Les conséquences de la démocratie libérale sur l'humanité

La théorie démocrate libérale naît en Hollande et en Angleterre en réaction à l’absolutisme royal. Le libéralisme, entendu comme la " liberté "… est construit sur un postulat issu des théoriciens du droit naturel : la bonté humaine.Tous les théoriciens de la philosophie politique moderne se sont inspirés comme modèle de l’Angleterre, monarchie constitutionnelle, à savoir une monarchie limitée par le droit. En Angleterre de 1649 à 1660, apparaît la théorie du rule of law, de la séparation des pouvoirs et de la constitution écrite, développée par les républicains sous le gouvernement de Cromwell. La rule of law se définit comme " un gouvernement de lois, non d’hommes ", c’est le règne du droit. L’idée principale est que loi et liberté se conditionnent mutuellement : il n’y a pas de liberté sans loi égale pour tous ; le rôle de l’Etat se cantonne à garantir à chacun la liberté et l’exercice de ses droits. L’on pourrait penser légitimement que ce postulat est idéalmais c’est, en réalité, sans penser que l’homme n’est pas bon.

Le libéralisme tel que l’entend Benjamin Constant (Lausanne 1767-Paris 1830, homme politique libéral sous la Restauration) s’explicite par les horreurs de la Révolution française et le régime napoléonien et s’articule relativement à deux axes : la monarchie constitutionnelle à l’exemple de l’Angleterre et le régime représentatif. Il conçoit que la souveraineté appartient au peuple qui exprime la volonté générale, que celle-ci s’exerce par des représentants – régime représentatif, et que les élections doivent être libres. Si l’on ne retient que ces critères, l’on peut penser que Constant est un démocrate moderne. Démocrate ? Constant prône certes le suffrage direct, mais il conditionne celui-ci. En effet, il considère que seuls les hommes " éclairés " doivent voter, voire même seuls les " propriétaires ", à savoir les hommes ayant une instruction " suffisante ". L’on est loin de la théorie du suffrage universel ! Il aurait peut-être du proposer, afin de pallier à " l’ignorance " du peuple, l’éducation pour tous afin que chaque citoyen acquière une conscience politique. Dans le même ordre d’idée, le privilège d’une caste, Constant prône l’éligibilité des citoyens " propriétaires ", la réégibilité et la gratuité des fonctions politiques. Pour lui, la possibilité pour un député d’être réélu un nombre indéfini de fois favorise l’émergence de leaders politiques de grande qualité ( !) – aujourd’hui, les députés sont rééligibles, a-t-on des parlementaires de grande qualité ? loin s’en faut… En réaction à la Révolution et à l’Empire - régime autoritaire - qui salariaient les fonctions parlementaires, Constant condamne ce système. Remarquons que les conséquences du non-salariat par l’Etat se notent de nos jours. En effet, les parlementaires français regroupent principalement deux catégories de citoyens : les fonctionnaires – qui peuvent se faire mettre en position de détachement de la fonction publique afin d’exercer un mandat électif puis, s’ils sont battus aux prochaines élections, retourner dans la fonction publique – et les retraités qui possèdent un moyen de subsistance.

A qui profite le libéralisme ?

Nous constatons que le terme " capitaliste ", terme économique, à l’instar du " communisme " est de moins en moins usité. Il est généralement remplacé par les vocables " libéralisme " ou " libérale " qui évoquent l’idée de liberté. Aucun pays n’est foncièrement de fait capitaliste dans la mesure où l’interventionisme de l’Etat se remarque, à l’exemple des Etats-Unis où l’Etat intervient de par sa politique financière, fiscale, de la protection douanière, de part des subventions accordées à ses producteurs afin que leur production soit viable…

Depuis quelques mois les dirigeants des pays développés aux mains des spéculateurs, acquéreurs des richesses de l’ensemble de la planète, se préoccupent inquiets de la tournure des événements de part le monde, serait-ce parce que les pays sous-développés – ou en voie de développement pour être politiquement correct – réagissent par les procédés de troubles, révoltes, menaces de guerres civiles. Comment le pauvre et le miséreux, l’immense majorité de l’humanité, ne réagiraient-ils pas pour sauver leur existence, le premier devoir de l’homme envers lui-même ?

Qui du prédateur animal ou du prédateur humain est le plus responsable?

De par le monde, pour ne donner que cet exemple, il y a, sous l’indifférence générale à quelques exemptions près, 1 enfant qui décède toutes les 5 secondes, soit 12 décès toutes les minutes. " L’inconscience de la minute qui va suivre " Martin Dugard

Nota bene : en France, rappelons que les partisans les plus acharnés du libéralisme décrit ci-dessus, sont les politiques qui ayant appartenus à Démocratie libérale sont passés depuis à l'UMP : M. Raffarin, M. Fillion, M. Madelin...

article envoyé aux partis politiques français ayant un contact sur internet, le médiateur de France 2.

                                                                                     Le 17 mai 2008

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