Il nou fo une ortograf pa kas têt! sms oblij ; mdr

« Pourquoi toucher à l'orthographe, pour faciliter disent-ils (en autre) la lecture de nos livres aux étrangers ; comme si les voyelles portaient toujours à l'oreille d'un Anglais, d'un Polonais le même son qu'elle porte à la mienne » D'Olivet

 
Il faut savoir se retirer à temps. Pourquoi vouloir prolonger une image de vous qui hélas au fil du temps s'est dégradée... oh, vieillesse cruelle... 


Après des études de droit abandonnées - matière exigeante et si vaste, pour l'Institution d'Etudes Politiques de Paris en 1958, ce qui nous laisse présager que la Fac de droit n'eut pas le temps de s'habituer à votre présence, vous intégrez l'Agence France Presse en 1961 et couvrait la guerre d'Algérie alors que vous étiez en âge d'être maintenu sous les drapeaux jusqu'en 1962.


A votre retour, vous vous spécialisez dans le journalisme scientifique sans être passé par une faculté de Sciences semble-t-il, sous l'égide de Serge Berg. Avec « l'imposture informatique » vous dénoncez le détournement des technologies par les constructeurs et les éditeurs de logiciels et particulièrement le formatage des usages par Microsoft. Il est à souligner à ce propos que Microsoft ne connaît qu'un seul concurrent pour son système d'exploitation : Linux qui perdure encore aujourd'hui. Si Microsoft est en situation de monopole, c'est uniquement parce qu'il n'a pas de concurrents prêts à investir des milliards de dollars en recherche, qu'il a satisfait avant de se développer aux exigences de la NASA leur offrant une technologie de pointe inconnue alors. Certes, Microsoft est réticent à fournir son savoir et ses procédés mais les parfumeurs français, si célèbre et dont nous sommes si fiers à l'instar des Yves Saint Laurent, Dior... Guerlain, renseignent-ils sur leurs procédés afin d'être copiés par la concurrence ? les grands cuisiniers qui initient des recettes renseignent-ils sur leurs procédés, leurs savoir-faire, procédés sortis de leur recherche et de leur imagination ? NON


A présent, vous vous attaquez à l'usage des mots de la langue française arguant la complexité de l'orthographe... pardon, l'ortograf. 


Lé roua de France... lé faraon dégipt... le marki de barabace... le kdo... lé conte de péro é d'andersène... nik ta mer é lé otre... seron ravi de fer un fe de joi avec tou sé putin é tou sé particul ki fon chié... ouater, wistiti, aané (ahaner), auri (ahuri), frase, filozofe, fonografe, fosfate, fobi... 


Les dictées futures risquent de devenir problématiques et que faire des mots découlant de la racine «éléphant» ? 

éléfan (pris en exemple par François), éléfante, éléfanto, éléfantiac, éléfantiazis, éléfantid, éléfantin-ine, éléfantic, éléfantograf, éléfantoïd, éléfantofage, éléfantopad, éléfantornit ...


Multiplier chaque mot de l'alphabet - pardon l'alfabé - par le nombre de mots qui lui succèdent ? 
L'orthographe française est certes difficile et piégeuse. Mais il existe depuis fort longtemps des méthodes d'enseignement dont certains mériteraient peut-être d'être remises à l'ordre du jour dans nos établissements scolaires. Ainsi, le Bled, manuel d'enseignement qui servit à de forts nombreuses générations. Vous y trouvez la règle à apprendre par cœur - à l'instar des tables de multiplication et division que tous trouvent normal d'apprendre, tables de multiplication et de division qui ont servi à simplifier l'apprentissage de l'addition et de la soustraction - puis des exercices à faire afin d'assimiler et d'acquérir la connaissance. Dans certains écoles, un cour de jeu d'échec est dispensé, il en résulte après plusieurs années que les élèves de ces écoles connaissent des résultats en mathématiques comme dans les autres matières bien supérieurs à ceux des autres écoles. La question est de savoir pourquoi. A l'instar de l'orthographe, le jeu d'échec nécessite de la part de l'esprit une véritable gymnastique intellectuelle. Il est question alors de la formation à la réflexion, l'analyse, la synthèse... des futures générations. Vous dites n'avoir pas de mémoire... mais la mémoire se travaille et c'est à cela que servaient les « apprenons par cœur » de nos livres d'antan. Nous n'ignorons que notre cerveau est complexe et qu'il nécessite d'être sollicité constamment pour acquérir et garder nos facultés que celles-ci soient cognitives ou non. Prenons pour exemple les malades d'alzheimer : si l'on ne peut actuellement les guérir, l'on sait que leur faire faire des exercices ralentit la maladie et leur permet de ne pas perdre ce qui leur reste de sensations.


Certaines gens dont vous êtes voudraient réduire l'instruction, à savoir l'apprentissage du savoir, de la culture, des connaissances. Sans ces procédures intellectuelles, cette gymnastique et cette structure de l'esprit humain, l'homme, être pensant puisque son intelligence le différencie de l'animal, redeviendrait un être primaire, instinctif... plus aisément manipulables par les politiques qui eux bien sûr continueraient de recevoir une éducation « parfaite » ou, à défaut, ce serait alors comme dans les temps passés, le chef charismatique qui prendrait le pouvoir.


Simplifier l'orthographe signifierait-il aussi la suppression pure et simple des homonymes et des synonymes qui font la richesse de notre langue ?
« Ce qui constitue deux ou plusieurs mots synonymes, c'est d'abord un sens général qui est commun à ces mots ; et ce qui fait ensuite que ces mots ne sont pas toujours synonymes, ce sont souvent des nuances, souvent délicates et quelquefois imperceptibles qui modifient ce sens primitif et général » D'Alembert


Au XVIe siècle, l'on prononçait le « mot » sans t : le t se lit dans la prononciation soutenue, on ne le dit pas dans la conversation excepté dans la locution mot à mot. C'est un nom monosyllabique ou polysyllabique composé de plusieurs articulations qui a un sens ; au pluriel, le s se lie : des mo-z ambigus. 
Le « h », 8e lettre de l'alphabet - alfabé - dans la prononciation h s'aspire ou est muette. H muette : ne se prononce pas - habile, huître ; H aspiré : se prononce et empêche l'élision des voyelles ou la liaison des consonnes avec la voyelle qui suit - le hasard, la haine, la belle harangue... 


Le « p », ph se prononce f et représente le phi grec.


« Peut-être y a-t-il des défauts dans notre orthographe mais à la bouleverser comme on voudrait le faire aujourd'hui, il y en aurait encore de plus grandes » D'Olivet

Mon pauvre M., n'avez-vous donc pas autres chats à fouetter et ne croyez-vous pas que de par ce monde d'autres sujets méritent notre attention ?

                                                                    le 3 septembre 2009

 

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