PERIODE PREDYNASTIQUE

AMRATIEN OU NAGADAL I (3900-3650), NAGADA II (3650-3400), NAGADAL (3400-3175) Capitale double pays unifies :Thais. 

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Dans la période prédynastique, le climat égyptien est beaucoup moins aride qu'il ne l'est aujourd'hui. De vastes régions de l'Égypte sont recouvertes de savane arborée et traversée par des troupeaux d'ongulés. Les feuillages et la faune y sont alors beaucoup plus prolifiques et la région du Nil abrite d'importantes populations de gibiers d'eau. La chasse est une activité commune pour les Égyptiens et c'est aussi à cette période que de nombreux animaux sont domestiqués pour la première fois.

Vers 5650, de petites tribus vivant dans la vallée du Nil développent leur propre culture identifiable par leurs poteries et des objets personnels, tels que des peignes, des bracelets et des perles et démontrant d'importantes connaissances en agriculture et en élevage. En Haute Égypte, la plus importante de ces cultures primales est la culture de Badari, connue pour ses céramiques de haute qualité, ses outils en pierre et son utilisation du cuivre. Dans le nord de l'Égypte, les cultures amratienne et gerzienne succèdent à la culture badari. Celles-ci développent un certain nombre d'améliorations technologiques et des contacts avec les peuples de Canaan et de la cité portuaire de Byblos.

Dans le sud de l'Égypte, la culture Nagada, semblable à celle des Badari, commence à s'étendre le long du Nil à partir du quatrième millénaire avant notre ère environ.


Dès la période de Nagada I, les Égyptiens prédynastiques importent de l'obsidienne d'Éthiopie pour façonner leurs lames et d'autres objets à partir d'éclats. Sur une période d'environ 1000 ans, la culture Nagada se développe à partir de quelques petites communautés agricoles jusqu'à devenir une puissante civilisation où les dirigeants ont un contrôle total sur la population et les ressources de la vallée du Nil. Le centre du pouvoir s'établit en premier lieu à Hiérakonpolis, puis plus tard à Abydos, élargissant ainsi son contrôle de l'Égypte vers le nord. Ils établissent de nombreux échanges commerciaux avec la Nubie au sud, les oasis du désert occidental à l'ouest et les cultures de la Méditerranée orientale à l'est.
La culture Nagada fabrique une gamme très diversifiée de biens matériels, tels que de la céramique peinte, des vases en pierre de grande qualité, des palettes de maquillage, ainsi que des bijoux en or, en lapis-lazuli et en ivoire, reflétant la montée en puissance et la richesse de l'élite. Ils mettent également au point un émail céramique connue sous le nom de faïence qui est utilisé jusque dans l'époque romaine pour décorer des tasses, des amulettes et des figurines. À la fin de la période prédynastique, la culture Nagada commence à utiliser des symboles écrits qui vont évoluer jusqu'à devenir le système hiéroglyphique complet utilisé pour l'écriture pendant l'Égypte antique.

Les Pharaons par ordre chronologique - 
Les pharaons de la période prédynastique – dynastie Zéro: Horus au Serekh, Horus Ny-Hor, Horus Hat-Hor, Horus Iry-Ro, Horus Ka, Horus Scorpion.L’Aegyptiaca de Manéthon – Pendant très longtemps, les historiens ont considéré qu’il y avait eu trente dynasties en Egypte. En effet, ces derniers se basèrent sur les écrits de Manéthon de Sebennytos, un prêtre égyptien qui écrivit une histoire de l’Egypte en langue grecque, l’Aegyptiaca, sur la demande de Ptolémée I.


A noter qu’à l’instar des écrits de l’historien grec Hérode, l’œuvre de Manéthon n’est pas exempte de défauts. En effet, se dernier n’hésita pas à inventer des dynasties ou à supprimer des pharaons, dans un but idéologique, ainsi qu’à raccourcir ou allonger des dynasties, afin d’obtenir des généalogies composées de neuf pharaons (à l’instardes neuf divinités de l’Ennéade, les dynasties de neuf pharaons chacune prouvaient l’eternalité et l’aspect cyclique de l’Histoire.).

Les premiers rois d’Egypte (XXXIVe – XXXIIe siècles ) – Cependant, des fouilles récentes nous ont permis d’en savoir plus sur une dynastie antérieure à celles mentionnées par Manéthon dans l’Aegyptiaca, la dynastie 0 (cette dernière a été baptisée ainsi car elle précède la I dynastie.).

En 3300 avant notre ère, l’Egypte était alors divisée en deux royaumes, la Basse Egypte au nord, et la Haute Egypte au sud. Les souverains du sud portaient la couronne blanche (le hedjet.), une sorte de haut bonnet blanc ; les souverains du nord portaient la couronne rouge (le deshret.), une calotte rouge et plate, relevée par derrière et ornée par devant d’une agrafe en forme de serpent (nous ne nous attarderons pas sur les souverains du Nord, car, comme nous venons de le mentionner dans le paragraphe précédent, le climat humide du delta n’a pas permis la conservation des vestiges archéologiques.).

Cependant, la Haute Egypte était elle-même divisé en trois petits royaumes, Thinis, Noubt et Nekhen.
Plusieurs souverains se succédèrent à la tête du petit royaume de Nekhen, sans que l’on ne sache exactement leurs liens de parenté, et parvinrent au bout de plusieurs décennies unifier la Haute Egypte (voir ci-dessous la liste des Rois faucons, sujette à caution.). A noter qu’à cette époque ces derniers ne portaient pas encore le titre de pharaon. En effet, l’on pense que ce titre fit son apparition sous le règne d’Akhénaton, pharaon de la XVIIIe dynastie (XIVe siècle) 

- Horus au Serekh (ce premier souverain fut baptisé ainsi par les archéologues car son serekh, bien que ne comportant pas de nom, est surmonté de deux faucons.).
- Ny (ce qui signifie « le faucon. »). Ce souverain dut combattre contre son rival de Thinis.
- Hat fut lui aussi un roi belliqueux, menant plusieurs expéditions contre ses ennemis de Haute Egypte.
- Pe.
- Hej (bien que l’on possède le serekh de ce souverain, son hypothétique tombe n’a jamais été trouvée.).
- Iry (à l’inverse du précédent, les archéologues ont retrouvé la tombe de ce souverain, mais pas son serekh.).
- Ka (ou Sekhen.).
- Crocodile, qui fut vraisemblablement un usurpateur, régna à priori au même moment que son confrère Ka, mais dans une cité se trouvant plus au nord.
- Lion (nous n’avons pas retrouvé le serekh de ce souverain, mais son nom figure sur d’autres vestiges archéologiques. Par contre, sa tombe n’a toujours pas été découverte.).

- Scorpion I, qui régna vers 3150 avant notre ère, parvint à unifier les petits royaumes du sud de l’Egypte. Selon certains vestiges archéologiques, il semblerait que le roi Scorpion étendit sa domination sur la Basse Egypte, la Nubie et la Palestine, parvenant à poser les bases d’une future unification de l’Egypte. Ses dates de règne restent toutefois très incertaines.
- Scorpion II reste un souverain à l’existence très controversée. Sa tombe n’ayant pas été découverte, certains archéologues affirment que ce souverain n’a pas existé ; d’autres pensent qu’à l’instar d’Horus Crocodile, Scorpion II fut un roi à la tête d’une autre principauté.
A noter que certains égyptologues avancent la thèse selon laquelle les rois Lion et Scorpion I devraient en fait être placé au début de la dynastie 0 et non à la fin.Narmer, unificateur de l’Egypte (vers 3150 avant notre ère) – Originaire de Nekhen, est considéré aujourd’hui par les historiens comme le pharaon qui parvint à unifier le nord et le sud de l’Egypte.

La Palette de Narmer, découverte quasiment intacte à la fin du XIXe siècle et conservée au musée du Caire, représente symboliquement la victoire du Sud sur le Nord de l’Egypte. Sur le verso, le roi, portant la couronne blanche de Haute Egypte, fracasse la tête d’un homme du Nord, a genoux devant lui. Sur le recto, Narmer porte la couronne rouge de Basse Egypte, assistant à un défilé des enseignes des provinces victorieuses. A droite de la scène, l’on voit deux rangées d’hommes du nord décapités par leurs vainqueurs.

Narmer est le roi de l'Égypte antique ayant régné pendant la période thinite trente-et-un siècles avant notre ère.

Il est probablement le successeur du roi Scorpion ou de Ka, tous deux rois de la dynastie égyptienne zéro. Il est considéré par certains comme ayant unifié la Haute et Basse-Égypte et avoir fondé la Ie dynastie. De fait, il est le premier roi de l’Égypte unifiée.
L'identité de Narmer fait débat, beaucoup d'égyptologues l'identifient à Ménès.

Les informations sur ce pharaon sont essentiellement tirées de la célèbre palette de Narmer palette de schiste, le représentant victorieux contre un peuple que l'on n'a pas identifié. Il y figure les premiers hiéroglyphes clairement définis, qui forment le nom de ce roi (nar-mer, « silure - ciseau »). Sur cette palette, il est représenté alternativement portant la couronne du Sud (couronne blanche des rois de Haute-Égypte) et celle du Nord (couronne rouge des rois de Basse-Égypte ou du delta).

L’on raconte qu’après une soixantaine d’années de règne, Narmer aurait trouvé la mort en affrontant un hippopotame. Cependant, les égyptologues pensent que cet évènement serait en fait un symbole de la lutte de l’ordre contre le chaos.

Le nom d'Horus de Narmer s'écrit avec deux hiéroglyphes : nˁr, le poisson-chat (nar) et mr, le ciseau (mr). Son nom pourrait signifier le poisson-chat qui frappe.

Méni est le nom utilisé sur les documents à partir de la XVIIIe dynastie (scarabée d'Hatchepsout et de Thoutmôsis III). Ménès en est la forme grecque utilisé par Manéthon. Son nom pourrait signifier « quelqu'un » ou « personne ». Il est possible que les prêtres, ne connaissant pas le nom du premier pharaon, mais devant le citer, aient utilisé cette expression à la place.

Dans un article de juillet 2009, Bernadette Menu expose que Ménès serait une sorte de titre, « Celui qui établit », porté par les deux premiers souverains de la première dynastie, Narmer et Âha.

Il est possible que Narmer ait changé de nom après l'unification et la mise en place de l'institution pharaonique en prenant le titre de Ménès, « le fondateur ». D'autant plus que les deux noms ont été retrouvés sur un sceau où ils sont associés, mais d'une façon qui n'assure pas qu'il s'agisse de la même personne, le nom de Narmer étant en tant qu'Horus et celui de Ménès de façon normale.

Manéthon donne pour origine aux deux premières dynasties la ville de Thinis. À proximité de Thinis, Abydos est la nécropole des rois de la période prédynastique égyptienne.

Toutefois, il pourrait être originaire de Hiérakonpolis, la capitale du royaume du Sud. C'est en ce lieu qu'ont été trouvées la palette et la massue de Narmer, même si ces œuvres y ont probablement été déposées près de mille ans après le règne de Narm.

La fameuse palette de Narmer, découverte par James Edward Quibell en 1898 à Hiérakonpolis, montre Narmer portant les insignes de la Haute et Basse-Égypte, donnant naissance à la théorie selon laquelle il aurait unifié les deux royaumes.

Depuis sa découverte, il y a débat pour savoir si la palette de Narmer représente un événement historique ou est purement symbolique. Toutefois, en 1993, Günther Dreyer découvre à Abydos une étiquette datant de Narmer et décrivant le même événement que la palette de Narmer, montant par là qu'elle décrit bien un événement historique.

Narmer est en général assimilé à Ménès, le fondateur de la Ie dynastie, dite thinite selon Manéthon. Toutefois, certains égyptologues soutiennent que Ménès est Hor-Aha et pensent qu'il a hérité une Égypte déjà unifiée par Narmer ; d'autres soutiennent que Narmer a initié le processus d'unification mais soit sans succès, soit avec un succès limité, laissant Ménès l'achever.

Une autre possibilité est que Narmer soit le successeur immédiat du roi qui a unifié l’Égypte (peut-être le Roi Scorpion dont le nom a été trouvé sur une tête de massue découvert à Hiérakonpolis), et qu'il a adopté les symboles d'unification peut-être déjà en usage depuis la génération précédente.

Deux listes royales trouvées dans les tombes de Den et Qâ donnent Narmer comme le fondateur de la Ie dynastie, suivi par Hor-Aha. La liste de Qâ indique les huit rois de la première dynastie dans le bon ordre, en commençant par Narmer. Ménès n'est mentionné sur aucune de ces listes car c'est généralement le nom d'Horus qui est utilisé sur les monuments, alors que Ménès est un nom personne.

Manéthon, prêtre sous le règne de Ptolémée II, écrit l'Histoire de l'Égypte (Ægyptiaca) au III siècle . L’œuvre est perdue mais elle est connue par des citations fragmentaires d'historiens du III et IV siècles. Sextus Julius Africanus donne un règne de soixante ans à Narmer. La version de Eusèbe de Césarée réduit son règne à trente ans.

Badari est un site archéologique qui donne son nom à une culture néolithique de l'ancienne Égypte (Badarien ou Prédynastique ancien, XLIV siècle -XXXIX siècle .), époque à laquelle les Égyptiens n’écrivaient pas encore. Elle est caractérisée par un ensemble de nécropoles, localisées sur une trentaine de kilomètres au sud de la Moyenne-Égypte qui doivent leur nombre à la non complète sédentarisation du peuple égyptien (Badari, Hemamieh).

C’est un centre fort de civilisation, fusionnant des apports multiples du nord-est, du sud et de l’ouest. Le Ouadi Hammamat semble avoir été une voie privilégiée des contacts avec le nord-est, par la mer Rouge. Le site de Tasa, au nord du secteur, paraît plus influencé par les cultures du nord de la vallée du Nil.

À Badari, le contenu des pots d’offrandes atteste une pratique agricole (blé, orge, ricin), avec un riche outillage de faucilles de silex. Chasse et pêche sont abondamment pratiquées. La richesse du matériel badarien témoigne de relations avec l’Orient, spécialement l’Asie antérieure du sud-ouest et le Sinaï (cuivre), peut-être avec la Mésopotamie (stéatite émaillée). La céramique rouge à bord noir laisse supposer des contacts avec le Nil soudanais (Néolithique de Khartoum), l’industrie lithique s’apparente plutôt au modèle saharien.

Le site de Badari laisse peu de traces d’habitat. Seules des huttes ovales de structures légères ont été retrouvées. Par contre il laisse des centaines de tombes, évoluant de la tombe à fosse ovale à la fosse rectangulaire, souvent inhumations multiples de deux ou trois individus ensevelis en position contractée, tapissées en vannerie, pouvant contenir un mobilier funéraire important, notamment en poterie d’offrande. Plusieurs musées européens possèdent des objets de cette époque ancienne, dont la plus grande collection est probablement celle du Petrie Museum de l’University College de Londres. Parmi ceux-ci, on trouve une statuette de femme nue.


La belle qualité de la céramique caractérise le « badarien » : poterie rouge polie, à bord noir, parfois décorée (motifs géométriques en clair), ou brune à bord noir. Il s’y ajoute l’artisanat du cuir, de l’os, de l’ivoire et le travail de la pierre (palettes à fard en schiste, broyeurs, colliers de perles en cornaline, jaspe, albâtre, brèche et calcite). La présence de perles de cuivre et de turquoise est notable. La ronde-bosse représente des figurines féminines en terre cuite ou ivoire, parfois aussi animales.

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