science du bien et du mal ; théorie de l'action humaine en tant qu'elle est soumise aux devoirs et a pour but le bien.

Lois : règle imposée à l'homme de l'extérieur. En droit, acte à caractère général et impersonnel, voté par le parlement et promulgué par le Président de la République.

Lorsque l'on appelle le peuple à voter lors d'un référendum, des législatives, des municipales … sont mis en opposition la morale et la loi. N'oublions pas que morale et loi sont des vocables qui peuvent s'accorder mais aussi être antagonistes selon la conception que l'on se fait de l'intérêt général et de l'intérêt particulier.

Le pouvoir appartient au peuple qui le délègue à ses représentants au moyen du suffrage universel direct (ex: les députés), indirect (ex : les sénateurs) dans le but de tout faire pour le bien général. Les parlementaires votent les lois que le Président de la République promulgue ensuite.

Que se passe-t-il donc lorsque les rouages de l'Etat sont en place?

Députés, sénateurs, Président agissant en leur conviction personnelle ont plusieurs choix qu'ils feront appliquer en toute rigueur grâce aux moyens de coercition dont ils disposent. En ce qui concerne les derniers gouvernements de ces décades passés, l'on trouve en premier lieu : la grandeur de la France, l'intérêt général, l'intérêt personnel de ces différents élus, avec une variante de mélange de ces trois solutions agrémentés de népotisme, intérêts des partis et enrichissement personnel.

Concernant le référendum relatif au traité constitutionnel européen, répondre par l'affirmative ou son contraire est un choix cornélien. Le seul conseil que je puisse me donner, c'est de bien lire ce traité, le bien disséquer, l'analyser parce qu'une fois en vigueur, les moyens de coercition dont dispose le pouvoir nous contraindront à le respecter.

Les politiques quels qu'ils soient devraient accès leur effort à écrire la loi dans le sens et uniquement de l'intérêt général et s'inspirer de cette pensée de Rousseau :

'C'est précisément parce que la force des choses tend toujours à détruire l'égalité que la force de la législation doit toujours tendre à la maintenir'.

Nota bene : utilisant une compagnie de CRS l'Etat a délogé manu militari, hier à Toulouse, brutalement, à l'aide de leur outil-en temps de paix : la matraque- les lycéens qui manifestaient en faisant du siting dans la cour du rectorat, c'est-à-dire pacifiquement, assis voire étendus sur le sol*. Leur revendication s'adressait au ministre de l'Education nationale trouvant attentatoire à l'Education la loi Fillion.

Une démonstration musclée digne de la Gestapo, commandée par le pouvoir, sur des adolescents de 16 à 18 ans, non violents, alors que le pouvoir précédent délogeait des sans-abris d'une manière plus raffinée sous le regard des caméras.

Voter pour un groupe d'hommes en leur déléguant le pouvoir souverain du peuple, c'est aussi donner son adhésion à toute action future et ce, librement ou sous la contrainte.

* coercition - lorsque nous cherchons un dicton relatif au pouvoir : plus personne parmi les hommes célèbres pour en concocter ; ne veulent-ils mordre la main qui les nourrit ?

 

' Des abrutis, des brutes, pas un atome d'initiative, d'intérêt pour ce qu'ils font, pas la moindre trace de goût' Nicole Sarrault

                                                                                              le 2 avril 2005

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