Oeuvre civilisatrice de Rome - Armée

 

« Aux peuples divers, tu as donné une partie commune, en associant les vaincus à tout droit, tu as fait du monde une ville » c’est ce que Rutilius Namatianus, un Gaulois vivant au Ve siècle, écrivait à la gloire de Rome. Aucun pays n’a jamais pu installer dans cette colonie un gouvernement aussi fort, aussi simple et aussi efficace que celui de Rome dans l’Antiquité. Aidée seulement de quelques fonctionnaires et de troupes peu nombreuses, elle a régné sur des peuples dont la langue, la race, la coutume étaient totalement différentes et qui se trouvaient dispersés de l’Euphrate à l’Ecosse, du Rhin au désert d’Afrique. Une fois achevées les conquêtes militaires rudement menées, son autorité fut relativement pacifique, tolérante, bienfaisante pour les peuples soumis qui préféraient parfois vivre sous son joug plutôt que de perdre les avantages économiques, la paix et la culture qu’elle leur proposait. En dehors des progrès techniques apportés à l’agriculture, aux bâtiments, aux voies de communication et à tous les services publics, Rome appliqua son organisation administrative et son système monétaire à des pays qui n’avaient jamais connu ni l’un ni l’autre. Mais l’élément le plus important de l’influence romaine fut l’introduction dans les pays occupés du droit romain. La plupart des peuples conquis n’avait eu jusqu’alors que des lois non écrites soumises à des perpétuelles contestations. L’introduction du droit romain représente donc un progrès.

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L’ARMEE ROMAINE

La flotte romaine – Les Romains possédaient une flotte marchande avant d’avoir une flotte de guerre. Jusqu’au XIVe siècle, l’organisation et le commerce maritime ont été entièrement libres, l’Etat n’intervenant qu’en cas de nécessité. Toutefois, les sénateurs n’ont pas le droit de posséder des navires de commerce, ni de se livrer à aucunes activités de ce genre. Les trois composantes concernant la marine se distingue d’une part, par l’équipage sous le commandement du gubernator ; de l’autre, le magistrat navis et ses subordonnés s’occupant uniquement des marchandises transportées et le personnel de terre (entrepreneurs, propriétaires, armateurs…). Les principaux itinéraires ainsi que la durée moyenne de navigation nous sont connus. Pour exemple : Pouzzole-Alexandrie, 9 jours ; Narbonne-Alexandrie, 20 jours ; Osti-Narbonne, 3 jours ; Alexandrie- Marseille, 30 jours ; Espagne-Citérienne-Ostie, 4 jours… Les voyages pouvaient être plus longs ou courts en fonction du navire et des vents déterminants la route suivie. En Méditerranée, la navigation était suspendue de la mi-novembre à la mi-mars (mars clausum). Si les Romains ont construit une véritable flotte de guerre au moment de la première guerre punique (261) pour lutter contre les Carthaginois, excellents navigateurs, le premier triomphe l’est par Diulius (bataille de Myles) au nord de la Sicile. Au cours du premier siècle avant notre ère, la marine de guerre a joué un grand rôle (guerres contre les pirates, guerres civiles). Mais c’est Auguste qui le premier créa une flotte permanente qu’il répartit en plusieurs escadres : flotte de Miscène (classe des Misseneusis), du Pont (classe pontica), de Bretagne (classe sisbritanica) … auxquelles il faut joindre les flottilles fluviales comme celles de Pannonie ou de Germanie. Les commandants de flotte portent le titre de praefectus (préfets, amiraux). Le service dans la marine était peu recherché : les citoyens romains l’évitaient.

La flotte de guerre La première flotte importante construite en 201 avant notre ère comprenait 100 quinquerèmes et 20 trirèmes. Selon l’histoire grecque de Polybe (200-125), les Romains possédaient en 256 une véritable flotte de 330 navires qu’ils accroissèrent deux ans plus tard de 570 unités. Rome possédait un bon nombre de navires marchands dits onéraires, du latin ono qui veut dire charge, cargaison. De formes plutôt arrondis, ils navigaient à la voile sans rameurs pour laisser plus de place aux marchandises. La voile était carrée, blanche, en lin, en papyrus ou en bysse, soie secrétée par certains mollusques. Dans la coque en bois de pin ou de sapin, on pouvait sans inquiétude, charger des marchandises car la cale ne prendrait pas l’eau. La construction de la quille était particulièrement soignée : revêtue à l’extérieur de laine goudronnée, elle était couverte d’une couche de plomb qui la rendait particulièrement stable et imperméable ; la poupe, généralement ornée d’un majestueux col de cygne. Ces navires fréquentaient les divers ports de la mer Tyrrhenniène, chargés d’huile, de vin, de blé ou d’animaux. Plus tard, lorsque les Romains eurent une flotte de guerre, ces bateaux honoraires servirent au transport de vivres, des troupes, des chevaux et des armes (catapultes, béliers).

La Trirème : navire de guerre le plus employé du latin tres qui veut dire trois et remis, rame. Il avait trois rangs de rameurs superposés, presque semblable à nos bateaux fluviaux, il mesurait 35 m à 38m de longueur sur 6 m de large. Un grand mât soutient la voile rectangulaire qui porte le nom du bateau et les insignes du commandant de bord en broderie d’or. Sa coque était en cèdre. A la proue se massaient les combattants, au centre les marins et les rameurs, tandis qu’à la poupe appelée le poste élevé, se trouvait le capitaine. Les officiers et les hommes de barre ou timonier (le timon se composait de deux longues rames en forme de poissons placées de part et d’autre de la poupe). L’équipage comprenait 250 hommes en tout : rameurs, marins et soldats. Ces derniers seulement allaient à l’abordage. Ainsi chargé, le Trirèmes pesait 50 tonnes et filait 5 nœuds (9,260 km/heure).

La Quinquerème : du latin quinque, cinq, et remus, rame. Elle avait cinq rangées de rameurs mais trop lourde à la manœuvre, peu rapide, elle fut peu employée. Elle mesurait 70 m de long sur 8 m de large et comportait un équipage de 310 rameurs, 47 marins et 120 soldats.

La Liburne : après leur victoire sur les Carthaginois, les Romains construisirent des bateaux plus légers et plus rapides. Le meilleur est la liburne, construit d’après le modèle des pirate illyriens, de la Liburne-Croatie. Très légère et d’une extrême maniabilité, elle n’avait que deux rangs de rameurs. Elle fut très en honneur chez les Romains.

L’armement – Les armes à feu étaient inconnues, le seul moyen d’attaquer était le rostre, cette arme en fer ou en bronze était dissimulé dans la proue, permettant d’atteindre directement la quille du navire ennemi pendant le combat. Son effet pouvait toutefois être amorti par l’anti-rostre. C’est au consul Caius Villius (261) que revient l’initiative d’une géniale innovation dans l’armement des bateaux de guerre ; il dota effectivement ceux-ci du corbeau (sorte de pont-levis, volant muni d’un crochet de fer en bec de corbeau). Aussi, le navire ennemi, une fois abordé et accroché par le corbeau, ne pouvait plus s’éloigner : les soldats y pénétraient alors pour engager le combat qui n’avait plus rien d’une bataille navale et se transformait en bataille terrestre.

Les rameurs dans une trirème. Les 150 rameurs ne participaient pas au combat et restaient assis sur leurs sièges. Ceux d’en-haut, les thranites, étaient derrière ceux d’en-bas, les thalamites qui maniaient des rames plus longues ; ceux du milieu étaient des zigites : ils ne devaient jamais quitter leurs bancs. C’étaient soit des esclaves, soit des prisonniers de guerre, au cours de la manœuvre, ne serait-ce que pour manger ou dormir. En cas de désobéissance, ils étaient battus par le chef des chiourmes.

Le télégraphe des Romains : Comment les Romains transmettaient-ils les ordres d’un équipage à l’autre ? Ils faisaient adroitement jouer les lumières du soleil sur un bouclier poli en variant la fréquence des reflets suivant le message à envoyer.

L’armée romaine – L’armée romaine est née en même temps que Rome car les fondateurs de la ville furent très vite obligés de s’armer pour se défendre contre les attaques des populations latines voisines. Si Rome put vaincre tant de peuples, pourtant très puissants sur le plan militaire c’est parce que mieux armée et organisée.

Le recrutement : tout citoyen riche a le devoir de faire son service militaire, s’équipant à ses propres frais. En cas d’urgence, les gens pauvres étaient appelés et armés aux frais de l’Etat ; les citoyens de 17 à 45 ans, les juniores, formaient l’active de l’armée, les autres plus âgés composaient les milices territoriales des arrières. Le citoyen prêtait serment lorsqu’il y entrait. Aucun citoyen ne pouvait avoir une charge publique s’il n’avait accompli 10 ans de service. Sous les Monarchies et la République, l’armée ne fut levée qu’en temps de guerre. Au milieu du IIe siècle avant notre ère, Rome s’entoure d’un rempart fait de terre et de pierres. C’est de cette époque que date l’organisation de l’armée. Le terme tribun dérive de tribut ; la population antique de Rome est divisée en trois tribus, les Ramnenses, les Titiences et Luceres. Chaque tribu divisée en 10 curies qui chacune fournissait 100 hommes armés. Le tribun commande un groupe de 1 000 hommes d’une même tribu, chaque citoyen devant fournir son équipement militaire. Le terme legio, la levée, désignant l’armée primitive de 3 000 fantassins et 300 cavaliers. Cette organisation s’inspire des Etrusques qui dominaient l’Italie centrale. Trois rois étrusques régnèrent successivement sur Rome : Tarquin l’Ancien (616-579) Servius Tullius (578-535) et Tarquin le Superbe (534-509) celui-ci renversé par les Romains en 509 avant notre ère.

Les Etrusques organisaient leur armée à l’aide de formations de fantassins lourdement armés en rangs serrés, armés d’un casque, d’une cuirasse, de jambières, tous ces éléments étant en bronze, d’une lance en bois de 1,50m de long à pointe munie de deux crochets, d’une épée à double tranchant, large et longue de 50 cm, que l’on porte au côté droit dans un fourreau et d’un bouclier rond qui protégeait son côté gauche et le côté droit de son voisin de gauche. Cette forme de combat apparu en Etrurie (Toscane) au VIIe siècle. Servius Tullius, introduit un critère censitaire dans l’organisation de l’armée, cherchant à s’appuyer sur un corps civique plus large que l’aristocratie habituelle. La société était divisée entre classis qui pouvaient être appelées et se procurer leur équipement militaire et les infa classem (ceux qui n’étaient pas mobilisables). Les possédants des biens, des terres avaient des obligations militaires et âgés de 17 à 45 ans partaient en campagne ; ceux âgés de 46 à 60 ans formaient les réserves à l’arrière. La légion comptait 4 000 fantassins répartis en 40 centuries pour chacune des 4 nouvelles tribus topographiques créées par Servius Tullius : la Sabina, la Palatine, l’Escalin et la Colina. Il crée en augmentant les effectifs de la cavalerie douze nouvelles centuries équestres qui vinrent s’ajouter aux trois premières pour porter le total de la cavalerie à 1 800 cavaliers et chevaux. Pendant le cinquième siècle, Rome subit la pression des peuples sabelliens et est également en conflit contre certaines cités étrusques. Les combats avaient lieu à 50 km autour de Rome et force fut de créer une deuxième puis une troisième classe censitaire regroupant les citoyens pauvres, n’ayant pas les moyens de fournir l’équipement nécessaire à un hoplite. Seuls diffèrent les équipements de la troisième classe qui ne portait pas ni jambières, ni cuirasse mais avait un bouclier plus long pour protéger l’ensemble du corps. La répartition des soldats en cinq classes apparaît à l’époque républicaine même si celle-ci fut attribuée à Servius Tullius.

Pendant les trois guerres samnites (341-343 ; 329-304 et 298-293), la légion avait cessé de combattre comme la phalange hoplite ; une organisation plus souple étant divisée en manipules, elles-mêmes composées de deux centuries de 60 hommes. Les manipules étaient disposées en trois lignes de bataille : les astatices (une lance), les principes (en première ligne dans les phalanges) et les triaries (troisième ligne). Armés plus légèrement, les roranï et les accensi appelés en cas d’urgence. L’articulation en petites unités qui s’entraînaient ou combattaient séparément ou ensemble permettait une grande mobilité et adaptation suivant le terrain. Les trois lignes de combat pouvaient se relier. Le bouclier rond fut remplacé par le bouclier rectangulaire, le scutum, emprunté aux Gaulois pour tous les fantassins. La légion ne représente plus l’ensemble de l’armée mais une subdivision. En 362, on en compte deux, puis quatre en 311, à raison de deux par consuls qui exerçaient le commandement. Enfin, Rome conclut avec les peuples du Latium puis avec d’autres peuples de la péninsule des traités qui les oblige à fournir des contingents de soldats qui forment les ailes des alliés (alae sociaurum).

La naissance d’une armée permanente : la guerre des Cimbres, la guerre des Jugurthe et particulièrement sur l’Ebre (Espagne) contribuent à une importante réforme des institutions et de l’organisation de l’armée. En 107, les soldats sont soldats sont regroupés en cohortes de 6 000 hommes divisés en trois manipules de deux centuries : la première se compose de astati (les plus jeunes), la deuxième des principes et la troisième de triari (les plus anciens). Il y a dix cohortes par légion. Chaque cohorte est divisée en trois manipules comportant chacune 2 centuries de 100 hommes ; plus un peloton de 300 cavaliers divisé en trente tumae contenant chacune 10 hommes et chevaux, ce qui donne un effectif de 6 300 hommes à la légion. Les troupes auxiliaires ne sont plus composées de simples alliés ou mercenaires mais sont des troupes permanentes. Les forces armées comportent divers corps classés par ordre de prestige : garnison de Rome, armée de province (légion et auxilia), flotte.

L’armée sous le Haut-Empire (IIe –IVe siècle) : en 262 de notre ère, la réforme de Gallien interdit aux sénateurs de rentrer dans l’armée qui reste le privilège de l’ordre équestre. Les chevaliers équestères (groupes de citoyens de la Rome antique appartenant à l’ordre équestre sous la Royauté, la République, l’Empire), choisis par les censeurs parmi les plus fortunés (400 000 sesterces au IIe siècle avant notre ère jusqu’au début de l’Empire) : les citoyens les plus honorables. Cette apparence était héréditaire et était nécessaire pour accéder aux postes d’officiers de l’armée. Gallien réorganise l’armée afin de créer des unités plus nobles et d’utiliser les effectifs disponibles. Il constitue une armée mobile, le cominatus, en prélevant sur les légions les éléments les plus aguerris. Une réserve de cavalerie est constituée en regroupant les pelotons de cavaliers affectés à chaque région. L’Empire est divisé en régions militaires promptes à réagir face à des menaces précises commandées par des comes rei militaris – le titre de come est conféré à des grands personnages qui accompagnent l’empereur dans ses déplacements lointains.

La garde prétorienne : dans l’antiquité romaine, la garde prétorienne est une unité de l’armée romaine constituée de soldats d’élite initialement recrutés en Italie. Ces unités tirent leur origine du petit groupe d’hommes dont s’entouraient les magistrats républicains connus sous le nom de préteurs.

La chute de l’Empire romain – Rome est assiégée par les Wisigoths. Comment croire que Rome, la ville qui pendant tant de siècles, a été la plus puissantes du monde court le risque de l’occupation d’une horde barbare ? Et pourtant, elle fut mise à sac en 410 et peu à peu l’Empire tomba aux mains des envahisseurs.

Quelles furent les raisons qui ont contribué à la décadence de l’Empire romain ? L’une des plus évidentes fut le manque d’empereurs de valeur. L’immensité de l’Empire jouait contre son unité. Au début du IIIe siècle, les empereurs cherchèrent un système qui leur permette de gouverner efficacement. Dioclétien (284-305) installe à la tête de l’Empire deux Augustes, lui-même à la tête de l’Orient et Maximien Hercule en Occident (285-305). Chacun assisté d’un César. Chaque César devant succéder à son Auguste si celui-ci mourait ou se retirait. Ce que l’on appelle la tétrarchie ne tenait pas compte des ambitions et rivalités de chacun. Au mérite, l’on substitua la filiation et en quelques années, s’installe l’anarchie. En 310, il y avait 7 augustes dans l’Empire. Le premier des Constantiniens, l’Empereur Constantin (310-337) tente de mettre de l’ordre et conservait l’unité. L’idée de la dynastie fait son chemin. Des mariages sont conclu entre enfants d’auguste et de césar afin d’assurer la succession filiale. Les rivalités existent à l’intérieure et à l’extérieur. Les frontières sont mal gardées – en 390, sous l’empereur Théodose (378-395), l’Empire a 4400 km de frontière et 1 698 849 milles carrés – et la proie de tribus venus du Rhin, Danube et de l’Asie centrale. La pénétration des barbares avec plus ou moins d’efficacité crée la division entre l’Empire d’Occident et l’Empire d’Orient. L’Empire d’Orient dura plus de mil ans – futur Empire byzantin qui perdure jusqu’en 1453 ; l’Empire d’Occident, qui comprenait Rome et l’Italie, tomba aux mains des Barbares en moins d’un siècle (476). Dès 401, l’Empire d’Occident subit le premier les invasions barbares qui se succédèrent sans trêve. Les Romains opposant une résistance toujours plus faible, en 410, Rome fut en partie détruite par les Wisigoths et par les Vandales en 455. Rome perd peu à peu ses provinces : en Afrique du Nord, s’établissent les Vandales ; en Espagne et en Gaule du Sud, les Wisigoths ; dans la Gaule du Nord et la vallée du Rhône, les Burgondes ; les Alains et les Angles en Bretagne (Angleterre). En 472, l’Empire romain d’Occident ne comprenait plus que l’Italie et la Dalmatie.

A l’époque des invasions romaines, les empereurs romains qui se succèdent ont peu d’autorité. Les vrais maîtres de l’Empire étaient les généraux de l’armée. Nombre d’entre eux, étaient des Barbares qui avaient fait carrière dans l’armée. Certains obtiennent le titre de Patrice des Romains, à l’instar de Clovis et s’arrogent le droit de déposer l’Empereur lui-même. Julius Nepos (474-475) qui fut déposé par le magister militum qui fit élire son fils Romulus Augustule (475-476), à son tour déposé par Odoacre, roi des Hérules, assassiné par Théodoric, au siège de Ravennes, mit fin à l’Empire d’Occident. Après la déposition de Romulus Augustule, aucun autre empereur ne fut nommé. Odoacre prit les rênes du gouvernement se contentant du titre de Patrice des Romains. L’on peut considérer la date de l’an 476 comme l’annonce de la fin de l’Empire romain germanique.

Plusieurs facteurs contribuent essentiellement à la chute de Rome : le mépris que les citoyens romains avaient pour le labeur, le travail manuel et intellectuel, ainsi que le goût immodéré qu’ils présentaient pour l’oisiveté, les loisirs et les jeux ; l’occupation des postes au sommet des hiérarchies tant administrative que militaire par des Patrices « ramollis » par la vie luxueuse et corrompue qu’ils menaient ainsi que la fédération des alliés et des vaincus dans les rangs de l’Armée romaine et la promotion des chefs de ses peuples fédérés.



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