Peignes-cul et trompes-couillons

Nous avons été privé de voir et entendre M. Barnier aussi fréquemment alors qu'il occupait un poste de ministre pendant le gouvernement Raffarin. C'est une habitude pour les politiques les plus ambitieux que d'éviter les médias, lorsqu'ils atteignent les hauts sommets de la République, le fameux  maroquin* sous les aisselles.

Qui n'a pas observé l'attitude de ces ministres descendant deux à deux les marches** de Matignon, se précipitant vers la porte arrière de leurs voitures, sis à quelques mètres du perron. A peine auront-ils eu le temps d'éructer un :'Rien à dire, nous y travaillons' donnant l'impression qu'une tâche ardue les attend dans leur ministère réciproque.

Ce charmant et désuet M. Barnier, tout rancoeur extirpée, n'a servi que de fusible de protection, de bouc émissaire, pour le groupe auquel il se soumet...

Ces acteurs de la politique me font penser à quelques acteurs et actrices du 7e art qui assaillent le petit écran, pour inviter les téléspectateurs à venir admirer leurs prouesses dans les derniers chefs d'oeuvres de la quinzaine, et ce, exprimé dans un Français douteux à la cadence d'une faute de syntaxe toutes les dix secondes.

Le politique, du plus haut perché***, jusqu'au dernier des peigne-cul (?), dans un langage policé et destiné à l'ensemble des couillons (?) que nous sommes, répond aux questions posées par des journalistes censés nous informer ; questions dictées, dûment choisies par lui-même, pour lui-même et écrites par son 'nègre'. Et toute cette connivence pour nous faire croire le haut degré de culture, de morale et de bon sens des gens qui nous gouvernent.

Signalons à ces chers élus que plus le temps passe et plus le nombre de couillonnés (?) s'amenuise. Dépêchons-nous de sortir du rang !

 

'Ah, la politique ! c'est l'art de créer les faits, de dominer, en se jouant, les événements et les hommes'Beaumarchais

* au sens propre : de Maroc, pays où l'on préparait ce cuir -  2e : porte feuille ministériel, poste de ministre   - 1er : peau de chèvre, de mouton, tannée au sumac et à la noix de Galles, teinte et souvent grainée… beeh! …

** lorsque j'assiste au déboulé ministériel médiatique des marches de l'Elysée ou de Matignon, je ne sais si je m'attends où si j'attends le (ou au) spectacle d'un homme d'Etat qui s'étale lamentablement...

*** plusieurs fois l'an, dans la tiédeur des salons de l'Elysée, ambiance cordiale et décontractée, de la bouche du Président de la République, en réponse aux questions posées, s'écoulent les sempiternelles promesses quand au devenir d'une France encore plus forte, plus sociale... une France où le droit des Femmes 'zée' des Hommes, du travail pour tout un chacun... : cela l'objet d'une attention 'toute particulière' du chef de l'Etat...

(?) j'évite en général dans les articles que je vous propose d'utiliser des mots qui peuvent paraître choquants, voire grossiers ; ce sont des mots qui sont entrés dans la nomenclature des dictionnaires littéraires pour parfois être utilisés : dans mon cas, pour exprimer le ras-le-bol (?) que je ressens

                                                                         le 19 décembre 2005

 

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