Nous voulons la réalité non le rêve !

La génération perdue ne se reconnaît pas en la gauche représentée par l’actuelle direction socialiste. M. Hollande, dans la force de ses cinquante ans bien affirmés, paraît être le gentil parmi la multitude de politiques qui sévie en France. Ses déclarations sont empreintes d’une douceur inhabituelle dans le jargon politique, même si parfois il dérape à l’exemple de sa réflexion sur les manifestations qui selon lui ne devaient avoir lieu en France, l’opposition ne devant s’exprimer qu’au Parlement et non dans la rue.

¤ Nous rêvons d’une France rêvée, qui ferons rêver les citoyens de la France ¤... un peu simplet le prétendant au poste suprême. A force de jouer les candides, le serait-il devenu ? et complètement idiot de surcroît ?

Que rêvent les Français ? Parlons tout d’abord de la jeunesse qui sombre année après année dans le désespoir... pis encore qui a cessé d’espérer. Les décades se succèdent et nombre jeunes hommes et jeunes filles ont laissé derrière eux « le temps des cerises » qui incarne le printemps pour arriver à l’âge mâture, stagner dans une société réduite où ils n’ont pas leur place et où ils n’entreront plus jamais. Que leur restera-t-il ? La dignité de s’inventer une autre manière de vivre, pas de vie familiale à créer ne pouvant subvenir aux besoins que cela implique et surtout éviter d’avoir à procréer, la « désociétabilisation » conduit à une remise en cause du concept de contrat social (Jean-Jacques Rousseau) qui soustend toute la conception du vivre ensemble. A partir du moment où l’on est exclu d’une groupe sociétal, l’on ne peut intégrer l’idéologie du groupe social dominant, toutes les forces de coercition deviennent inutiles. Parmi les diplômés du 3e cycle universitaire de l’année 2010, actuellement, seulement 3% d’entre eux ont un emploi correspondant à leur niveau de compétence et rémunéré en conséquence, 40 autres % ont un emploi qui n’y corresponde pas... le reste, les autres diplômés soit 57%, sont sans à la recherche d’un premier emploi. Nombre de parents révoltés de voir ce que la société propose à cette génération sacrifiée préfèrent les avoir chez eux plutôt que de brader des années d’études et de sacrifices – voir les emplois que proposent le PS pour les jeunes dans l’étude de son projet, article précédent du blog.

Il est temps de vous dire que je suis en Espagne depuis une dizaine de jours. Les deux partis, le PSOE (parti socialiste ouvrier espagnol) et le PP (parti populaire) équivalent à l’ancien RPR français, se sont affrontés dimanche lors des élections pour les autonomies (former le parlement de chaque autonomie) et les municipales. Comme il se doit, le parti en place subit, en raison de la grave crise économique, une déroute des plus phénoménales, impopulaire depuis qu’il a mis en place un plan d’austérité (augmentation de la TVA de 2%, abaissement certaines pensions de retraites, diminution de ses investissements publics... L’alternance a encore de beaux jours en Espagne comme dans d’autres pays d’Europe... mais l’incurie des politiques conduit inexorablement à la montée de l’extrême droite qui surgit et participe même au gouvernement dans différents pays (Italie, Danemark, Autriche...). L’intéressant est que 5 millions de jeunes gens, les « indignados » les indignés, accompagnés d’adultes et même de retraités, campent sur toutes les grandes places d’Espagne afin de manifester sa désapprobation sur la gente politique en général. En Espagne, 40% des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage, diplômés ou non et le reste survit vivant chez papa et maman. Le PSOE a demandé samedi dernier une trêve avant la journée électorale mais les indignados ont refusé et ont décidé de poursuivre le campement jusqu’à dimanche prochain dans un premier temps. Pour les Espagnols, la démocratie, suite à la dictature franquiste, est réaffirmée constamment par les politiques et les journalistes, les intellectuels... comme s’il était besoin pour eux de s’en convaincre. Le passage franquiste qui a duré près de quarante ans laisse des traces indélibiles. Seule la jeune génération ne se sent pas concerné par celui-ci et ne connaît que le modèle démocratique qu’ils vivent actuellement. Le gouvernement a mis en place ce plan d’austérité en raison de l’augmentation du chômage et de l’endettement des Espagnols, principalement pour l’accession à la propriété, accessoirement avec les crédits à la consommation (voiture, écran tl géant, portable...). La crise sévissant depuis trois ans, le PSOE, obligé de recourir à une politique publique sociale, a endetté l’Etat espagnol. Bientôt, l’Espagne demandera l’aide financière de l’Europe qui ne peut lui refuser sous peine de sombrer.

Que désirent les jeunes Espagnols ? Ils veulent que les politiques prennent en compte leur situation et innovent. Gouverner n’est-il pas prévoir ? Il faut dire que les gouvernants espagnols depuis de nombreuses années ont fait croire aux Espagnols que l’Espagne était un des tous premiers pays d’Europe économiquement, les trompant.

Chez nous, qui n’a pas entendu les dirigeants français encenser le Royaume Uni, l’Irlande, le Danemark, l’Espagne, la Belgique... l’Allemagne, le plus puissant ? alors que l’ensemble de ces pays connaît aujourd’hui et depuis un certain temps des difficultés majeures. Leur endettement surpasse souvent l’endettement de la France, à l’exemple de l’Allemagne et ce, en n’ayant pas le système social de celle-ci. Et ceci, pour que nos gouvernants en place prennent des mesures impopulaires.

Je remarque que dans tous les pays l’idéologie dominante est la même, aussi il me semble intéressant dans le prochain sujet que je compte rédiger d’ici la fin de la semaine d’aborder cette problématique.

 

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