La baffe monumentale

 Nos brillants gouvernants continentaux, imbus de la science infuse de la gouvernance, ont la douleur de vous faire part de la victoire du NON acquise dans l’ignorance la plus dommageable à la grandeur de la France et de ses acolytes.

Comment se peut-il qu’un peuple, aussi ignard que le Français autrefois appelé Gaulois et qui ne s’est distingué tout au long de son histoire qu’en fomentant révolutions diverses et incroyablement peu enclin à croire, ne serait-ce qu’au bon Dieu, demeure aussi indiscipliné ? 

La France, encore une fois, a tourné le dos à tout ce que peut apporté de bon son élite qui, malgré une courte interruption lors de la Terreur (1792-1795), a su toujours réagir et reprendre les rênes du pouvoir.

L’heure est grave, messieurs, unissons nos actions et nos capitaux pour contrecarrer ce peuple inculte, décidément rebelle à notre société bien pensante ! Comment se fait-il qu’un peuple issu principalement des invasions barbares ne songe qu’à ses intérêts particuliers, en ayant une élite aussi brillante, fastueuse et si riche en promesses ?

 Reprenons-nous à présent et argumentons !

La gifle monumentale assénée par les gouvernés de France et de Pays-Bas aux gouvernants de ces deux pays fera date dans ce qui est l’Europe en devenir. L’objet d’une constitution est définir et organiser les pouvoirs, les organes institutionnels.

Les conventionnels de l’élaboration de ce traité constitutionnel, présidés par Giscard d’Estain, ont pêché par orgueil en faisant œuvre juridique, politique, économique, social…Ont-ils eu la prétention de rédiger un traité constitutionnel de portée universelle identique à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ?

Une constitution européenne au sens formel certes était et est toujours nécessaire depuis l’entrée des dix nouveaux pays.

Parole en l’air que ce prétendu droit de pétition, si souvent cité, expression de la Démocratie dans la mesure où la Commission n’a aucune obligation légale de le prendre en compte ! pourquoi faire croire au peuple qu’il détient un réel pouvoir ?

Quelle démocratie que celle où le Parlement, dont les membres sont élus au suffrage universel direct, qui ne dispose pas de deux prérogatives essences même du Parlement que sont :

  1. l’initiative de la loi

  2. le vote et le contrôle du Budget

Confusion des pouvoirs puisque la Commission et le Conseil ont pouvoir de décision !

Parlons de la Déclaration des droits en préambule du traité constitutionnel… Il est de tradition, depuis la constitution de Virginie (1776), d’inclure une déclaration des droits. Nous savons tous que la majorité des droits ont déjà valeur constitutionnelle en droit français, ils sont partie intégrante de la Constitution du 4 octobre 1958.

Combien de sujets pourrions-nous encore aborder…

Le résultat positif donné au NON par deux peuples fondateurs de l’Europe témoigne de l’écart existant entre gouvernants et gouvernés, corollaire du profond mépris* des classes dirigeantes envers les électeurs ainsi que de l’abîme entre les partis et les encartés et leurs électorats potentiels.

« La politique, l’art de tromper les hommes » D’Alembert

* je constate que ces quelques réflexions s’inscrivent comme conclusion du contenu des articles que j’ai précédemment rédigés, n’ai-je pas prédit il y a quelques mois que le peuple de France sortirait de sa létargie pour réagir ?

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