Le citoyen a tout de même le droit de savoir !...

" Savoir, c’est comprendre comment la moindre chose est liée au tout " Alain

Les journalistes, ce jour, nous ont informé ne pouvoir accéder au traité de Lisbonne dont il n’existe pas, pour l’instant, de texte officiel. Il est aberrant de penser que la population européenne n’ait pas accès à un texte si important pour son futur. 

Etant la compagne du blogueur Maarif31, en ma qualité de chercheur, j’ai pu avoir accès au dit texte et me propose de l’examiner comme j’avais déjà procéder lors de la connaissance du projet de Constitution du comité présidé par M. Giscard d’Estaing. Cela prendra probablement une dizaine de jours et nous sommes persuadés provoquer chez nos internautes lecteurs l’intérêt.

D’or et déjà, deux points peuvent être signalés :

1°) l’adoption du traité par le Parlement français

Nombreux sont les personnes qui s’insurgent au fait de savoir que le Président de la République soumettra le Traité de Lisbonne au Parlement et que celui-ci ne fera pas l’objet d’un référendum. Notons qu’il ne s’agit nullement d’une décision partisane, puisque d’une part, le candidat Sarkozy à la présidence avait évoqué cette décision ; d’autre part, certains députés de l’UMP, comme du PS s’étaient déjà prononcé en faveur du " oui " et d’autres en faveur du " non " - UMP : M. Dupont de Nemour ; PS : M. Fabius pour exemples. Parmi les personnes qui s’insurgent, certains évoquent le " coup d’Etat " du Président et appellent à la " résistance à l’oppression ". A ces personnes, je tiens à rappeler les termes de la Constitution de 1958, article 3 : " La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ", le Président de la République ayant la faculté de choisir l’une ou l’autre voie - consultation du Parlement ou référendum. Cette polémique n'a pas lieu dans les autres pays européens, notons à ce titre que l'Irlande va procéder avec un référendum, alors que d'autres pays, à l'instar de l'Allemagne, ne peuvent que demander l'approbation de leur Parlement. Quand à la France, s'il est de tradition d'utiliser la technique du référendum en une telle occasion - à l'exemple du Président Chirac pour l'acceptation du projet de Constitution, le Président dispose de la faculté de choisir entre le vote du Parlement ou le référendum.

2°) le problème de l’Europe

L’Europe constituée de 27 pays connaît des difficultés institutionnelles qu’il est urgent de résoudre, bien que ce terme ne soit pas approprié, aussi le remplacerais-je par " tenter de résoudre ". Il est évident que la prise de décisions au sein de l’Europe ne constitue pas la seule difficulté ; en effet, la difficulté principale est l’impossible de faire " l’Europe politique " si un autre système n’est pas mis en place. L’Europe politique s’illustrera en particulier par la reconnaissance et la faculté d’agir sur le plan international : un ministre européen des affaires étrangères représentant la diplomatie européenne – à l’exemple du ministre des affaires étrangères américains – semble inévitable. Autre problème : la Présidence du Conseil de l’Europe. L’actuelle présidence tournante tous les six mois ne convenant plus, il est nécessaire d’envisager une présidence d’une durée plus longue afin de définir clairement des objectifs européens et tendre à leur réalisation.

L’examen juridique du Traité de Lisbonne nous permettra sans doute de dégager les propositions choisies par les pays membres et de vous faire part de notre analyse afin de vous permettre d’appréhender la situation et de vous faire votre propre opinion.

                                                                                                                               le 14 décembre 2007  

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