Les sept travaux d'Hercule

Notre cher Président qui a ébloui et impressionné une grande portion de notre France se croyant à l’abri contrairement à ceux qui ont eu maille à partir avec l’angoisse de la perte de l’emploi en pensant que cela n’arrive qu’aux autres pour ne recevoir à la suite petits boulots à durée déterminée, rémunérés aux salaires que ces dames et messieurs en possession de la sécurité daignent accorder pour rendre la misère plus honorable. Il serait tellement arrangeant pour les esclavagistes des temps modernes, que la France d’en bas, la plus nombreuse, accepte d’être rémunérée comme le sont les êtres de ces lointains pays, prêts à tout pour gagner un croûton de pain ou une poignée de riz. Economie substantielle et fi des coûts de transports, tout cela pour que deviennent plus riches ceux qui le sont déjà, que les élus disposent de mandats paisibles et surtout que la France soit sur le podium international. Lorsque l’ambition tenaillait le candidat, au point certainement d’en avoir moulte selles diarrhéiques, ce sont à ceux et celles qui firent les promesses les plus dithyrambiques.

Je ne retiendrai que celles prononcées la main sur le cœur, les yeux sans âme, des yeux qui ne s’adressent pas au vis à vis mais plutôt à leurs propres pensées.

Les cent premiers jours ont été programmés, dixit M. Sarkozy, pour se mettre au travail ainsi que l’ensemble du gouvernement. Comment comparer votre pipi de chat en jogging dont les médias nous abreuvent avec les Cent jours de Napoléon Bonaparte ? Ceci devient du delirium tremens. Il ne s’agissait en 1815 que de défendre la France contre la coalition européenne. Traversant mers et territoires, soulevant les foules sur son passage, à pied, mulet, âne, cheval – TGV, supersonic, véhicule motorisé, moyens de télécommunication, internet n’existaient point encore et quoique qu’est durée cette épopée, il eut l’audace de reprendre le pouvoir aux troupes étrangères ayant envahi la France et guerroyer contre l’Europe entière.

Ce n’est pas en suivant vos barbouzes dans un jogging digne des élèves des écoles maternelles ou encore ce héros maladroit et inculte à la tête de l’Administration américaine que vous atteindrez la perfection.

Revenons à nos moutons, c’est à dire aux trois premiers mois de votre règne. Les efforts inconsidérés auxquels vous vous astreignâtes durant la première semaine de votre mandat se passèrent sur un yacht d’un ami de votre entourage pour fêter avec famille et amis votre victoire ; efforts comparables à la course de douze marathons.

Parmi les sept travaux d’Hercule accomplis pendant ces quatre-vingt-dix jours par votre gouvernement et vous même, nous avons noté :

  1. l’ébauche de la réforme de la Sécurité sociale… dont on ignore encore les dispositions
  2. la réforme nécessaire de l’Université dont on attend des précisions
  3. la réforme de la Justice qui, à ce jour, se contente d’une loi relative à la délinquance multirécidivistereprenant un dispositif existant
  4. l’hommage rendu après un bref aller-retour, vacances obligent, à l’archevêque Lustigier alors que tant de fils et filles croyants en Dieu meurent à l’âge de 40 ans et des centaines de milliers de bébés africains meurent avant d’avoir atteint leur première année, enterrés dans un trou creusé à toute hâte dans le coin d’un champ d’igname
  5. se déplacer alternativement M. et Me Sarkozy en Libye pour sauver de la mort les infirmières bulgares… quelle contre partie à leur libération ? Est-il normal que le pays dit " des Droits de l’homme " agisse ainsi pour raison économique en traitant avec M. Kadafi, Président du Conseil de commandement de la Révolution après le coup d’Etat de 1969, ayant hébergé les terroristes les plus renommés tels Carlos…
  6. la réforme fiscale invalidée par le Conseil constitutionnel

Quand donc M. le Président vous verra-t-on, vous et vos sbires, à l’ouvrage afin d’améliorer le sort de millions de Français ? Je suppose que les quelques promesses qui pourraient interpeller cette partie de la population seront envisageables à la fin de la législature et comme il en est l’habitude, l’argent du contribuable coulera à flot vous permettant une possible prochaine victoire électorale.

"Les dépenses occasionnées par la bonté du roi - ou du Président, étant payé du produit des impôts levés sur le peuple, la Nation est en droit de demander au roi - ou au Président, de mettre des bornes à sa bienfaisance"Malesherbes, Secrétaire d'Etat de la Maison du roi

Pour l’instant, je me contenterai de dénoncer, avec mes faibles moyens, les malversations, les manques à l’honneur – mensonges, promesses non tenues, corruption, népotisme ; de crier mon désaccord avec les Français en général qui tous les cinq ou neuf ans votent pour les moins pis des candidats.

Je vous souhaite bien du plaisir M. Sarkozy car vous n’avez pas l’envergure d’un chef d’Etat.

                                                                                                                Le 29 août 2007

 

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