Les violences policières ou les violences du pouvoir?

D'après le Dictionnaire littéraire, police : du latin politia et du grec politeia, de polis, cité, organisation rationnelle de l'ordre public dans un groupe social - ensemble d'organes et d'institutions assurant le maintien de l'ordre public (police administrative), appelé aussi les services de l'ordre.

Policier : adjectif relatif à la police, concernant la police, ou appartenant à…

Concernant le bon fonctionnement de la sécurité public, pour maintenir la stabilité sociale et le respect de la société établie, les gardiens de l'ordre sont chargés de constater les infractions, d'arrêter les auteurs de ces infractions et de collecter les preuves à charge et à décharge. Ils sont les outils de la justice.

En aucun cas, ils ne doivent procéder à un contrôle, une arrestation, un interrogatoire de manière violence, exception faite de ce qui est manifestement nécessaire à la protection de leur existence. Dans de nombreux cas, les policiers, chevronnés ou novices, se croient investis d'une mission moralisatrice, se figurant être les représentants de la loi, pour cela encore aurait-il fallu qu'ils aient des études et notions juridiques pour acquérir leur emploi.

La première des règles du policier est de respecter la loi comme tout un chacun, établie par l'autorité souveraine et dans son observance la plus stricte. Il n'est en aucun cas le moraliste de la société, le bras qui sanctionne l'auteur d'infractions et non le bourreau qui châtie.

Actuellement, dans la période que nous vivons où pour des raisons économiques d'une conjoncture mondiale trouble où l'appât du gain, la lutte pour la suprématie des ensembles géopolitiques à asservir son voisin ou simplement les luttes individuelles pour atteindre le sommet de la hiérarchie, les gouvernants utilisent les forces de l'ordre pour 'calmer' les mouvements sociaux avec le consentement de leurs opposants ou leurs tièdes réprobations.

Le policier en tête des contre-manifestations* se doit d'obéir aux ordres. A ce moment là, la loi est bafouée à tous les niveaux. Force se doit donc de rester à la loi.

Le législateur a pondu sa loi dans la quiétude du Parlement, l'exécutif utilise surtout le bras armé de la loi pour la faire appliquer de la manière qui lui convient.

'La violence est la loi de la brute' Romain Roland

* N'a-t-on pas vu tout récemment des policiers casqués armés de matraques frapper à coups de matraques et de bottes, répliques vivantes des nazis, dans le dos des jeunes lycéens. Il y a tout de même 2 075 ans que Crassuis fit crucifier Spartacus et ses hommes pour avoir manifesté contre le pouvoir romain

Les saisines de la Commission relativement aux brutalités policières ont augmenté de 38% en 2004, sans compter le nombre important des gens qui n'ont osé porter plainte.

La France sera-t-elle en passe de rivaliser avec le Chili de Pinochet des années 80 ou l'Argentine de Videla des années 82? On se le demande…  

                                                                                                le 18 avril 2005

 

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