La crise économique de 2007

Si le début de cet article semble rébarbatif, ce que j'admets sans réserve, il m'apparaît nécessaire d'être lu au préalable pour en appréhender le contenu d'une manière facilitée. Il ne tient qu'à vous de commencer par la fin...


Nous ne pouvons comparer la crise économique avec celle de 1929. Elles ont en commun le fait qu'elles ont démarrées aux Etats-Unis avec une responsabilité évidente de la Grande-Bretagne. 


Aboutira-t-elle à des conflits de guerre comme ce fut le cas au cours des années 1939-1940 entraînant la perte d'une soixantaine de millions de vies humaines et provoquant autant d'invalides ? Non. Néanmoins, cette crise dont la durée est indéterminée et non prévisible aura son cortège funèbre identique à celle qui l'a précédée, la guerre économique pouvant engendrer une calamité pour le moins égale. Dans l'instant présent, nous sommes confrontés au fléau du chômage qui, en ce début de troisième millénaire, s'abat sur nos mondes plongeant dans l'extrême précarité et pauvreté des dizaines de millions de familles et dans l'angoisse d'autres dizaines de millions, nul n'étant à l'abri d'une telle calamité, et vers une mort certaine de populations déjà démunies de toutes ressources concernant leurs subsistances et les soins éventuels. 


Les responsables sont une certaine catégorie de gens résidant dans les pays dits développés et en particulier aux Etats-Unis. Nous mettons en exergue ces gens sans moralité et je n'ai attendu la crise de 2007 pour blâmer les méfaits du libéralisme et le mépris froid et tranquille qui inspirent une certaine folie à la perversité. 


Un jeune sur trois dans le monde est soit au chômage, soit travailleur pauvre (moins de 2 dollars par jour) selon le BIT - Bureau International du Travail. Selon le BIT, un chiffre en augmentation de près de 15%, entre 1995 et 2005. Alors que la population totale de cette tranche d'âge n'a augmenté que de 13,2%, ils sont désormais 85 000 000 à n'avoir pas d'emplois. Les pays développés ont enregistré une baisse significative du chômage des jeunes (-17,5%) - les pays d'Extrême-Orient (- 8,2%), l'Amérique latine (+23%), en Afrique noire(+34%) et en Asie du Sud-Est (+85%). Le taux de chômage des jeunes est trois fois plus élevé que celui des adultes alors qu'il n'était que de 2,8 fois en 1995. (source : Le Monde 28 mai 2009). 


La crise pourrait faire grimper le nombre de chômeurs jusqu'au chiffre de 239 000 000 de personnes a estimé jeudi 28 mai le BIT qui a revu à la hausse ses prévisions. Le marché du travail a continué à se détériorer depuis le début de la crise financière dixit le Directeur général du BIT Juan Somavia : « Nos projections actuelles suggèrent que le nombre de chômeurs augmentera de 39 à 50 millions en 2009 par rapport à 2007 ». Si nous regardons l'article concernant les jeunes de 15-24 ans, la facture sera d'autant plus importante.

 
Etats-Unis : le taux de chômage s'élève désormais à 8,1% soit son plus haut niveau depuis décembre 1983. Barak Obama, « des millions d'Américains vivent à présent dans la crainte d'être les prochains à perdre leur travail ». 12 500 000 chômeurs, les autorités n'avaient pas prévu une telle progression. A cela s'ajoute près de 5 600 000 personnes à vouloir trouver un emploi mais non comptabilisés dans la population active. Le nombre de chômeurs de longue durée a subi une progression de 115%. Selon le gouvernement, 8 600 000 personnes sont contraintes de travailler à temps partiel, environ 4 000 000 de plus qu'en décembre 2007. L'on note également que depuis le début de la récession, la montée du chômage est due principalement à des personnes perdant leur emploi par opposition à des personnes entrant sur le marché du travail sans trouver de poste. 


La crise mondiale des subprimes n'épargne pas l'Europe.
2007
: 24 pays sur 27 enregistrent une baisse du chômage sur un an, surtout en Europe de l'Est.
2008 : Eurostat, Bureau de statistiques de la commission européenne, publie les chiffres du chômage du dernier trimestre. Pour les 27 pays de l'UE, on dénombre 453 000 sans emplois supplémentaires soit une croissance de 0,3% par rapport au trimestre précédent. 
2009 : chômage en Europe - Classement pour le mois de juillet 
Zone Est - 1) Lituanie +300% ; 2) Estonie +232,14% ; 3) Lettonie +92,31%
Zone Euro - 1) Irlande +163,11% ; 2) Espagne + 111,17% ; 3) Danemark +92,31%


En Espagne, du jamais vu depuis 30 ans : le taux a passé la barre des 4 000 000 au premier trimestre 2009, 4 500 000 fin août, record parmi les pays de la zone euro avec une hausse de plus de 2 000 000 durant les 12 derniers mois. L'Espagne est la cinquième économie de l'UE et également la huitième puissance économique mondiale. La croissance économique de ce pays est due au cours des années 2000 au boom de l'immobilier. Les ménages se sont fortement endettés. La dette des ménages représente 130% de leurs revenus en 2007. Selon la banque centrale espagnole, le chômage devrait dépasser les 20% au premier trimestre 2010. 


En Allemagne - en janvier 2009, l'Allemagne comptait 3 000 000 de chômeurs ; août 2009 : malgré une chute de 5 000 chômeurs en juillet, le taux de chômage est porté à 8,3% soit 3 451 000 de chômeurs. Le nombre d'Allemands travaillant à temps partiel s'élevait à 1 430 000 ; en juin, hausse de 300 000 par rapport au mois de mars. La facture des effets de la récession aurait été plus lourde sans le retour massif des entreprises au chômage partiel. 
Même si le chômage n'a pas augmenté aussi fortement qu'ailleurs en zone euro, les intentions d'embauche présagent que le pis reste à venir, réagit Ben May analyste chez Capital Economics. Selon le président de l'agence de l'emploi, il n'y a pas toutefois pour le moment de signes de plans massifs de suppression de postes. Il mise toujours sur un chômage jusqu'à l'automne en moyenne de 3 500 000 chômeurs cette année avec des pics au dessus de 4 000 000 à l'automne. 


En Grande-Bretagne - au sens du BIT, le taux de chômage britannique a grimpé à 6,3% sur la période octobre-décembre 2008, ce qui représente 1 970 000 chômeurs. Le taux de chômage anglais vient d'atteindre son maximum à 7,8% ; 15% parmi les jeunes de moins de 24 ans. C'est un retour en 1997 pour le marché de l'emploi. 


Nous rappelons que les expatriés français sont revenus en masse pour échapper à la précarité... et obtenir une protection sociale au pays. 
En vérité, selon diverses ONG
, le chômage varierait en réalité entre 7 et 15%, statistiques de chômage truquées. Le gouvernement travailliste vient de décider une réforme du comptage de nombre de chômeurs qui a pour effet 500 000 demandeurs d'emplois que les statistiques officielles des gouvernements conservateurs avaient radiées, modes de calcul modifiés depuis 1979 : 32 fois. Ces tricheries ont permis pendant des années de claironner que le Royaume Uni avait un faible taux de chômage. Naturellement, le gouvernement actuel ne révise ces statistiques de gaieté de cœur. 


La vérité est aussi à rechercher dans la précarité du travail aboutissant à une situation où les travailleurs comme les chômeurs vivent avec des revenus largement inférieurs au seuil de la pauvreté. Les petits boulots sans salaires minimums, souvent à temps partiel et à intérim, sans contrat de travail aboutissent à une situation où le travail est devenu une sorte de chômage. Il est bien évident qu'un travailleur à mi-temps sort des statistiques du chômage mais il reste en dessous du seuil de pauvreté. 


Flexibilité, réduction du temps de travail, embauche à temps partiel, c'est ainsi que patronat, actionnaires et la droite veulent imposer la manière de vivre au IIIe millénaire aux principaux acteurs de l'économie mondiale.
La France : la population active est estimée à environ 28 000 000 de personnes. Un aparté préalable pour présenter ce qu'est le chômage dans notre pays et les modalités. 


Est au chômage toute personne en âge de travailler quiest sans emploi, ie n'a pas travaillé dans les 15 jours durant la semaine de référence ; est disponible de prendre un emploi dans les 15 jours, ie cherche activement un emploi ou en a trouvé un qui commence ultérieurement ; chômeurs dans le sens du BIT et inscrit à l'ANPE en mars 2001 ie chômeurs au sens BIT 2 285 000 ; non inscrits à l'ANPE : 206 000 ; inscrits et cherchant un emploi  : 2 019 000 ; inscrits occupés : 547 000 ; inscrits non disponibles : 161 000 ; total des inscrits à l'ANPE : 3 701 000. 


L'indicateur de l'ANPE fournit le chiffre des demandes d'emplois en fin de mois (DEFM), il s'agit de personnes immédiatement disponibles tenues d'accomplir des actes positifs de recherche d'emploi, à la recherche d'un emploi à la durée immédiate et à temps plein. Les organisations de chômeurs contestent la pertinence de ces chiffres, car de nombreux demandeurs d'emplois sont exclusceux qui ne sont pas indemnisés ; ceux qui sont en formation ; ceux qui cherchent un emploi à temps partiel ; ceux qui ont un emploi à temps partiel et qui cherchent un emploi à temps plein ; les bénéficiaires du RMI ; les plus de 50 ans dispensés de recherche d'emploi. 


Alors que les chiffres officiels recensent un peu plus de 2 000 000 de chômeurs, le comité national CGT des « privés d'emplois » parle de 5 000 000 en réalité.


Le chômage en France au premier trimestre 2009 -
Au premier trimestre 2009, le taux de chômage au sens du BIT s'établit à 9,1% de la population active en France incluant le Dom ; soit près de 2 500 000 personnes. Le taux de chômage progresse de 1,1 point par rapport au quatrième trimestre 2008. 


Fin juillet 2009 - demandeurs d'emplois inscrits et offres collectées par pôles emplois. 
Le nombre inscrit à Pôle Emploi* catégorie* A s'établit à 2 535 000 personnes ; ceux de catégorie B diminue de 0,9% et ceux de catégorie C est en hausse de 4,4%. Au total, le nombre des catégories A, B et C s'établit à 3 668 100 en France métropolitaine ( y compris Dom). Ce nombre croît de 0,9% (+ 33 000) au mois de juillet, sur un an il augmente de 19,3%. Le nombre inscrit en catégories D et E s'établit à 512 000 en France, la catégorie D + 18,2% et la catégorie E + 3,4%.
* Pôle emploi : réunion des services de l'ANPE et de l'ASSEDIC


* catégorie A : sans emploi ; catégorie B : exerce une activité réduite, courte, au plus de 78 h au cours du mois ; catégorie C : activité réduite, longue de plus de 78 h ; catégorie D : personne inscrite au Pôle emploi et non tenue de faire des recherches d'emploi ; catégorie E : personne pourvue d'un emploi. 


En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d'emplois inscrits à Pôle emploi en catégories A, B et C depuis un an au plus augmente de 2%. Le nombre d'inscrits depuis moins d'un an est en hausse de 0,5% (+ 21,2% sur un an). Les entrées en catégories A, B et C (+ 5% sur un mois et + 12,6% sur un an). Sur un mois, les entrées pour fin de missions d'intérim (- 9,6%), autres licenciements (-1,9%) ; démissions (-2,8%) et reprise d'activité (-4,1%) sont en baisse. Sur un mois, les entrées pour fin de contrat à durée déterminée (+12,6%), licenciements économiques (+4,4%), première entrée (+ 10,5%), autres cas (+11,8%) augmentent. 


Les sorties de catégories A, B et C augmentent en juillet (+1,1% sur un mois et 7,8% sur un an) ; sur un mois les sorties pour cessation d'inscription par défaut d'actualisation (- 9,7%) baissent ; celles pour reprises d'emplois déclarés (+ 5,1%), entrées en stage (+28,7%) ; arrêts de recherche (+1,9%), radiations administratives (0,9%) et pour autres cas (+21,5%) sont en hausse. 


Les offres d'emplois collectées par Pôle emploi diminuent de 19,7% sur un an. En France métropolitaine, les ayants droits ouverts au RSA - revenu de solidarité active - est de 450 000 (soit 18,5% des demandeurs d'emplois inscrits en catégorie A) ; le nombre des ayants droits au RSA ouverts en catégories A, B et C est de 578 000 (soit 16 ,3% des demandeurs d'emplois inscrits dans ces catégories). Les sorties de catégories A, B et C des personnes ayants des droits ouverts au RSA sont de 80 800 au mois de juillet 2009 (soit 18,5% des entrées en catégories A, B et C). 


Aujourd'hui, du 24 au 25 septembre : la réunion du G20.

 Le groupe des 20 ou G20 est un forum économique créé n 1999 après la succession des crises financières des années 1970. Il vise à favoriser la concentration internationale en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Il représente les 2/3 du commerce de la population mondiale et plus des 90% du PIB ( produit national brut : somme des PIB de tous les pays du monde). Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire, ce sont les chefs d'Etats ou de gouvernement qui se sont réunis et non uniquement les ministres des Finances. Le but de ce nouveau groupe est de favoriser la stabilité financière internationale et créer des possibilités de dialogue entre pays industrialisés et pays émergents, ce que les réunions des ministres des Finances du G7 ne permettaient pas. 


Les pays : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, auxquels s'ajoute l'Union européenne représenté par le Président du Conseil et celui de la BCE - Banque centrale européenne. Ils accueillent également les institutions du Breton Woods : le directeur général du FMI - Fonds mondial international, le président de la Banque mondiale, celui du comité monétaire et financier international et celui du comité de développement du FMI et de la Banque mondiale. Les membres du G20 représentent environ 65,2% de la population mondiale. 


Le sommet du G20 à Londres du 2 avril 2009 -
1000 milliards de dollars supplémentaires pour le FMI et la Banque mondiale - le FMI verra ses moyens triplés avec 500 milliards de dollars supplémentaires - le Fonds va pouvoir vendre de l'or pour l'aide aux pays les plus pauvres - 250 milliards de dollars seront consacrés à aider le financement de commerces afin de relancer les échanges mondiaux - une liste noire des paradis fiscaux - le principe d'une liste noire des pays fiscalement non coopératifs. L'OCDE devra publier la liste de ces Etats en non conformité avec les règles mondiales d'échange et d'informations fiscales - une liste de sanctions est également prévue pour ces places non coopératives - de nouvelles règles de gouvernance des marchés financiers - sur les salaires et les bonus au niveau mondial - des superviseurs pourront imposer aux banques n'ayant pas des politiques de rémunération de traders raisonnables, l'obligation en terme d'augmentation d'agir avec leurs fonds propres. 


Le sommet du G20 à Pittsburg des 24-25 septembre 2009 -
Les Etats-Unis et les participants du G20 ont proposé lors de la dernière réunion de se réunir à Pittsburg les 24 et 25 septembre 2009 afin de réformer les régulations bancaires et financières, de faire face aux séquelles de la crise des subprimes et de se préparer à la reprise modérée ou de la faible croissance indiquée par les différentes organisations compétentes.


- élargir notamment les dernières réformes pour les paradis fiscaux du dernier G20, favoriser la transparence, intégrer le dispositif des bonus malus et légiférer sur des règles de provisionnement en fonds propres pour les banques - réguler des « hedge fonds » puis des instruments dérivés sous la surveillance des agences de notation. 


Note de Maarif31 : le sommet du G20 à Pittsburg est la photocopie du sommet du G20 de Londres mais donne aux participants l'occasion de partager convivialement quelques bons digestifs après gueletons et fumer quelques bons cigares de Cuba qui est tout proche. 


Qu'est-il advenu à ces hommes et femmes jeunes et moins jeunes, mille fois plus nombreux que la race des prédateurs, qui semblent frappés d'apathie devant des adversaires si peu nombreux en regard de la population mondiale qui détaleraient comme si diable fut à leurs trousses si seulement il leur restait un zeste de poussée d'adrénaline ? Ne pensez-vous pas qu'il serait temps, qu'ensemble, vous alliez dans un premier temps grossir les rangs de manifestants quels qu'ils soient, quelques soient les récriminations, les uns et les unes devenant celles de tous ? 


Comment en sommes-nous arrivés là ?
Parmi les 5 000 000 de nantis sur la terre, il y a les joyeux lurons de la Finance et en particulier ces traders qui font preuve d'un optimisme sans précédent si l'on en croit le Président de l'association des traders américains qui s'est exprimé cette semaine au JT. 


Il n'est pas question de changer la vie étincelante que leur procure les sommes colossales dont ils disposent, les charmes enivrants où se mêlent parties fines, drogues, voyages intercontinentaux, palaces, yachts, propriétés féériques et pour certains autres, bedaines au bord de la rupture pouvant ingurgiter en un seul repas la valeur de la nourriture pouvant subvenir aux besoins journaliers d'autochtones habitant dans plusieurs centaines de villages du Sahel, en contact avec les marchés du monde entier. Ce sont les virtuoses de la monnaie disposant d'une source intarissable d'argent. 


Que dire des actionnaires semant leurs graines dans les jardins d'autrui et récoltant les lauriers sans participer à leurs créations ? Et lorsque ces merveilles tardent à s'épanouir il suffit de quelques plan (ts) sociaux pour accélérer la floraison. 


Messieurs les gouvernants, les citoyens français traversent une crise aiguë et nul n'est besoin de nous citer en exemple à bout de champ les nations proches de chez nous, à savoir l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, le Danemark ... et l'Irlande argumentant le bien-fondé des couleuvres que vous nous faites avaler. Hors il semble que dans notre pays la crise affecte moins la population que dans les autres pays d'Europe, sans doute cela est-il dû à notre système social plus protecteur dans les temps difficiles ; système que vous tentez d'annihiler ou de détruire depuis quelques années. Cessez donc de nous prendre pour des truffes, méditez ce proverbe : « Chacun sait où le bât blesse, chacun connaît ce qui dans sa position est cause d'embarras ou de souffrance ». Patelin au XVe siècle avait exprimé l'idée avec plus d'élégance en vieux français : « Je sçais mieux où le bas m'en blesse Que vous ne un autre ne çavait ».

                                                                          le 24 septembre 2009

 

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