La crise, belle excuse... n'êtes-vous pas libéraux?

Qu’en est-il de la crise actuelle ? Le sommet du G20 le 2 avril à Londres a mis sur la table des sommes pharamineuses, adopté de bonnes résolutions, il ne nous reste plus qu’à savoir quand nous sortirons de cette crise.

Qu’en est-il des responsables ? La FED, la réserve fédérale américaine, propriété privée, est l’organisme responsable des circonstances qui ont conduit la crise des supprimes aux USA, laquelle a déclenché la catastrophe que nous subissons dans les moindres recoins de la planète. La réserve fédérale est la banque centrale des USA avec comme objectif la stabilité des prix et du plein emploi ; l’obligation de faciliter la croissance économique ; superviser le système bancaire américain ; publier des rapports relatifs à l’économie américaine – le Livre beige ; agir comme prêteur de dernier ressort ; peu agir sur la valeur à terme de sa monnaie et influencer sur la masse monétaire et la croissance économique des Etats-Unis (protectionnisme déguisé entraînant la dévaluation du dollar, donc une meilleure compétitivité/prix). Il est indépendant des institutions politiques.

Qu’en est-il des responsables européens ? La BCE, la Banque Centrale Européenne a pour mission de définir et mettre en œuvre la politique monétaire de la zone euro, conduire les opérations de change, détenir et gérer les réserves officielles de change des pays de la zone euro, promouvoir le bon fonctionnement des systèmes de paiement. Elle est seule habilitée à autoriser l’émission de billets de banque dans la zone euro ; assistée par les banques centrales des Etats membres de la zone euro, elle collecte les informations nécessaires ; elle contribue à la bonne conduite des politiques menées par les autorités compétentes relativement aux établissements de crédit et à la stabilité du système financier. (source : wikipédia)

Qu’en est-il du chômage ? Aujourd’hui, la catégorie 1 des chômeurs ne représente plus de 57% des chômeurs. Quand en 2005, le chômage officiel s’élève en moyenne à 2 419 000 personnes (catégorie 1) soit 9% de la population active, il ignore 1 421 000 chômeurs des catégories 2, 3, 6, 7 et 8 et 404 000 DRE. Le vrai chiffre du chômage est donc de 4 244 000 soit 15% de la population active. En fait, on est loin du compte. A ce total, s’ajoutent 160 000 chômeurs en formation ou en maladie, pas disponibles (catégorie 4) et une partie de la catégorie 5 (110 000 personnes) où sont basculés les chômeurs en emplois aidés, sans oublier les demandeurs d’emplois des DOM (160 000 pour la catégorie 1) exclus de manière arbitraire des statistiques officiels chaque mois. On dépasse alors les 4,5 millions de chômeurs. Le halo du chômage est bien plus large encore. Il comprend les chômeurs découragés qui ne perçoivent pas ou plus d’ASSEDIC, ne voyant plus d’intérêt à s’inscrire à l’ANPE. On sait que sur 1 million de Rmistes, 40% ne sont pas inscrits à l’ANPE. Le halo englobe aussi une partie des personnes à temps partiel ou sans emploi, c’est-à-dire souhaitant travailler plus, selon l’INSEE, ¼ de ce million de salariés (sont des femmes à 80%) n’est pas inscrit à l’ANPE. De même, 60% des femmes au foyer classées dans la catégorie des inactives aimeraient travailler. De quoi franchir la barre des 5 millions de chômeurs en France. En 2009, avec la crise actuelle, nous aimerions avoir le détail équivalent sachant que déjà les 600 000 personnes en chômage technique n’apparaissent pas dans les comptes mensuels ! (source : L'Humanité)

Qu’en est-il de ces familles ? Mettre en inactivité forcée un citoyen français sous prétexte de conjoncture défavorable et de quelques autres prétextes, est inadmissible. Ai-je un jour entendu dire au chef de la chrétienté, il faut de tout pour faire un monde : - " l’homme est né pour le travail comme l’oiseau pour voler "SACI Bible, Job, V, 7. Jamais ! Par contre, je le crois capable de me citer plusieurs marques de préservatifs. Depuis des siècles et jusque dans la nuit des temps, l’homme a vécu de son travail. Bossuet n’allait-il pas jusqu’à dire : - " pour ce travail, on charmait l’ennui, on ménageait le temps, on guérissait de la langueur, de la paresse et les pernicieuses rêveries de l’oisiveté " ( ?) ou encore : " le travail éloigne de nous trois grands vices : l’ennui, le vice et le besoin ". Quel bon ministre aurions-nous eu alors en lieu et place des pantins qui oeuvrent actuellement ! Il aurait pu conjuguer avec celui du labeur, le ministère du Tourisme, de l’Intérieur et de l’Economie. Ce cher Voltaire s’est trompé de siècle. J’ai toujours toute ma vie entendu dire que " lorsque le bâtiment va, tout va ". En Espagne, les autochtones le savent bien. Les grues se sont repliées et ont provoqué l’affolement général. Si l’on réduisait le deuxième budget de France, celui de l’Armée, autrefois appelée la Guerre, nous aurions du travail pour des millions de personnes pendant dix ans tant l’habitat fait défaut dans notre pays où la demande est si forte. Sans parler de la désopilante, tant la farce dure, gabegie résultant d’une administration désastreuse. Avoir poussé, exhorté, trompé le citoyen français à vivre au-dessus de ses moyens – " chaque Français sera propriétaire de sa maison ! ", beaucoup d’entre eux, trop, sont ou devront à court terme quittés ce dont ils avaient tant rêvé, ne sachant ce que vont devenir leurs familles. Chaque jour qui passe voit des groupes entiers de personnes se voir signifier que leurs emplois seront perdus. De jour en jour, la révolte gronde… Certaines actions sont condamnées et risquent de porter préjudice aux commettants qui vont tout perdre, deux sortes de violence s’affrontent : le ras le bol du citoyen et ceux qui arguent de la loi. Que de malheurs à venir… Rien ne justifie de tels gestes désespérés, à l’exception de la résistance à l’oppression.

" Je sais quelle est sa violence : il est fier, implacable et aigri de son malheur " - Voltaire

Le précurseur de toutes les doctrines contemporaines –

Georg wilhelm friedrich hegel (1770-1831) fils d’un employé des douanes, il est élevé dans l’atmosphère du piétisme protestant tout en étudiant les classiques grecs et romains. Il entre au séminaire de l’université de Tübingen (1788) mais il devient précepteur en Suisse. Il poursuit ses études universitaires à Iéna. Etudes de théologie et de philosophie.

Il est le théoricien original d’une étude qui constitue une œuvre majeure dans la pensée politique moderne : la promotion de l’Etat comme puissance absolue, la quasi-divination de l’Etat. En ce sens, il ne peut être partisan de la démocratie libérale. Il est un précurseur : on trouve dans sa pensée pour la première fois nombre d’idées ensuite attribuées à Marx, à Engels et aux marxistes, aux théoriciens de la droite traditionnelle (religion, tradition, hiérarchie sociale…) à tous les historicismes modernes, à Nietzsche. Il inspire de fait tous les auteurs et tous les courants hostiles à la société ouverte, à savoir une société comme celle que nous connaissons actuellement. Il ne se contente pas d’avoir des idées politiques différentes mais, écrivant à une époque où les doctrines de la démocratie libérale ont atteint leur maturité, il peut les réfuter délibérément. Il le fait pour une raison précise à savoir : il a une philosophie de la connaissance par laquelle le paradigme (postulat, à savoir thèse posée comme point de départ et admise par tous) commun aux doctrines démocratiques et libérales, l’ordre auto-organisé ou ordre par le pluralisme n’a aucun sens.

Hegel est un précurseur parce que ses griefs contre la société démocratie libérale portent " en amont " contre le paradigme qui la fonde et non " en aval " contre telle ou telle thèse politique que rejetterait aussi bien la droite que la gauche.

" Plus mes désirs sont forgés par tous ces commerçants et producteurs de la société libérale moderne qui augmentent le luxe, plus je suis : en situation de pénurie, dépendant d’eux et plus ma situation devient plus difficile que celle de l’homme des cavernes parce que je ne peux tout avoir et n’ai de prise sur rien ". Hegel (La philosophie du droit)

La société libérale moderne a pour objet exposé la satisfaction des besoins et le bonheur de tous : postulat de départ donné par les libéraux. Les commerçants et les producteurs augmentent le luxe en créant des besoins " non nécessaires ", des besoins " artificiels " - du plus basique : plats préparés ou soda, au plus hi techn : télé panoramique, tél portable… I Pod ; la voiture, la maison…

Plus les gens sont :

  • en situation de pénurie : d’une part parce qu’ils ne peuvent tout acquérir et sont insatisfait
  • dépendant d’eux : dépendant des commerçants et des producteurs pour leur propre travail puisque seule la division du travail permet de produire et les producteurs donnent ce travail, fixent les salaires et se débarrassent d’eux lorsqu’ils n’ont plus d’utilité (leur situation financière) ; dépendant d’eux aussi parce que le seul moyen d’acquérir les produits est de les leur acheter
  • ma situation devient plus difficile que celle de l’homme des cavernes parce que je ne peux tout avoir et n’ai de prise sur rien : plus rien ne dépend de moi, de mon travail puisque je ne peux travailler que inclus dans le système de production créé par les commerçants et les producteurs et n’ai pas le loisirs de faire autrement : je ne suis plus libre. L’homme des cavernes lui était un homme libre, qui ne dépendait que de lui et de ce qu’il faisait, il avait son libre-arbitre.

                                                                                          le 24 avril 2009

 

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