ORIGINE

 220px egypt picture1 A l’origine de l’Histoire de l’Egypte, l’on retrouve l’influence prépondérante du Nil. Très certainement venus du dehors en tribus errantes, les premiers Egyptiens durent, afin de lutter contre les inondations, regrouper leurs efforts et tenter de dompter le fleuve. Erection de digues, ensemencement des boues limoneuses etc.

         

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Au cours de l’Antiquité, l’Egypte n’était pas peuplée comme elle l’est aujourd’hui. En effet, les Egyptiens préférèrent s’installer le long des 6 000 km du Nil, délaissant l’intérieur des terres, jugées trop désertiques. En outre, le delta du Nil étant d’une très grande fertilité, c’est à cet endroit que se concentra une grande majorité de la population.

     

5  Le delta étant une zone particulièrement humide, très peu de vestiges ont subsisté. De ce fait, l'histoire ancienne de l'Egypte nous est plutôt mal connue - à contrario, nous avons plus de traces dans le sud et à l'intérieur des terres, où le climat a favorisé la conservation.      

 

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L'Égypte antique est une ancienne civilisation d'Afrique du Nord-Est concentrée le long du cours inférieur du Nil, dans ce qui constitue aujourd'hui l'Égypte.

La civilisation de l'Égypte antique prend forme autour de 3150 av.notre ère avec l'unification politique de la Haute-Égypte au sud et de la Basse-Égypte au nord sous le règne du premier roi et se développe sur plus de trois millénaires. Son histoire est parsemée d'une série de périodes stables politiquement, entrecoupées de plusieurs périodes intermédiaires, plus troublées. L'Égypte antique atteint son apogée sous le Nouvel Empire puis entre dans une période de lent déclin. Le pays subit les assauts répétés de puissances étrangères dans cette période tardive et le règne des pharaons prend officiellement fin en 31 après notre ère où l'Empire romain conquiert l'Égypte pour en faire une province.

Le succès de la civilisation égyptienne antique découle en partie de sa capacité à s'adapter aux conditions de la vallée du Nil. L'inondation prévisible du fleuve et le contrôle de l'irrigation de la vallée produit des récoltes excédentaires qui alimentent le développement social et culturel du pays. Ce surplus agricole donne à l'administration les moyens de financer l'exploitation minière de la vallée et des régions voisines du désert. Le développement rapide d'un système d'écriture indépendant, l'organisation de constructions collectives et de projets agricoles, les relations commerciales avec les pays voisins et une armée solide permettent à l'Égdynasypte d'affirmer sa domination sur la région. Toutes ces activités sont organisées par une bureaucratie de scribes, de dirigeants religieux et d'administrateurs sous le contrôle du pharaon qui assure l'unité du peuple égyptien dans le cadre d'un système complexe de croyances religieuses.

Les nombreuses réalisations des Égyptiens de l'Antiquité comprennent l'extraction minière, l'arpentage et les techniques de construction qui facilitent la construction de pyramides monumentales, de temples et d'obélisques. On compte également à leur crédit le développement des mathématiques, de la médecine, de l'irrigation et de la production agricole, la construction des premiers navires connus, la faïence égyptienne, de nouvelles formes de littérature. Du rassemblement des tribus primitives qui créent le premier royaume pharaonique jusqu'à sa disparition peu avant notre ère, l'Égypte antique est le théâtre d'évènements majeurs qui influencent assurément la culture et l'imaginaire des peuples lui ayant succédé. Son art et son architecture sont largement copiés et ses antiquités sont disséminées aux quatre coins du monde. Un regain d'intérêt pour la période antique au début de l'époque moderne conduit à de nombreuses investigations scientifiques de la civilisation égyptienne, notamment par des fouilles, et à une meilleure appréciation de son héritage culturel, pour l'Égypte et le monde.

Les trois mille ans d'histoire de l'Égypte antique semblent receler autant de changements que de constantes. Les périodes fastes alternent régulièrement avec des périodes d'instabilité plus ou moins prononcées. Au fil du temps, la vie de l'État pharaonique paraît toutefois devenir plus chaotique. Aux cinq siècles de prospérité du Nouvel Empire succèdent sept siècles de troubles. Changements de maîtres et changements de frontières s'enchaînent jusqu'à l'avènement de la Pax Romana.

Pourtant, le caractère le plus remarquable de l'Égypte ancienne est sa prodigieuse continuité. Car au-delà des mutations territoriales et des bouleversements politiques, cette civilisation a perduré pendant plus de trois millénaires, fait unique dans l'Histoire. Depuis leur mise en place aux débuts de l’histoire écrite jusqu'à leur bannissement au triomphe du christianisme, les grands principes de la culture égyptienne se sont maintenus et préservés. Durant cette période, le mode de vie au bord du fleuve Nil a très peu évolué, toujours rythmé par la crue, les impôts et les dieux.
Selon l'historien grec Hérodote, « l'Égypte est un don du Nil ». Il avait observé à juste titre que le fleuve est indissociable de l'identité égyptienne antique, car sans lui l'Égypte n’existerait pas. Il était donc tout naturel que les habitants de la « Terre noire » en fassent un dieu important de leur panthéon. D’autant plus important que ce dieu pouvait se montrer capricieux : une mauvaise crue et les récoltes étaient perdues, entraînant la famine. Avant la construction du barrage d'Assouan, les paysans ont toujours vécu dans cette crainte.

Afin de pallier cette éventualité, une administration compétente s’est mise en place dès les origines. Les surplus de grains étaient prélevés par l’impôt et stockés en prévision d’années moins favorables où le besoin se ferait sentir. Une armée de scribes et d’intendants s’occupait scrupuleusement du recouvrement. Ce corps de fonctionnaires a constitué de tous temps le principal pilier du pouvoir royal, le socle de la richesse et de la puissance du pays jusqu’aux débuts de l’industrialisation.

Au sommet de la hiérarchie, dirigeant l’ensemble, coordonnant les services, une seule autorité : Pharaon. Le roi tire directement son pouvoir des dieux. Il est à la fois leur descendant et premier serviteur, donc ne saurait être mis en doute. L’institution pharaonique est surtout le symbole de l’unité nationale et une condition essentielle de la stabilité du pays (donc de son exploitation). Les envahisseurs successifs ne s’y sont pas trompés et ont constamment pris soin de sacrifier à la coutume. En se faisant couronner pharaons ils garantissaient la continuité de l’État tout en gagnant une certaine légitimité auprès du peuple.

Car le destin de celui qui occupe la fonction royale est intimement lié à celui de l’Égypte elle-même. Chaque affaiblissement du pouvoir central est potentiellement porteur de crise, alors que chaque fois qu’un homme fort occupe le trône, la paix du royaume est assurée. Ceci pourrait expliquer la facilité avec laquelle les Égyptiens ont accepté des rois étrangers, pourvu qu’ils respectent les traditions ancestrales.
Le système a prouvé sa force plus de temps que nécessaire. Les siècles ont finalement révélé ses limites et ses faiblesses. Sa trop lente évolution et son incapacité à s’adapter à un environnement en mutation l’ont conduit à se faire supplanter et dominer par ses voisins. Il lui fallut attendre de nombreux siècles pour briller à nouveau d’un éclat réel mais différent, celui du monde arabe.

Représentation d'une procession - La hauteur des personnages dépendait par exemple de leur rôle dans la société, les plus importants étant bien sur les plus grands. Le Roi ou le Pharaon est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes. Il en était évidement de même pour les Dieux qui étaient plus ou moins imposants selon qu'ils étaient plus ou moins puissants. À part quelques exceptions, ils étaient représentés supérieurs aux Rois ou Pharaons.

De par la nature très religieuse de cette civilisation de l'Égypte antique, la plupart des œuvres d'art de cette époque sont à l'image des divinités ou du Pharaon qui était l'incarnation divine dans le monde des vivants. En fonction de nos critères modernes, l'expression artistique Égyptienne peut paraître austère et statique.

Néanmoins, il faut préciser que pour les Égyptiens l'intention n'était pas de recréer exactement l'apparence des choses, mais plutôt de saisir l'essence d'une personne, d'un animal ou d'un objet et ce pour l'éternité. Ils ne recherchaient pas en priorité la beauté. Les statues et les bas-reliefs enfouis au fond des temples et des tombes n'étaient pas destinés à être vus. Les Égyptiens, dans leur religion, attachaient beaucoup d'importance à l'apparence physique et au corps, qui devait être le plus pur possible afin de pouvoir renaître dans l'au-delà.

C'est pour cette raison que la statuaire représentera l'homme au meilleur de sa force, avec un corps jeune, élancé et vigoureux. Lorsque le sculpteur ou le peintre devait travailler sur un fond plat, il se livrait à une analyse précise des éléments importants, révélateurs de la personne humaine et de la situation et recréait ceux-ci suivant une synthèse qui était régie par quelques grands principes dont : La tête et le bas du corps présentés de profil tandis que l'œil et le torse se présentent de face.

La multiplicité des échelles permettait de noter la hiérarchie des personnages ou de mettre en valeur tel ou tel aspect important d'une scène. Comme on l'a vu plus haut, le Roi, par exemple, était beaucoup plus grand que ses ennemis ou les gens qui étaient sous ses ordres. Les artistes avaient une connaissance approfondie de l'anatomie et un sens perfectionniste du détail,surtout pour les dessins animaliers.

L'Égypte, fut de tous temps un pays conquérant qui au cours de son histoire côtoya beaucoup de civilisations, quelles fussent de méditerranée ou d'Asie. Paradoxalement ce pays resta jusqu'à l'époque Grec, puis Romaine très fermé aux influences artistiques et culturelles étrangères, ce qui donna naissance à un style artistique spécifique qui évolua lentement lors de la longue période située entre le début de l'épopée pharaonique, jusqu'à la dynastie Ptolémaïque. L'art de l'Égypte antique est caractérisé par des lignes claires, associées à des formes simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient un quadrillage avec des lignes verticales, horizontales et perpendiculaires, pour former et donner les proportions à leurs esquisses.

Bizarrement il fallut attendre le milieu de cette civilisation pour voir apparaître des dessins avec des perspectives. La symbolique est aussi très importante dans l'art Égyptien. Ainsi, les animaux sont des représentations mythiques des divinités. La couleur avait également une grande importance en fonction du sens recherché : Le bleu et le vert représentaient le Nil et la vie, le jaune suggérait le Soleil, le rouge évoquait la force, le pouvoir et la vitalité. L'art sera très influencé, au cours des différentes grandes périodes historiques du pays, par l'importance sociale et religieuse, l'État et la politique.


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