Les politiques eux mêmes pensent comme nous de la politique

ils sont les premiers à estimer ce qu'elle vaut ; c'est-à-dire à la mépriser - Charles Peguy 

Quand celui ou celle se fout du malheur ou des nécessités d’autrui pour accroître sa fortune, pour garder les quelques privilèges qu’il possède sans tenir compte de ce qui endommage la vie d’autres catégories de personnes, celui-ci, celle-ci ou ceux-ci n’ont pas la conscience embarrassée comme une pierre embarrasse celui qui chemine.

Lorsque le malheur s’est abattu dans les contrées du Nord de la France dans les années 80 où des milliers de personnes se sont retrouvés sans travail en raison de la fermeture des usines métallurgiques ou de tissage, les ouvriers de chez Renault ne s’en sont pas émus.

Lorsque les cadres ont été à leur tour touchés par le chômage, là seulement, la problématique du chômage est apparue réelle pour toute la population française et ils se sont solidarisés avec l’ensemble des travailleurs. Les fonctionnaires en général et l’éducation nationale en particulier ne bougent que pour des revendications catégorielles. Dans un article lointain de mon blog intitulé " mais où étiez-vous donc ? " j’évoquais le problème des régions du Nord.

 

Pour ce qui se passe actuellement –

 J’abhore tous les gredins qui éprouvent une jubilation intense lorsque l’action en bourse croît alors que des dizaines de milliers de travailleurs font l’objet d’un plan social, qu’ils perdent leurs emplois et sombrent dans le désespoir. Je honnis M. de Sellières, ancien président du MEDEF, lorsque celui-ci affirme que le SMIG en France est trop élevé et que l’ouvrier est trop payé. J’excècre en général le politique, en particulier, le chef de l’Etat, le gouvernement de la France, le charivari qui s’est installé à l’Assemblée nationale, tous ces courtisans politiciens qui viennent à échéance électorale mendier des places dans les hémicycles et autres salons de la République, l’attitude servile, la bouche pleine de promesses. Vous ne représentez pour lui que trois doigts crochus capables de glisser dans l’urne 16 cm2 de papier affublé de son nom. Je méprise les pouilleries du star système qu’ils viennent du théâtre, cinéma, stade… qui se posent en bienfaiteurs de l’humanité, chacun s’occupant de sa petite association en ne déboursant pour ceux qu’ils défendent que la valeur de leurs images – autrefois, l’on donnait comme récompense des images de sainteté aux enfants du cathéchisme et des écoles, ces gens-là se servent de leurs images pour soutirer aux autres ce qu’ils ne donnent pas eux-mêmes, et encore souvent perçoivent-ils rémunération pour l’usage de leurs tronches ; quelques exceptions qui agissent autrement ne font jamais parler d’eux.

Je répprouve ces faquins des syndicats, rétribués non par les salariés mais par l’Etat, qui osent prétendre représenter les salariés alors qu’ils n’en représentent qu’environ 8%, qui n’ont aucun soucis quand à leurs carrières professionnelles qui seront complètent pour prendre leurs retraites à taux plein, qui tchatent mais qui de facto acceptent tous les compromis soit avec le patronat, soit avec le gouvernement, me donnent la nausée.

J'épprouve de l'aversion pour ces envieux de la politique voulant abattre l’ogre de droite pour lui chiper les places et privilèges, manquant d’éducation dans ses débats à l’Assemblée nationale. "Pour rassasier leurs appétits, il faudrait avoir un ventre à la mesure de la cale du Normandie" Maarif31. N’eut-il pas mieux valu en lieu et place d’une attitude indigne de tourner le dos silencieusement pendant toute la durée du débat sur la réforme des retraites et demander au Président de la République la dissolution de l’Assemblée nationale, l’organisation de nouvelles élections législatives, cette Assemblée ne représentant plus le peuple français (63% des Français se disent contre le projet de réforme proposée par le gouvernement). Là, ils auraient eu une attitude politique constructive d’opposition ; là, ils auraient été crédibles. Plus crédibles aussi, d’autant que leurs journées parlementaires au Pays Basque dans l’euphorie générale alors que la France s’inquiète, s’angoisse et se trouve dans une sinistrose comme jamais, donnent une impression de cours de récréation niveau maternelle 1re classe. Il ne manquait plus que la danse du balai!

"Quand de vanter leurs faits, tu vois un homme avide (de pouvoir) ne prend pas pour de l’or tout le clinquant qui luit ; frappe sur le tonneau, tu verras le plus vide faire toujours plus de bruit".

Je n’ai pas voté pour le Président de la République en exercice pas plus que pour un autre candidat aux dernières présidentielles. Cette manière de faire de la politique avec les mêmes hommes et femmes se succédant à chaque législature et à chaque gouvernement depuis plus de 30 ans, alternance pour causes de mauvaise gestion, c'est-à-dire qu'ils ont failli dans la gouvernance du pays finit par lasser l'électeur qui pense que la sanction devrait être l'interdiction de se représenter à des élections pour incapacité notoire.

Ne voyant aucune alternative de changement des politiques de mon pays et devant le peu de réaction et de l'apathie du peuple français, les intérêts politiques en France ne feront plus l'objet de mon attention pendant quelques temps. D'autres sujets concernant l'Histoire, l'Etat du Monde, les souvenirs d'une vie accumulés, seront écrits avec toute l'attention et la recherche que je vous dois.

                                                                                                                       le 25 septembre 2010

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