De la francisation à la francité

De la francisation à la francité : extrait de l’article de René Charbonneau -

La France et ses partenaires africains se félicitent de part et d’autre d’avoir réalisé la décolonisation sans rupture. Le temps, les découvertes et les progrès techniques ne pouvaient faire que la France rendit l’Afrique telle qu’elle l’avait découverte. Elle ne saurait donc se prévaloir de ce qu’elle y a accompli, pas plus que les Africains ne peuvent valablement argumenter de ce qu’une pleine liberté leur eût permis de réaliser s’ils étaient demeurés seuls. Tous les efforts s’étaient concentrés, plus tard, sur les réseaux ferrés ou routiers, les axes étant destinés à étayer un auto-développement ; la réalisation de ports tout le long de la côte atlantique et des côtes de Madagascar ; le développement des agglomérations et création de capitales, villes et villages dans toutes les colonies…

Les frontières nationales actuelles de l’Afrique ont été fabriquées de toutes pièces et souvent au hasard des circonstances par la colonisation. Après avoir fait grief aux colonisateurs et leur avoir reproché, particulièrement à la France, de les avoir " balkanisé " les pays africains ont mis depuis longtemps ces deux critiques en sourdine. L’Europe a appris à l’Afrique qu’une nation ou un ensemble régional constitué d’éléments qui se sont agglutinés par concertations délibérées sont plus solides qu’un ensemble trop vaste, artificiellement constituéCe continent en a déjà fait, malheureusement, le temps d’une génération après l’indépendance plusieurs fois l’expérience - 15 à 20 ans après l’indépendance. Ces grands Etats, le Nigéria, le Zaïre, l’Ethiopie, l’Angola ont été ensanglantés par des guerres civiles alors que les plus petits, les " balkanisés " par la France ou par d’autres, ce sont concertés entre eux, sans conflits majeurs, pour des ententes douanières ou des coopérations futures. Pour ce concernant sa politique humaine en Afrique, c’est surtout de son résultat final que la France peut se prévaloir le plus.

L’élite des nouveaux pays indépendants a eu besoin en priorité : des organisation s, des administrateurs, des têtes politiques, des esprits que leur formation à l’occidentale a ouvert à l’universalisme des hommes qu’elle avait initié aux grands problèmes en leur confiant jusque chez elle des responsabilités ministérielles de haut rang. Ci-dessous le symbole de l’amitié et de la francité, un étudiant noir et une étudiante blanche au lycée de Dakar en 1960, année de l’indépendance du Sénégal.

deux étudiants au Sénégal 


Six siècle après les premiers voyages des Français, le symbole final de l'amitié et de la francité, un étudiant noir, une étudiante blanche, à lycée de Dakar (1960), année de l'indépendance.

Qu’en est-il, à l’aube du IIIe millénaire, des nouveaux colons venus s’installer en Afrique ?

Les Indes vont-elles, comme cela a été fait dans leur immense pays, polluer le plus petit cours d’eau – écoulement continu de l’eau des fleuves, rivières ainsi que les immenses réserves d’eau que représentent les nombreux lacs, étangs, marigots, tuant ainsi tout ce qui bouge, depuis les oiseaux migrateurs et autres, les poissons, nourriture essentiel de nombreuses peuplades, et rendre malades jusqu’à ce que mort s’en suive les habitants de ces pays - en métaux lourds, désherbants, engrais, insecticides, mercure, plomb, chlore, bioxyde et j’en passe…

Le Brésil

La Chine, ce qui précède est aussi valable pour ce pays. Mais en plus, le pays du porc, du bétail – la consommation de viande est passée de 25 kg à 50kg / an et par personne en l’espace de 5 ans – et tout cela pour un pays ne possédant que 7% de terres arables alors que sa population représente 25% de la population mondiale. Les céréales étant insuffisantes pour la nourriture des cheptels, la terre entière verra le prix, dont les grains – avoine, blé, maïs, millet, orge, seigle, sorgo… servent de base à l’alimentation de l’homme, atteindre des sommets jamais connus, jusqu’à ces jours sombres à venir, touchant les populations les plus pauvres, les plus démunis de notre monde : d’atroces futures famines sont à prévoir… 

Tout ceci pour que la faune aisée de l’humanité puisse se bâfrer de cochonnaille et de côtes de bœuf !

L’ensemble de ces trois pays, les nouveaux colonisateurs de l’Afrique, ayant population à forte densité, viendront par villages entiers – j’ai vu arriver en 1954 par bateaux à Pernenbuco (Récife), un groupe de 500 Chinois auxquels l’Etat brésilien avait accordé des terres dans le Mato grosso pour y faire culture du riz ; au Gabon en 1958, un groupe de Chinois n’ayant pas utilisé comme main d’œuvre un seul Gabonnais ; une très grosse entreprise israëlienne de travaux publics, vivant dans un village fermé en Côte d’Ivoire, à la sortie d’Abidjan, a amené toute sa main d’œuvre et son ingéniering d’Israël, les quelques Ivoriens embauchés par eux l’étaient pour faire des tranchées sur de la laterrite, le travail le plus pénible qu’il soit…



 

Auront-ils l’idée de construire et entretenir, réseaux routier et ferroviaire, dispensaires en nombreux suffisants – ceux de la colonisation ayant complètement disparus ainsi que leur personnel, hôpitaux, écoles et j’en passe…Au fait, pourquoi viennent-ils donc dans cette région du globe ?

 

La première Dame du Sénégal est venue en Europe, il y a peu, pour demander aux gouvernants de la CEE de faire pression sur les parlementaires sénégalais afin qu’ils n’insèrent pas la Charia dans la Constitution du Sénégal. Cette grande Dame, est par ailleurs très aimée des femmes sénégalaises, des rois coutumiers et de tout ce qui est traditionnel dans ce pays. Elle a fondé la première association réunissant des Sénégalaises et les intellectuelles pour inciter dans les villages filles et mères a n’accepter le mariage que " civil " - dans le cas où le mariage n’est pas " civil " donc inscrit à l’état civil du pays, il est de droit " coutumier " et soumis dans certaines régions, à l’instar de la Casamance, à la Charia, à savoir la loi musulmane qui autorise la répudiation, la lapidation, l’excision, le fait de jeter femme et filles à la rue…

 

Me la secrétaire d’Etat, Rama Yade, fille d’un diplomate sénégalais, devrait prendre exemple sur cette grande Dame au lieu de tenir des propos déshonorants ! Rappelons que lors d’un déplacement à Argenteuil pour soutenir le candidat UMP à la mairie, M Georges Mothron, elle a approuvé l’achat d’un répulsif, le " Malodore " pour éloigner les SDF du centre ville car il faut, a-t-elle expliqué à la presse, " tout tenter dans la ville ".

Nota bene : les paroles que vous avez prononcées, Me Yade, sont de loin plus ignobles que celles du Président Chirac évoquant les cages d’escalier où il était question " de bruit " et " d’odeur " et de M le Président actuel lorsqu’il parle de nettoyer la racaille au karcher, cet homme que vous admirez tant.

" Ils étaient " trop francs " et trop mauvais politiques pour déguiser ce qu’ils pensaient " R. Roland

 

 

 

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