Ecrit de bonne foi selon mes convictions

Pourquoi dites-moi me suis-je embarqué sur un thème que mes convictions devraient m’interdire d’aborder, celui-ci me laissant dans l’indifférence la plus totale, étant profondément hostile à tout ce qui à trait à la religion, aux sectes, toutes deux étant confondues dans mon esprit. La raison sont les petites phrases émises par sa " Sainteté " concernant le respect envers la vie, le mariage et la menace d’excommunication* prononcée envers les élus et les habitants de ce pays avec un style trivial qui dénote un certain manque d’éducation. Qui vous croyez-vous pour imposer sans discussion aucune au préalable ?

Vous qui logez dans le plus petit Etat du monde – 44 hectares, croyez-vous être le possesseur des 176 257 000 habitants de ce pays.

Le milliard de catholiques dans le monde se définit comme l’assemblée des chrétiens sous l’activité d’un Pape et de ses évêques et considérant le dit pape comme le vicaire de J-C (celui qui exerce en second). Je me moque de savoir le pourquoi du comment de la chrétienté mais je sais qu’elle a été imposée aux peuples les plus démunis de ce vaste monde à l’aide de vos commerçants allant chercher dans ces mers lointaines… et de soldats du Christ, par la persuasion et la violence au cours des siècles passés.

Le mariage, cette convention afin de permettre à deux êtres de vivre ensemble, rompu souvent par divorce, si longtemps décrié et combattu par l’Eglise et que vous accordiez aux grands de ce monde par l’échange de dons juteux, ne figure pas dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Pourquoi ne pas permettre à vos employés de prendre femme et de procréer sans commettre le pêché de chair. Pourtant les mâles de l’Eglise, s’il en est, à voir le traitement que vous imposez à vos bonnes sœurs interdites de célébration de messes, seraient heureux que vous leur permettiez par référendum de se prononcer !

Respecter la vie. (voir "Prédateurs et charognards" 

En dehors des grandes cathédrales, comme celle de Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, d’Abidjan et d’ailleurs, je n’ai jamais eu ouï dire de visites chez les malheureux éparpillés dans les vastes étendues de ces contrées. Le paludisme, le choléra, la lèpre, la famine… sont les seuls voyageurs, visiteurs inattendus et déplaisants de ces pauvres gens. Excommunication – notre cher Benoit XVI est venu fustiger les élus du Brésil, en pleine élaboration du projet de loi relatif à l’interruption volontaire de grossesse. Il menace ceux-ci d’excommunication, peine ecclésiastique par laquelle quelqu’un est retranché de la communion de l’Eglise catholique.

Mon cher Pape, il est loin le temps où les excommuniés ne pouvaient paraître en aucun lieu et dont tout le monde s’éloignait ou se détournait !

Pourquoi cet anathème s’adresse-t-il uniquement à ce pays et non pas à ceux de l’hémisphère nord – France, Italie, Espagne… filles de l’Eglise catholique, dont les lois sur l’IVG sont admises dans la plus stricte légalité et approuvées par l’ensemble de la population à l’exception de quelques irréductibles des extrêmes droites ?

Pourquoi ? je laisse aux internautes qui me lisent de trouver la réponse à cette question.

Personnellement, ayant été baptisé à un âge où il eut été difficile pour moi d’y réfléchir, je me suis depuis belle lurette excommunié de fait, mettant à jamais éloigné de l’Eglise et n’ayant conservé en tout et pour tout que lebaptême de la ligne du passage de l’Equateur à bord du navire le Bretagne qui me conduisait comme émigrant, en 4e classe –sous les ponts, à destination du Brésil !

" La religion est devenue une chose individuelle " Renan

Les internautes, particulièrement capables d’éprouver des sentiments d’humanité, éprouveront un profond malaise sur ce dont peut être capable le genre humain. Ces récits sont inscrits dans l’Histoire, relatant les cruautés dont ont fait preuve certains individus à l’inflexibilité sans faille, soumis à une morale rigoureuse, exécutant les ordres sans état d’âme et, en cas d’absolue nécessité, jusqu’à l’extrême. Je veux parler de ces hommes, toute hiérarchie confondue, appartenant à l’Eglise catholique romaine et ayant accompli les actes les plus horribles qui soient.

L’Histoire nous rappelle la distinction opérée par l’Eglise entre le Bien et le Mal, qui est le fondement de la religion.

L’Inquisition est l’institution chargée entre le 13e et le 19e siècle de réprimer l’hérésie dans les Etats catholiques. Les premiers inquisiteurs furent désignés en 1198 par le pape InnocentIV lors de l’hérésie cathareA partir de 1212, elle utilise la torture qui persistera en France jusqu’au 15e siècle, les tribunaux de l’Inquisition tombant en désuétude, sauf en Espagne, où elle demeure rigoureuse jusqu’au 18esiècle. Instaurée en Espagne en 1480 avant la fin de la Reconquista par la bulle du pape Sixte IV, à la demande du roi Ferdinand le Catholique et d’Isabelle la Catholique. Dirigée par trois évêques qui dépendent de la Couronne, elle a un pouvoir juridictionnel absolu pour juger et condamner les hérétiques, les marranes(porcs), conversos (juifs convertis depuis le 13e siècle par la force ou la peur, la violence à leur encontre) soupçonnés de judaïsme – répression de 1391. Ce mouvement aboutira en 1492 par le décret d’Alhambra par l’expulsion des juifs du royaume. L’Inquisition est tristement connue pour son usage de la torture, appliquée aux condamnés et aux accusés pour leur arracher des aveux : ils étaient soumis à la question par un bourreau appelé questionnaire.

Les instruments les plus utilisés étaient les verges, la roue, le chevalet ; d’autre part, on chauffait et brûlait les extrémités des membres ; on arrachait les ongles ; on chaussait les pieds de brodequins que l’on serrait graduellement à l’aide de coins ; on coulait du plomb fondu dans les oreilles, les yeux, la bouche des patients ; on leur faisait avaler de l’eau à plein seau… Ayant forcément avoué, le condamné finissait le reste de sa vie, quand il y avait un reste, au bûcher qui consistait à le brûler fiché sur un pieu avec comme combustible du bois, parfois de la paille, du foin, des cadavres de porcs et de chats.

Les guerres de religion –

Sous l’égide de Catherine de Médicis, née à Florence en 1519, fille de Laurent II et arrière-petite-nièce deLéon X, elle épouse le dauphin qui deviendra Henri II et fut mère des trois derniers rois Valois et de Marguerite, qui deviendra reine de France, épouse de Henri IV. Si les huit guerres sont communément distinguées entre 1562 et 1593, elles présentent des caractères communs : les adversaires sont d’une cruauté illustrée par divers massacres (pendaisons, assassinats, tortures…) ; on fait appel à l’étranger puisque les catholiques reçoivent le secours du roi d’Espagne Felipe II et les protestants celui de la reine Elisabeth d’Angleterre, certains princes allemands et des cantons suisses. L’autorité royale cesse d’être respectée et l’on note de nombreuses trêves. Je ne vais m’appesantir que sur la quatrième guerre qui fut à l’origine du massacre de la Saint Barthélémy.

Charles IX né en 1550, second fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, est proclamé roi de France à la mort de son frère François II. La reine mère assure la régence jusqu’en 1563. Elle essaie de contenir les Guises catholiques ainsi que les Bourbons huguenots. Charles IX, devenu roi, signe l’édit de Saint Germain en Laye qui accorde aux protestants la liberté du culte en dehors des villes fortifiées aux mains de ceux-ci.

Le massacre entre catholiques et protestants commence sous l’impulsion des Guise. Cet édit, dit de Tolérance, attise la haine entre les deux communautés. Le 22 août 1572, l’amiral de Coligny (1512-1572), passé à la Réforme, l’un des chefs calvinistes, est blessé au cours d’un attentat alors que l’ensemble des chefs protestants se trouvent dans Paris à l’occasion du mariage d’Henri de Navarre et de la sœur du roi : ce qui devrait s’avérer un traquenard fomenté par la reine mère afin de supprimer les principaux chefs protestants. Convaincu par la reine qu’un complot se trame contre lui, le roi cède et ordonne ce que l’on appellera le massacre de la Saint Barthélémy, glorifié par Grégoire XIII et la complicité du roi d’Espagne. La proportion des protestants est alors évaluée à 30% de la population française et plus encore dans la noblesse.

Le 24 août, jour de Saint Barthélémy, le carillon de l’église de Saint germain de l’Auxerrois sonne le début du massacre à 3 h du matin, relayé par les carillons de toutes les églises de Paris. Te Deum qui devait durer le temps de l’hallali programmé minutieusement. 30 000 protestants furent tués dans la capitale – hommes, femmes et enfants. La boucherie la plus horrible jamais commise dans la ville considérée comme la fille aînée de l’Eglise. Au même instant, dans les autres villes et campagnes de France, le carnage faisait des dizaines de milliers de victimes.

Lisons ce passage du marquis Christophe de Juvénal des Ursins, lieutenant gouverneur de Paris vers fin 1572 : " Nous allâmes nous asseoir sous la petite treille du Côte de la rivière pour respirer le frais ; nous entendîmes tout à coup dans l’air un bruit horrible de voix tumultueuses et gémissements mêlés, des cris de rage et de fureur ; nous restâmes immobiles saisis d’effroi, nous regardant de temps en temps sans avoir la force de parler. Ce bruit dura je crois une demi heure. "

Le massacre commence au moment où le duc de Guise suivi du duc d’Aumale, escorté de Sarlabous, gouverneur du Havre et de cent cavaliers se présentent devant l’hôtel Coligny. Se faisant ouvrir sous un prétexte quelconque, ils s’engouffrent dans la cour pavée et tuent les amis et gardes de l’amiral. Les assassins grimpent au premier étage et pénètrent dans la chambre de l’amiral blessé. Celui-ci tourne la tête vers eux et murmure : " Je crois qu’il est temps de réciter la prière des morts ". Poignardé à l’aide d’un pic, il est défenestré et décapité, sa tête placée à l’extrémité d’une hallebarde et montrée de par les rues à ce peuple assoiffé de sang.

Pendant la nuit du 24 août et jusque 2 h du matin, les portes des maisons protestantes sont marquées d’une croix de chaux vive dans le silence le plus absolu. Les bourgeois de Paris, les corporations menées par leurs chefs, les malandrins de toute sorte, armés de coutelas, de faux, d’hallebardes – en ce temps là, le peuple était armé à demeure, de pistolets, d’arquebuses, de pertuisanes, ayant tous rejoints la Sainte Ligue, étaient à l’affut, chacun à son poste désigné par avance. Et puis le carillon de Saint germain de l’Auxerrois donna le signal…

" L’homme dès qu’il se distingua de l’animal fut religieux " Renan - mais il n’en était pas complètement libéré.

J’ai cru comprendre autrefois que le premier homme et la première femme, créés par sa " Grandeur " étaient à l’origine de l’humanité et non descendant de l’espèce animal. Je comprends à présent pourquoi " L’histoire du christianisme " en 7 volumes d’Ernest Renan – 1823-1892, ait fait scandale en son temps.

Combien de misères, de détresse, de calamités, famines, guerres, hécatombes, assassinats, ont été commis au nom de la religion** dans l’horreur et l’effroi, pour que vivent et prospèrent les hommes d’églises, mosquées, synagogues et autres temples.

Pour clore cet exposé, c’est au tour des religions de notre temps, ayant survécues contre vents et marées, de s’attaquer aux peuples les plus démunis, les plus nombreux, leur promettant le bonheur éternel pour plus tard, au delà de la mort, à seule fin d’assouvir leur faim d’opulence et de pouvoir.

* actuellement, pour le financement de ses activités, le Saint Siège dépend en grande partie de la générosité des fidèles. L’on comprend son hostilité à l’IVG, plus il y a de fidèles et plus le pactole s’accroît. Connaît-on le PIB du Vatican et la richesse amassée par le Saint Siège depuis l’époque des conquistadores ? A ce sujet, un épais brouillard recouvre le Vatican.     

** religions primitives : animisme, chamanisme, fétichisme, totétisme

religions d’orient : bouddhisme, brahmanisme, hindouisme, jainisme, tântrisme, vedisme ; manichéisme, mazdéisme ; confusianisme, shintoisme, taoisme, judaisme

religions chrétiennes : catholicisme, orthodoxe (église), protestanisme religions musulmanes : islamisme (sunnisme, schisme)

Excusez du peu ! A chacun son fonds de commerce !

                                                                                   le 13 mai 2007

 

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