Conclusion et sources

Jamais ! oh grand jamais ! un peuple qui était loin de nos moyens de communication, de mouvement et des idées du XXIe siècle, n’est autant préoccupé de ses déplacements tant au point de vue du confort que la facilité de se déplacer sans obstacle d’un lieu à l’autre pour son armée et le transport des armes et des vivres qui suivaient. Certains ont vu dans cet ouvrage titanesque qu’a consisté l’élaboration de ces routes à travers l’Europe et au delà, l’apport de Rome à la civilisation. En réalité, pendant les siècles qui ont précédé notre ère, les Romains ont construit ces voies, ponts, tunnels, villes de garnison dans le seul but de faire la guerre et acquérir richesses et prisonniers pour en faire des esclaves pour les citoyens romains. Toutes choses que le monde entier admire et que créa Rome le fut par les seuls esclaves – monuments, statuts, peintures, ponts et portiques, bâtiments administratifs… et temples ; philosophie, sciences, médecine. Les arts mécaniques et l’industrie sont de l’apanage des esclaves. Pour les citoyens de Rome, travailler était un déshonneur : seuls les fonctions de guerre, administratives, religieuses, politiques et l’oisiveté étaient considérées. Il y aurait tant de choses à dire qu’il nous faudrait infiniment de temps pour décrire tout ce que cette organisation machiavélique qui dura au-delà d’un millénaire apporta comme souffrance et misère aux peuples conquis bien que nul ne conteste les progrès de civilisation qu’apporta Rome à ces pays barbares. Mais en ce qui concerne Rome, l’apport de la civilisation a ces pays était le moindre de ses soucis.

Sources : Valérie Ladegaillerie, Histoire de la pensée politique de l'Antiquité à nos jours in www.anaxagora.net (merci à toi); Tout l'Univers et divers articles sur la toile. 

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