La richesse fout le camp

Comme tout autre pays, notre France est un territoire délimité géographiquement, avec une population et une prérogative de puissance publique.

Il n’y a pas un jour où je n’entende, par un quelconque des milliers d’opportunistes qu’ils soient élus, hommes d’Etat, chefs d’Etat ou quelques intellectuels rodant autour des hommes de pouvoir, que la France est un pays parmi les plus riches de la planète et que cela devrait suffire à rendre heureuse la population française.

Voudrait-il éclairer notre lanterne et nous expliquer comment ces 551 850 000 km2 délimités par quelques chaînes montagneuses, un océan et quelques mers baignant ses rivages, quelques fleuves et rivières et une ligne virtuelle soient considérés comme un terrain riche ? Toute ma vie j’ai eu ouï dire : la France n’a pas de pétrole mais elle a de la matière grise. Ce territoire qui a coûté tant de vies humaines depuis Clovis pour être ce qu’il est à présent, gouverné par des êtres sans scrupules, soutenus par diverses congrégations, religieuses, maçonniques ou autres et des privilégiés, réservant à l’immense majorité de la population la vie la plus indigne qui soit, pour exemple : le règne de Louis XIV a vu la population française décimée de moitié pour la gloire de la France, consacrant ses passes temps favoris à la chasse et à guerroyer tout azimut d’une part, d’autre part, prélevant le maximum d’impôt sur la plèbe, occasionnant de facto la plus grande famine ayant jamais eu lieue dans notre pays. Où trouve-t-on cette richesse en France dont on nous bassine trop souvent les oreilles dans les médias ? Certainement pas sur le territoire français ! La France n’a jamais été l’eldorado engendrant or, argent, platine... Point de pétrole, ni gaz, à l’exception du pipi de chat du gisement de Lacq, trop vite épuisé pour les investissements mis en œuvre. Pas de gisements diamantifères ou autres pierres précieuses. Pas de minerais, de tungstène, plutonium, cuivre…

La seule richesse qui peut faire illusion serait l’agriculture et l’élevage. Pourquoi si richesse il y a, les gros propriétaires terriens qui ont accaparé 90% du territoire physique français se disent toujours en difficultés financières, arguant ' et nous consentons bien à les croire ', le manque d’eau cette année là, le trop plein de pluie et inondations l’autre année, la canicule, la grêle ou le manque de soleil pour gonfler nos juteuses grappes de raisins… quémandant et obtenant aides et assistance de l’Etat ou de la communauté européenne.

Les cultures intensives, obtenues à l’aide de pesticides et autres molécules désastreuses pour la nature et la santé de leurs propres enfants, ne tiennent pas compte de l’offre et de la demande et finissent en partie dans nos poubelles alors que se nourrir est un problème pour de nombreuses personnes en France. Pour se faire, une nouvelle race d’esclaves est née…

Qui ne se souvient de la chasse organisée par de bons petits Français de chez nous aux émigrants italiens en 1893 après le conflit entre ouvriers italiens et français travaillant dans les salins de Peccais ? - Aigues-Mortes.

Non, Messieurs les gouvernants et leurs sbires accrochés à leurs basques, ce n’est pas la France qui est riche mais le peuple français qui apporte la richesse par son savoir faire, transmis de génération en génération par nos cadres, nos savants, nos étudiants, nos ouvriers et artisans… par la matière grise dispensée dans nos grandes écoles. Il aura fallu près de deux cents ans pour que le système français se mette en place et fasse de notre pays celui que tout le monde donnait en exemple.

Il a fallu une génération à une bande de vampires sans scrupules, aspirant à atteindre les hauts sommets ; gens sans foi – rien de religieux dans ce terme – ni loi, sinon que d’être de futurs dispensateurs de grades, avantages et emplois pour leur caste.

Je voudrai encore une fois rappeler aux gouvernants, au chef de l’Etat et aux responsables des régions et municipalités que : les largesses distribuées par la bienfaisance de nos gouvernants étant financées par l’impôt levé sur le peuple, seul créateur de richesse dans notre pays, la nation est en droit d’exiger de son gouvernement de mettre un terme, sinon des limites*, à leur magnanimité.

Croyez-vous qu’il soit nécessaire ?

  • d’effacer la dette de l’Irak d’un trait de plume alors que ce pays dispose de la deuxième réserve mondiale de pétrole et que sans doute, si un jour cette guerre aberrante arrive à son terme, ce sont les Etats-Unis qui tireront les marrons du feu
  • d’effacer les dettes des pays de l’ancienne AOF et AEF alors que nombre d’entre eux regorgent de ressources naturelles
  • d’offrir des usines clé en main à des pays du nord et de l’est asiatique avec techniciens pour les former alors que ceux-ci nous font concurrence déloyale, mettant par dizaines de milliers notre main d’œuvre compétente sur le pavé qui ne pourra transmettre son savoir aux jeunes de chez nous
  • se porter arbitre volontaire entre le Liban terroriste et Israël** peu respectueuse des résolutions du Conseil de sécurité dans une guerre bientôt de cent ans – déclaration Balfour 1917, création de l’Etat d’Israël
  • et de surcroît, de participer à la reconstruction avec les deniers de l’Etat des dégâts occasionnés par les belligérants

Au passage, je vous signale Monsieur le Président, que l’Histoire nous apprend depuis aussi longtemps que nous la creusons que pour que guerre cesse, il faut qu’il y ait un vainqueur et un vaincu et que la diplomatie depuis ces quelques dizaines d’années passées, quelle qu’elle soit, a échoué lamentablement.

  • les chèques distribués par le chef de l’Etat, à chaque réunion des pays francophones entre autres vont-ils rejoindre un compte numéroté dans une banque suisse ou autre ?
  • Cour des comptes : chaque année, la Cour des comptes établit un rapport relatif aux gabegies ; inutilement, dans la mesure où celle-ci n’est pas une juridictionnelle, elle n’a qu’un avis consultatif

Cette liste loin d’être exhaustive nous démontre avec quelle facilité, avec quel sans gêne et désinvolture, nos politiques utilisent les richesses de la France qui leur sont confiées. Nous vous avons démontré ci-dessus que l’origine de cette richesse résulte de l’activité de sa population – cheville ouvrière ; aujourd’hui, devenue un problème pour les politiques et le patronat, allant chercher hors de l’hexagone une main-d’œuvre plus docile, leur permettant plus grands profits. Quand à la matière grise, il suffit de voir comment sont traités nos 2 millions 275 milles étudiants des grandes écoles et universités pourvoyeuses autrefois d’ingénieurs talentueux, de chercheurs, de penseurs… Je vous invite à lire ci-dessous quelques articles recueillis sur le web en espérant qu’en cette période d’élection, cela vous donner matière à réflexion***.

* il est évident que tout effort destiné à améliorer les conditions des êtres humains survivant dans la plus épouvantable misère serait la bienvenue

** si nous additionnons les aller-retour de la gente diplomatique et politique, tous pays et organisations confondus, ne serait-ce que pour le conflit israélo-palestinien, l’ensemble de ces déplacements équivaudrait à plus de deux fois l’aller et retour à la lune ' pour que dal '

*** les frais d’inscription en premier cycle ont augmenté de 3,85%… sans omettre les droits complémentaires exigés par 40 des 84 universités pour couvrir les frais de photocopies, d’accès aux salles d’informatique ou aux centres de documentation… certaine discipline atteigne des montants d’inscription étonnant : 7 500 euros pour les étudiants en masso-kinésithérapie… sans omettre les frais obligatoire pour le régime étudiant de la Sécurité sociale auquel s’ajoute parfois l’adhésion à une mutuelle… sans omettre que les dépenses obligatoires ont, en cinq ans, augmenté quatre fois plus vite que les bourses alors que nul n’ignore qu’il manque 25 millions d’euros au budget 2006 pour que les bourses de décembre soient versées aux étudiants… sans omettre les dépenses de fournitures nécessaires, les transports… sans omettre les frais de logement – accentués par la pénurie, pour exemple, en Ile-de-France le Crous dispose de 3 000 chambres étudiants alors que 300 000 demandes ont été reçues par leurs services… sans omettre l’obligation pour environ 800 000 d’entre eux de travailler afin de financement, aux dépens de leurs études, puisque le taux d’échec est alors de 40% supérieur à la moyenne… sans omettre qu’un étudiant sur cinq met fin à ses études pour des raisons financières… la réponse du gouvernement mérite une attention toute particulière : la mise en place de prêts à taux 0% pour les étudiants les plus modestes alors qu’une réforme structurelle est indispensable ! – en Grande Bretagne, les prêts ont provoqué un surendettement de nombreux étudiants touchés par le chômage…

Notons également qu’alors que le chef de l’Etat s’était engagé à créer 3 000 postes pour le Supérieur et la Recherche par an, en 2007, seuls sont créés 1 597 postes.

' Savoir, c’est comprendre comment la moindre chose est liée au tout ' Alain

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