L'appareil logistique des réseaux

Faction – groupe, parti se livrant à une activité factieuse dans un Etat, une société ; partie factieuse, qui exerce contre le pouvoir une opposition violente tendant à provoquer des troubles. Lorsque je dis pouvoir, ce peut être aussi le pouvoir du peuple souvent se retournant contre le pouvoir mis en place par la volonté du peuple, pouvoir confondant l’intérêt particulier à l’intérêt général. Dans le cas du SAC, l’exemple est d’autant plus parlant qu’il a été tout d’abord contre le pouvoir en place puis à la solde des pouvoirs qui se sont succédés, ayant avec ces derniers des intérêts communs : le pillage de la France.

" Les " factions " rudes et oisives*, la vie somnolente des casernes "

En ces années-là, étaient-ils rétribués par l’Etat, le SAC – ce qui revient au même – ou par des fonds occultes ?

Historique – milices, gardes du corps, vigiles…

Philippe Auguste institue cette charge en 1192, appelée garde prétorienne. Dans l’Antique Rome, elle était constituée de soldats d’élite destinés à la protection des magistrats républicains. C’est l’une des unités les plus célèbres de l’Histoire romaine. Les Prétoriens constituent la garde rapprochée de l’Empereur, dirigés par un, deux ou quatre préfets et par l’Empereur lui-même. D’énormes distributions de primes sont octroyées, récompensant les prétoriens après l’échec de chaque complot – celui de Messaline contre Claude en 48, de Pison contre Néron en 65. Craints et redoutés de la population et du Sénat, ils ne jouissaient d’aucun sympathie. Le mot prétorien conserve, dans le sens péjoratif en français, un rôle trouble, héritage du prétoire antique. Vitélius (15 à 69 de notre ère), recrute une cohorte de 16 000 hommes – étrange ce nombre qui est celui du recrutement du SAC. Ces cohortes interviennent dans les luttes pour la succession impériale.

Prévention et sécurité en France – (wikipédia)

Cet article est une "ébauche à compléter" concernant une profession. "Vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant".

De nos jours (début du 3e millénaire) la profession rassemble aussi bien des savoirs faire ancrés dans l’Histoire que des travailleurs et des organisations professionnelles dans l’objectif de produire un bien ou un service. A la fin 2006, il existerait 528 conventions collectives nationales, régionales, étendues ou non, applicables aux salariés et employés de France.

Il est inutile d’obtenir quelques autres renseignements. Personnellement, pour l’avoir entendue sur le petit écran ces derniers semaines, je sais suivant cette source, qu’il existe 180 mille agents de sécurité dans le secteur privé contre 150 mille policiers en France.

Le noir le plus obscur sur le nombre d’agents ancrés dans l’histoire règne sur le savoir et l’utilisation de ceux-ci.

" B… comme barbouzes " dossier de poche de Patrick Chairoff, collection Alain Moreau

Faisant suite aux articles précédents, voyons l’appareil logistique des réseaux du SAC.

Appareil logistique des réseaux –

Comment les barbouzes gaullistes et les truands utilisés par les polices parallèles s’entraînent-ils à leur sport favori : plutôt que d’utiliser des bouteilles vides dans une garrigue, ils ont choisi la solution de la facilité et l’efficacité à savoir les stands de tir de la police, au coude à coude avec les inspecteurs des brigades anti-gangs anti-drogue, anti-tout… Le centre de tir de la police nationale dispose de différentes installations très modernes, permettant un entraînement intensif. Plus de 50% des adhérents sont des agents immatriculés du SAC, que ce soit à Paris, Marseille, Lyon…

Le passage des frontières pour un barbouze en sécurité est souvent résolu par l’utilisation de passeports diplomatiques et suppose des relations à la chancellerie du quai d’Orsay. Le chargé de mission du SAC et le chef régional en Alsace-Lorraine prennent en janvier 1973 livraison de 450 passeports et de 600 cartes de presse distribués aux agents du SAC dans les mois qui suivent. Lors des différents contrôles discrètement effectués, le Bureau Américain des Narcotiques, devenu en 1973, l’Agence Fédéral de la Lutte contre la Drogue, signala que diverses personnes suspectées de trafic d’héroïne utilisaient ces prétendus pièces " diplomatiques ". Le matricule du SAC n° 9628, truand lyonnais, vendait des certificats de résistance 4 000 F d’alors, d’autant qu’il était lui-même " héros de la résistance ". Les Doctorats en Droit ou en Science politique valent à l’époque de 1 000 à 3 000 F et la carte secrète de membres de l’Ordre Maçonnique Universel 800 F.

Et tant d’autres et autres magouilles pour lesquels les hommes du SAC ou des réseaux de J. Foccard et de C. Pasqua ont toujours été à l’affût de ce type de documents.

Le matricule du SAC n° 8359, devenu huissier à l’ORTF, décide lui aussi d’arrondir ses fins de mois, ce qui lui permet d’exploiter à fonds les gogos du quai Kennedy, dont les milieux informés affirment que parmi eux il y eut Léon Zitrone, Michel Drucker et Guy Lux… (B… comme barbouzes, p. 130).

Les réseaux Foccard et Pasqua usèrent à de nombreuses reprises des documents français parfaitement authentiques, fournis vierges par le SDECE, le ministre de l’Intérieur, le cabinet du Premier ministre, voire le Président de la République.

Le parc matériel roulant utilisé par les réseaux Foccard proviennent de différentes sources. Il s’agit de Foreingh Car " à Rome ", dirigé par un ancien agent du SAC qui dispose des plaques américaines qui n’ont jamais vu le continent du rêve américain ; le grand garage du Lyon blanc à Genève, qui met à disposition, des plaques helvétiques sous les 24h ; l’International Car fournit dans les meilleurs délais toutes les plaques du Bénélux et d’Allemagne occidentale. Pour les missions délicates – il n’en n’a pas manqué – les barbouzes ont recours, tout comme les truands, à des véhicules volés et soigneusement maquillés.

Munis de cartes tricolores identiques à celles des cartes officielles de police, les membres du SAC sont, dès 1959, répartis en deux réseaux : le renseignement et le réseau action.

Réseau renseignement –

Il recueille des renseignements sur les communistes, sur les partisans de la paix en Algérie, sur les poujadistes, les mouvements d’extrême droite et les réseaux de l’OAS. Pour les communistes, les instructions étaient de se procurer la liste des responsables, leurs domiciles, leurs habitudes, le plan des permanences et les locaux du parti… Plus tard, la situation s’étant corsée, l’on ne savait plus qui espionnait l’autre. Il a même fallu collecter des informations sur les hommes de leur propre majorité, leurs députés, leurs sénateurs, les permanents de l’UNR-UDT, puis de l’UDR, des républicains indépendants et l’ancien responsable du réseau " renseignement du sud-est de la France "… " Je peux vous assurer qu’avec ce qu’on a ramassé, il y avait de quoi alimenter parmi les responsable de notre majorité, les tribunaux correctionnels et les assises pendant plusieurs années. Les documents étaient récupérés et transmis directement à J. Foccard… ".

Pour information :je vous signale que le nom de Jacques Foccard, qui a joué un si grand rôle dans la politique française, n’a pas trouvé place dans aucun dictionnaire. Il faudrait plutôt cherché dans les archives secrètes de l’Etat.

Hors sujet –

Avant la guerre, Munich était le chaudron du radicalisme, la foire aux mécontents – en raison des conditions du Traité de Versailles ayant asphyxié littéralement l’Allemagne. Dans les années 20, ils se nommaient les Schutzstafell. Ils se baladaient en matraquant les gens, se considérant comme une race à part, supérieure au reste du monde. Leur doctrine politique s’appelait le National Socialisme et ils étaient dirigés par le caporal Adolf Hitler.

* " les factions rudes et oisives " : à l’époque du rapatriement des Français d’Afrique du Nord, un très grand nombre d’entre eux s’engagea dans des milices, passant leur temps en caserne à taper la carte et, à l’appel du tocsin, se précipitant avec boucliers et matraques, contre les manifestations chagrinant le pouvoir et, parmi nombre d’entre eux, ils étaient de mes amis… que j’ai rayé à jamais de mon répertoire.

** le parti national socialiste allemand ressemblait à une poignée de fanatiques. Les Schutzstafell étaient des brutes et personne ne les prenait au sérieux. Leurs articles,photographies, légendes, étaient toujours tournés en plaisanteries à la manière d’un opéra bouffe. Leurs dirigeants étaient Adolf Hitler et Erich Ludendorff, Rudolf Hess, Grégor Strasser. Leurs motivations étaient " la conspiration des juifs et des communistes ", " les filles violées par les terroristes bolchéviques ", " le sang aryen souillé par les sémites ", et " un plan pour mille ans ".

Notre prochain article concernera " le réseau action " du SAC.

                                                                                                                                                 le 15 juin 2007

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