Fréquentation et familiarité !

Le passe-droit éradiquera-t-il le mérite ?-

Le népotisme (du latin nepos, nepotis, « petit-fils», le dictionnaire Gaffiot, du nom de son auteur Félix Gaffiot, mentionne le pluriel nepotes qui signifie « descendants, progéniture, neveux », mais ce n'est apparemment pas le sens premier) est la tendance de certains papes et par extension de certains dirigeants à favoriser l'ascension de leur famille ou leur entourage dans la hiérarchie dont ils sont le sommet.

Exemple - Parmi les papes les plus anciens, on peut citer : Calixte III, Borgia qui nomme Cardinal son neveu et fils adoptif, le futur Alexandre IV ; Alexandre IV Borgia qui nomme son fils César Borgia cardinal à l'âge de 18 ans ; Urbain VIII qui élève trois de ses neveux au rang de cardinal. Parmi les politiques anciens : Napoléon Bonaparte devenu Napoléon Ier, Empereur des Français, place presque tous ses frères et sœurs sur les trônes européens, son fils adoptifEugène de Beauharnais nommé Vice-roi d'Italie, son oncle maternel Joseph Fesch... Joachim Murat, un de ses beaux-frères sera dignitaire du Premier Empire. Parmi les politiques contemporains : Léonid Brejnev favorise l'accession de son fils au poste de ministre ; Nicolae Ceausescu place son épouse Elena,prétendument chercheur universitaire, au poste de vice premier ministre et un de ses fils Nicu qu'il fait nommé Premier secrétaire des Jeunesses communistes ;Saddam Hussein fait de ses fils Oudaï et Qusay ses présumés successeurs ; Kim II-sung désigne son fils Kim Jong-il comme successeur puis Commandant suprême des forces armées nord-coréennes ; Paul Wollowitz favorise sa compagne Shaha Rizza à un poste de responsabilité dans l'administration américaine ;François Mitterand place son fils « papa m'a dit » alias Jean-Christophe dans les réseaux France Afrique... Nicolas Sarkozy use de son influence pour faire accéder son fils Jean au poste de conseiller des Hauts-de-Seine après son double échec en première année de faculté de droit.

Comment la France pourrait-elle être une vitrine étincelante à la face du monde dès lors que du plus haut degré de la hiérarchie, en passant par les ministres... et les hauts fonctionnaires de l'administration, les personnes occupant des postes hauts placés ou à responsabilité sont, en majorité, issus du népotisme. Que fait-on des centaines de diplômés sortant chaque année des universités ou grandes écoles à la recherche hypothétique d'un emploi afin de vivre décemment ? Toute espérance déchirée, détruite, pulvérisée !

La pieuvre tentaculaire du népotisme étend ses ramifications et ne se contente pas d'opérer dans les rouages de services relevant de l'Etat ou de l'administration mais aussi dans le secteur privé par l'intermédiaire d'un réseau de relations et de connivence entre les politiques et les dirigeants du privé. Pour la énième fois, je voudrais qu'il soit mis en exergue ce qu'il advient de la descendance des élus. Quelles fonctions occupent-ils ? Ou pointeraient-ils au chômage ? Passés l'âge de 25 ans, perçoivent-ils le RMI ou le RMA ?

L'expression « la grandeur de la France » est usuellement utilisée par les politiques. Aussi peut-on s'interroger sur les diverses nominations. Ne serait-il pas plus efficient de nommer des jeunes diplômés, ayant passé brillamment leurs examens, à des postes fondamentaux pour notre pays ? Dès lors que l'ENA, Ecole nationale d'Administration, fournit notamment le personnel de la Haute Administration, l'on peut être interpellé par le niveau requis pour entrer à l'ENA et le niveau réel des fonctionnaires sortants. L'entrée se fait par l'intermédiaire de trois concours soit à la fin d'un cycle d'étude universitaire - licence, soit à la suite d'un concours interne pour les fonctionnaires, soit par le concours externe qui s'adresse aux salariés du secteur privé ou aux personnes exerçant un mandat électif local - justification de 8 années d'activité. Nous sommes très sceptiques quand à l'expression « sur concours » en raison du nombre incalculable de « fils de »... La réforme préconisée par le gouvernement tendra à faire « évoluer » le recrutement, le fonctionnement et les nominations des énarques, avec la création de quotapour les étudiants « des quartiers défavorisés ». Exemple : actuellement, les 15 premiers d'une promotion rejoignent le Conseil d'Etat destinés à devenir auditeurs de justice et maîtres des requêtes, postes éminemment importants et honorifiques. Au Conseil d'Etat ainsi que d'autres grandes institutions ou administrations d'Etat - préfectures, sont réservés les énarques les plus brillants de leur promotion pour assurer les fonctions les plus fondamentales du service de l'Etat. Avec la réforme, les administrations pourront sur dossier choisir leur personnel. Pourquoi cette réforme sinon pour favoriser un tel ou un tel, quelque soit sa place dans le classement de sa promotion ? Le quota, mot latin abbréviation de quote-part, contingent, pourcentage déterminé indiqué par une fraction. Concept repris des Etats-Unis pour l'application par les ou l'un de nos brillants politiques pour attirer à eux les bulletins d'une fraction de la population. Il est question avec les quotas de réserver un certain nombre de places à l'entrée dans certaines grandes écoles... ENA... IEP à l'inverse du mode de recrutement actuel, le concours. Les quotas génèrent une autre interrogation : le niveau de compétence. Admettons par exemple 20% de places réservées pour l'entrée à l'ENA ou à IEP à des étudiants de quartiers défavorisés. Premier problème : les meilleurs des quartiers défavorisés vont accéder à l'entrée de grandes écoles alors qu'ils n'ont peut-être pas le niveau requis ; deuxième problème : à l'inverse, ceux ayant le niveau pour y accéder mais n'étant pas de quartiers défavorisés ne seront pas intégrés à cette école parce que la fraction désignant le nombre d'élèves admis par quota les en empêchera. Peut-on remettre la manière d'apprécier le mérite des conconrants ? A quoi serviraient les longues suites d'années qui établissent la valeur et le mérite des étudiants ? N'oublions pas que le concours a été institué par Lucien Bonaparte, l'un des hommes les plus illustres relativement au savoir et à la connaissance, en 1799 et généralisé par le général de Gaulle en 1945 lors de la création de l'ENA. « Depuis quand les étudiants médiocres suppléeraient-ils les étudiants brillants ». Il est à souligner, qu'en France, chaque élève a accès à toute école, toute formation, dès lors qu'il en a la compétence requise et peut, s'il est de socialement défavorisé, peut bénéficier d'une bourse d'études et de diverses aides financières.

Il était une fois une certaine Faculté de droit...

Il est inutile que vous ayez connaissance de l'ordre des temps et des dates de la course aux chars (carrière) menée par cinq jeunes gens que l'on qualifierait de voyous tant des coups furent distribués partant depuis l'arène (Assas, Paris II). Quelques jours auparavant dans l'émission « A vous de juger » mettaient aux prises sur le petit écran M. Moscovici et M. Devedjian. Une question fut posée à celui-ci par son vis-à-vis, propos dont je ne me souviens pas et auquel celui-ci répondit par une citation de Tocqueville, tout sourire narquois et satisfait, faisant étalage de culture. Ce monsieur cite souvent ce personnage. Il devrait savoir queCharles Alexis de Tocqueville (1805-1842) écrivain et homme politique français publia une œuvre fondamentale « De la démocratie en Amérique » au retour d'un voyage aux Etats-Unis où il y étudia les méthodes carcérales du pays. Devenu ministre des Affaires étrangères de la II République (1849) dans le second gouvernement d'Odillon Barrot, il appuya Joseph Gobineau (1816-1882), écrivain français pour que celui-ci devienne son chef de cabinet, ce qui marque le commencement d'une longue carrière de diplomate. Son Essai sur l'inégalité des races humaines (1853-1855) a été exploité par les pangermanistes. L'idée du pangermaniste est formulée à partir du concile de Bâle (1434) et se développe dans les années qui suivent. Luther fait écho à ses idées. Le pape s'est servi des Allemands pour s'affranchir de Constantinople et les Allemands sont maintenus esclaves du pape, alors que l'Empire a été transféré à leur nation. Il faut que l'Allemagne redevienne le vrai foyer du chritianisme. Apparait alors l'idée d'une élection allemande car le peuple allemand est unique car, pendant que les autres peuples sont occupés à la guerre, l'Allemagne s'est élevé à un plus haut degré de culture. La doctrine de Gobineau jointe à la doctrine d'Alfred Rosenberg (condamné à mort au procès de Nuremberg) autour de « Le mythe du XXe siècle », constitue la doctrine de base de la théorie du régime nazi. Pour un Arménien dont les parents ont connu l'un des plus grands massacres ethnique, choisir un tel maître à penser me laisse pantois. Dès le lendemain, je me suis mis en quête sur internet comme tout citoyen se préoccupant de ses élites et je vous offre les résultats de mes investigations.

C'est l'histoire de cinq jeunes gens, Patrick, Alain, Gérard, Hervé et Claude qui, étudiant à Assas Paris II sympathisèrent, formant un groupe soudé, lié sans doute par un assemblage de buts communs. Réunis quarante-cinq ans plus tard dans la sphère du parti UMP, actuellement majoritaire à l'Assemblée nationale et occupant des fonctions prépondérantes au sommet de l'Etat. Pour ceux qui voudraient s'investir en politique, leur parcours est un pur joyau. Sitôt entrés à la Faculté Assas-Paris II, [   ] plusieurs événements de désordre marquent cette université et la présentent comme un bastion d'extrême droite, on l'appelle communément encore aujourd'hui « la fac des fachos ». Ils deviennent membres actifs du mouvement politique Occident, mouvement français classé à l'extrême droite. Le mouvement est avant tout anti-gauchiste et reprend les thèmes classiques de l'extrême droite du XIXe siècle ; mouvement fondé sur la réaction aux communistes, trotskystes ou maoïstes. En 1965, Occident adopte pour mot d'ordre « Tuer tous les communistes partout où ils se trouvent ! » reprenant à son compte l'exhortation du maréchal Suarto en Indonésie où les communistes et présumés sont assassinés par centaines de milliers. Occident approuve lecoup d'Etat des colonels en Grèce et ajoute même : « La seule méthode reconnue pour mettre fin à l'hégémonie marxiste étant l'élimination physique, nous suggérons au gouvernement grec de ne pas se laisser prendre au piège d'un pseudo-humanisme ». Occident est dissous le 31 décembre 1968 et remplacé par le Groupe Union Défense - dont le correspond français en allemand est le Nationalistische Studen tenvereinigung dont le symbole est un rat noir, organisation étudiante française d'extrême droite créée en 1968 par d'anciens dirigeants d'Occident : Alain Robert, François Duprat, Patrick Devedjian, Alain Madelin, François Bernard Huygues, Gérard Longuet sous le label Union-Droit. Voici quelques commentaires des anciensmembres ou sympathisants. Patrick Devedjian9 : « ...c'était une façon pour moi de me sentir Français... j'étais anti-communiste... » - pour quelle raison être anti quoi que ce soit ? ... « ... à cause de l'Algérie française... » - pourquoi ? ... « ... j'ai quitté Occident en 1966... » - pour devenir co-fondateur du GUD ! « ... ce mouvement n'avait rien à voir avec Jean-Marie Le Pen » - avec l'extrême droite oui, M. Le Pen a pour le moins le mérite d'afficher, haut et fort, ses convictions...« ... c'était une époque, on ne peut comparer... » - ne dénigrez pas ce qui vous a amené où vous êtes (combinatione, népotisme...). Gérard Longuet10 : « ... j'étais Algérie française... » - ben voyons... « ... et anti-communiste » - pourquoi pas ? ... « ... j'ai fait un bout de chemin avec le FEN.... » - moi, je suis allé jusqu'au Brésil... « ... jamais supporté que l'on m'interdise de m'exprimer » - quelle vacherie !... « ... j'ai fait la campagne de Tixier-Vignancourt... » - fichtre ! « ... on ne spécialisait dans les relations conflictuelles musclées avec l'extrême-gauche » - et les salles de boxe, à quoi ça sert ? ... « ... on s'est pris des raclés » - j'espère de bonnes... « ... après les incidents de Rouen, j'ai rejoint les Républicains indépendants » - de sauts de puce en sauts de puce, et puis Démocratie Libérale, l'UDF, la Nouvelle UDF, le RPR et  l'UMP. Alain Madelin11 : ... « j'étais anti-communiste militant » - en plus militant ? tu étais quoi ? ... « ... à ce moment-là, la France de l'anti-communisme était marginalisée... nous nous sommes confiés à l'extrême droite... » - pourquoi pas la droite, le centre, les paysans, Rungis ?... « ... j'ai rejoins les Républicains indépendants... » - il faut bien dépendre de quelque chose... « ... non, je ne regrette rien... » - rien de rien, ni le poste, ni le piston, ni le poste que j'occupe actuellement... Hervé Novelli12 : ... « ... j'étais plus jeune que les autres » - maman, ils m'ont entraîné ! ... « ... il n'y avait rien entre l'extrême droite et l'extrême gauche... » - c'était la France des deux extrêmes, sans milieu ! ... « ... je n'ai aucun regret... » - pourquoi le dire ? ... « ... c'était un engagement anti-communiste » - ça ou autre chose, fallait plutôt jouer aux morpions petit... « ... époque révolue, et amitiés liées à l'adolescence... » - belle brochette de voyous et j'en dit autant de ceux qui étaient en face... La plus belle phrase... « ne tombons pas dans le piège de la béatification de l'extrême gauche et de l'extrême droite » - je suis béat d'admiration ! Claude Goasgen : a préféré d'abstenir.

notes : 9 : entretien au Monde du 13 février 2005. 10 : ibid. 11 : biographie de M. Madelin sur son site personnel. 12 : entretien au Monde le 13 février 2005. Ce 13 février 2005, ces trois charmants garçons sont allés à Confesse chez M. le curé de la paroisse des Saints Crétins ; "Vous... qui portez de vagues embarras et regrets sur la conscience, nul repentir ne dérange vos besoins satisfaits" M31

Ils étaient cinq dans cette course aux chars... de connivence -

Seuls les postes et les fonctions... sont à considérer. Patrick - mandats politiques : maire d'Antony (3 mandats), adjoint au maire, député des Hauts de Seine, ministre délégué Libertés sociales (2 nominations), président du comité d'agglomération des Hauts de Seine, conseiller général Hauts de Seine, secrétaire général de l'UMP ; depuis 2007, Président général des Hauts de Seine et ministre auprès du Premier ministre chargé de la mise en œuvre de la relance Fillion 2. Alain - mandats politiques : député d'Ille et Vilaine (2 mandats), membre du conseil général de Bretagne, ministre de l'Industrie, des PTT et du Tourisme sous Chirac 2, député européen (2 mandats), vice président du conseil général de Bretagne, ministre de l'Economie et du développement économique, membre du conseil général d'Ille et Vilaine, ministre de l'Economie et des Finances, maire de Redon. En 1997, le Parti Républicain se transforme en Démocratie Libérale et il devient le candidat à l'élection présidentielle (3,91% des suffrages) ; réélu député de la IVe circonscription d'Ille et Vilaine, il adhère au groupe UMP désigné président du Fonds mondiale de solidarité numérique le 6 novembre 2007. Gérard - mandats politiques :  député de la Meuse (2 mandats), conseiller général de la Meuse (2 mandats), vice-président du conseil général de la Meuse, conseiller municipal de Bar-le-Duc, député européen, ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, des PTT et du Tourisme auprès de son compagnon Alain, larbin de l'UDF en attente de poste, président du Parti Républicain, président du conseil général de Lorraine, ministre de l'Industrie, des Postes et du Commerce extérieur, président des régions de France. Membre de Démocratie libérale, il rejoint l'UMP en 2002 lors de sa formation et à la dissolution de Démocratie libérale. Il a été aussi : membre puis trésorier puis secrétaire général et président du Parti Républicain, membre vice-président de l'UDF, vice-président de la nouvelle UDF, conseiller politique du président de l'UMP. Il fut aussi conseiller politique de Juppé et Sarkozy. Actuellement, conseiller général de Lorraine, sénateur de la Meuse (un repos bien mérité). Hervé - président du Parti Républicain et Démocratie libérale ; coordinateur des députés PR à l'Assemblée nationale ; vice-président du groupe UDF à l'Assemblée nationale ; membre du bureau politique de l'UDF ; délégué général de Démocratie Libérale ; secrétaire général de l'UMP chargé des fédérations et de l'animation ; membre du comité exécutif de Démocratie Libérale ; président de l'Institut de Touraine ; président du syndicat mixte du pays de Chinonet ; re-secrétaire général de l'UMP rechargé de la fédération et de l'animation ; vice-président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Anciens mandats - membre du conseil municipal de Jouet-les-Tours ; membre du conseil d'Indre et Loire ; député de l'Indre et Loire adjoint au maire de Richelieu. Mandats en cours : président de la communauté des communes de Richelieu ; maire de Richelieu. Fonctions gouvernementales : secrétaire d'Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur. Claude : mandats politiques - membre du conseil de Paris (3 mandats), membre du conseil de l'Ile de France (2 mandats), adjoint au maire de Paris à 2 reprises, député (3 mandats), ministre de la Réforme de la centralisation et de la citoyenneté, membre du conseil de Paris et maire du IIIe arrondissement.

A quand la quille?

Un demi-siècle plus tard, il ne vous reste plus que finir très bientôt votre séjour dans ce palais de Médicis avec vue panoramique sur le Jardin du Luxembourg, largement rétribués sur les fonds de l'Etat et surveiller les turpitudes des « Jeunes » du palais Bourbon. L'un d'entre vous connaissant déjà les lieux. Ce lieu de tranquillité, de discrétion et de « masturbation intellectuelle » que l'on nomme Sénat, du latin Senatus, de senex, vieillard (voy. SENILE) - Littré. Autrefois, conseil perpétuel de Rome établi par les rois et aboli par Justinien. En France, corps institué Napoléon par la Constitution de l'AN VIII, supprimé puis rétabli par Napoléon III. Et plus tard, vous pourrez faire graver sur le marbre de votre pierre tombale : « J'ai participé à la Grandeur de la France ».

« Des violences dans le pouvoir qui enfantent d'autres violences dans le peuple » Voltaire

A quel moment au cours de l'ascension de ces cinq personnages, le népotisme est-il intervenu ? Il n'y a qu'à remarquer dans la longue liste des personnes ayant défilées à Assas-Paris II ceux des hommes et femmes politiques ou dirigeants tant du public que du privé. Il est aussi à souligner les générations d'hommes d'Etat et de groupements de personnages qui ont un grand pouvoir de facto dans la société, qui se succèdent de progéniture en progéniture dans le sein d'une institution politisée comme Assas-Paris II ou la franc-maçonnerie. Il se crée des accointances, des « amitiés » aptes aux relations étroites dans les affaires et passe-droit à leurs descendants.

« Quelle pensez-vous que furent les voies qui le conduisirent à cette fin ? la faveur ? il n'avait eu d'autres relations à la cour que celles que lui donnèrent ou ses affaires ou ses devoirs » - vieux français, Lamoignon Guillaume (1617-1677), magistrat français, impartial au procès de Fouquet, surintendant général des Finances. Sa fortune immense provoqua la jalousie de Louis XIV qui le fit condamner à vie.

Un travail de longue haleine nous apporterait la preuve que le népotisme est largement répandu en France, ressemblant à un quota plein en ce qui concerne la classe dirigeante, qu'elle soit publique ou privée, au détriment de milliers de jeunes gens, sans doute plus méritant et ceci au détriment même du devenir de notre pays mais surtout du à l'injustice qui règne dans notre pays laissant sur le pavé des surdiplômés dont certains, à l'occasion d'un article précédent de mon blog, m'ont dit haïr leur pays pour ces comportements.

Et si je dois donner un seul exemple de ce qu'il ne faut pas faire, c'est celui du chef de l'Etat dont le fils Jean, après avoir échoué à deux reprises sa première année de droit, se trouve être conseiller général des Hauts de Seine à 22 ans. Bien sûr, vous me rétorquer que celui-ci a été élu mais avant d'être élu, il a fallu qu'il soit présenté donc admis au sein du parti comme candidat.

Annexe - quelques acteurs peu recommandables auprès desquels les cinq jeunes gens se sont liés : François d'Orcival né le 11 février 1942, jeune partisan de l'Algérie française, membre du mouvement d'extrême droite Jeune Nation dissous en 1958 et fondateur des Etudiants nationalistes, FEN. Il collabore à la revue Défense de l'Occident de Maurice Bardèche, fondateur du négationnisme et se revendiquant explicitement du fascisme. Pierre Sidos né le 6 janvier 1927, fonde avec ses frères le mouvement Jeune Nation qui sera interdit en 1958 et refondé en partie nationaliste en 1959, parti d'extrême droite. A la suite de la dissolution de Jeune Nation le 15 mai 1958 par un décret du gouvernement Pflim, il collabore durant l'occupation.

Faits d'armes et évolution : mai 1966, les "Occidentaux" usent de violence en opposition à la pièce de Jean Genêt « Les paravents » ; le 12 janvier 1967, une petite équipe d'Occident attaque les Comités Vietnam sur le campus de l'Université de Rouen, la rixe entraîne l'interpellation de Patrick Devedjian, Gérard Longuet, Alain Madelin. Patrick Devedjian, préfigurant en tête de liste de balance possible, le jeune militant est soumis à un interrogatoire musclé et à la baignoire, complètement nu, il emjambe la fenêtre et se laisse pendre dans le vide avant d'être embarqué par la police ; au début de mai 1968, les militants d'Occident multiplient les provocations contre les gauchistes : « il est vraisemblable que ces violences dans le campus ont contribué à l'explosion de mai 1968 » ; le 27 octobre 1968, à la suite du saccage par les militants occidentaux du Snesup - syndicat national de l'enseignement supérieur, un groupe commun pro-chinois investit le Relais Odéon, lieu de rendez-vous habituel d'Occident et lance des cocktails molotofs. Le soir même, le libraire maoïste de la rue Gite le Cœur est plastiqué tandis qu'un autre groupe anarchiste s'efforce d'incendier la Librairie Française d'Henri Coston, militant d'extrême droite ; le 31 octobre 1968, R. Marcelin, ministre de l'Intérieur, faisait adopter par le Conseil des ministres la dissolution d'Occident. Plusieurs de ses membres rejoignent par la suite des mouvements libéraux ou conservateurs de droite, à l'instar d'Alain Madelin et Claude Goasgen. D'autres choisissent de continuer à l'extrême droite avant de rejoindre le RPR, le centre national des indépendants et paysans de l'UDF comme Alain Robert ou Henri Novelli. De son côté, Michel Rostoulan né en 1946, parlementaire français, rejoint le FN.


                                                                                                    Le 16 avril 2007

 

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