Pourquoi avez-vous tué Jaurès? - Brel

Petite parenthèse : Thomas More invente le vocable utopie, néologisme forgé d’après le grec, ou topos – non-lieu, pays de nulle part.

Le Socialisme utopique désigne les doctrines des premiers socialistes européens du début du XIXe siècle qui précédent Marx et Engels, tels Saint-Simon, Fourier en France ou Owen en Grande-Bretagne. Nées au début de l’ère industrielles, après le temps des révolutions, les utopies socialistes représentent des tentatives de reconstruction de l’univers moral et social sur les seules bases de la science positive d’où elles déduisent l’idée d’une évolution naturelle qui mène au bonheur de tous les hommes. Ses partisans prônent l’instauration d’un pouvoir spirituel confié aux savants.

Dans le langage courant, utopie veut dire impossible. Une utopie est une construction imaginaire dont la réalisation est a priori hors de portée. L’utopie se caractérise par un recours à la fiction, par un artifice littéraire qui consiste à décrire une société idéale dans une géographie imaginaire. Ainsi, la doctrine socialiste ou son utopie se caractérise traditionnellement par l’exaltation de la communauté entendu que le socialisme prétend que l’économie politique n’est que « la pratique organisée du vol et de la misère ».

Qu’en est-il aujourd’hui à la lecture du projet du Parti socialiste pour les élections présidentielles de 2012 ?

Le Parti socialiste intitule son projet « L’intégrale des propositions des socialistes pour changer la France ». Changer signifie « faire ou devenir autre ; rendre plus ou moins différent, transformer, modifier, remplacer ». L’on remarque le postulat traditionnel puisque le titre du programme de 1972 était « changer la vie ». Effectivement, les socialistes des années 80 ont changé la vie : accroissement des déficits, fuite des capitaux à l’étranger, dévalorisation de la valeur travail ; création d’une France qui vit de la mendicité ou de la charité d’Etat appelée désormais « solidarité » à côté d’une France qui travaille (avec la création du RMI, la possibilité de ne pas travailler et de vivre d’assistance et d’allocations diverses, la possibilité de faire de la formation en recevant des allocations pendant presque toute sa vie « active »…) ; les 35 h qui détruisent l’organisation du travail et bloquent les salaires pendant cinq ans (il faut rappeler que l’accord sur les 35h avec les patrons s’est fait à la condition que lors des conventions collectives qui devaient avoir lieues juste après le vote de la loi l’augmentation des salaires ne serait pas négociée) ; le droit à la différence qui génère une revendication différenciée et publique de ce qui est du domaine du privé (sexe, religion...)… initiative d’une sorte de décadence, de dé-civilisation … qui perdure et s’accentue… ; la fin d’une certaine vision sociale de l’Europe, abandonnée au marché alors que les parlements de la majorité des pays de la CEE et les instances européennes étaient socialistes mais encore fallait-il avoir le courage d’imposer une Europe où l’harmonisation fiscale, sociale… afin d’éviter le dumping ou avoir le courage d’imaginer une fédération des pays d’Europe… mais il est vrai que la France ne craignait pas initier un tel concept dans la mesure où le terme même de fédération apeure.

Le projet socialiste de 2012 reprend donc la perspective du « Changement » et s’articule autour de trois thématiques : 1) redresser la France et proposer un nouveau modèle de développement ; 2) retrouver la justice pour bâtir l’égalité réelle ; 3) rassembler les Français et renouer avec la promesse républicaine. De facto, il s’agit d’un véritable catalogue foure-tout de mesures dont le plan semble parfois incohérent et faire preuve de démagogie ; catalogue de mesures dont certaines indiffèrent le Français à l’instar d’un passeport francophone et d’autres sont quasi absentes comme celles qui pourraient réglementer certaines denrées alimentaire de première nécessité qui font l’objet spéculation non mondiale mais de nos grands magasins ou relèvent directement de l’imaginaire comme celles visant à la régulation financière européenne ou mondiale.

L’on pensait que les socialistes avaient rompu avec l’utopie et qu’ils avaient pleinement conscience de vivre dans un pays qui est partie intégrante d’une unité mondiale… l’on se trompait. De facto, que nous proposent-ils et comment proposent-ils de financer leur projet ?

Le financement du projet –

L’ancien ministre de l’Economie Michel Sapin, le député Pierre-Alain Muet et Jean-Marc Germain ont réalisé le chiffrage du projet. Celui-ci a été construit sur la base de 25 milliards d’euros de ressources budgétaires disponibles sur cinq ans, à savoir la possibilité de dégager une marge de manœuvre budgétaire de cinq milliards d’euros par an pendant cinq ans, de 2012 à 2017 et, selon le taux de croissance effectif, le Parti socialiste ajustera la facture.

Pour être complet, il faut ajouter que le Parti socialiste compte réduire les déficits et porter la dette à 3% du PIB à partir de 2014 (l’on aimerait savoir comment entendu que la crise économique plombe littéralement les finances de notre pays), espère équilibrer les comptes de la Sécurité sociale d’ici à 2017 (cette espérance est peu réaliste mais dès lors que l’idée est admise, l’on aimerait également savoir comment) et construit son projet autour d’une évolution de 1,7% en 2013 de la dépense publique, rythme qui « diminuera ensuite » entendu qu’il faudra une « sélectivité » dans les dépenses (en ce domaine, il faut reconnaître que le Parti socialiste est peu crédible car l’accroissement de la dépense publique est partie intégrante de sa doctrine).

Précisons également que le Parti socialiste pour financer son projet table sur une croissance de 2,5% du PIB de 2012 à 2017 et veut dégager 40 à 50 milliards d’euros de ressources sur la période 2013-2017 en revenant en outre sur la politique fiscale de l’actuel président. Il faut convenir que l’actuelle ministre Me Christine Lagarde fait déjà sourire lorsqu’elle évoque une croissance de 1,5%. Il serait peut-être temps de réaliser que la croissance ne se décrète pas pas plus rue Solférino que du palais de l’Elysée !

Mesures envisagées –

. la création d’un impôt qualifié on ne sait pourquoi de « moderne » progressif prélevé à la source sur le revenu au service d’un pacte redistributif avec la fusion de l’impôt sur le revenu et la CSG

. revenir sur le bouclier fiscal (qui peut rapporter près de 700 millions d’euros)

. la réduction ou la suppression des niches fiscales qui dépassent le nombre approximatif de 506 (2010). L’on peut s’interroger sur la nature des niches à réduire ou supprimer entendu qu’elles ne touchent pas que les personnes très aisées, ainsi la mesure prévue dans la prochaine loi de finance qui met fin à l’avantage fiscal dont bénéficient les jeunes époux et pacsés dans la première année d’union avec déclaration commune de leurs ressources à partir de la date de leur mariage. Quelques autres exemples de niches fiscales : la plus-value réalisée sur un cheval de course ou de sport qui bénéficie d’un abattement supplémentaire de 15% par année de détention ; l’exonération de l’impôt sur les revenus que rapporte la distinction du Nobel ou du Goncourt à leurs lauréats ; l’exonération pendant 15 ans des bénéfices agricoles issus de la culture des truffes ; les dons aux associations permet aux particuliers et aux entreprises sous certaines conditions de déduire jusqu’à 75% des dons effectués à des associations caritatives de leurs impôts ; le crédit impôt-recherche…ou encore le cumul des allocations logements et la demi-part fiscale ou la niche qui bénéficie à au nombre le plus importants de contribuables : l’abattement de 10% sur le montant des pensions et des retraites pris en compte dans le calcul de l’impôt sur le revenu (les pensionnés apprécieront si une telle suppression est décrétée d’autant que le montant moyen des pensions de retraite n’est déjà pas élevé !).

. la défiscalisation des heures supplémentaires (6 milliards d’euros)

. la taxe professionnelle (8 milliards d’euros)

. la TVA dans la restauration (2,4 milliards d’euros)

. l’augmentation des cotisations salariales et patronales (les patrons et les salariés apprécieront)

. la modulation de l’impôt sur les sociétés suivant l’utilisation des bénéfices, surtaxe de 15% sur les sociétés en raison de leurs profits

. le rétablissement des droits de succession sur les héritages les plus importants (« héritages les plus importants » n’est pas une notion juridique ou fiscale, aussi aimerions-nous connaître le montant qui engagerait au paiement de ce droit de succession)

. la création d’une contribution climat énergie

. la taxation sur les services financiers et de l’assurance vie – A ce sujet, quelques remarques ne sont pas inutiles. En effet, le Parti socialiste note avec dédaim que les investisseurs privés préfèrent « les actifs sans risque » donc la rente. En effet, lorsque vous travaillez, que vous économisez, ne serait-ce qu’une modique somme par mois, en sélectionnant vos dépenses afin de vous constituer un petit pécule (par exemple, en vue de la retraite puisque vous savez qu’actuellement vous cotisez mais que lorsque vous arriverez à l’âge de la retraite, vous constaterez avoir cotisez pour peu ou pour rien car il n’y aura plus de retraite ou une retraite dont le montant correspondra au minimum vital), vous ne vous risquez pas à le jouer au casino (ou à la bourse), vous préférez l’investir dans un placement type assurance qui rapporte peu mais garantit votre capital, sans ignorer que cet argent profite à l’économie puisqu’il fait l’objet de prêts aux entreprises. Faire des économies, être économe, étaient des qualités autrefois… La rente est un revenu périodique à l’exception de celui du travail certes mais de nos jours, pensez-vous vraiment que celui qui travaille et économise pense un jour prochain ou lorsqu’il sera à la retraite vivre de ses rentes ? Utilisez ce terme qui, depuis le 19e siècle, a une acception bourgeoise est une véritable honte ! Il faut rappeler que dans l'imaginaire collectif, le rentier est l'homme ventru que nous décrit la littérature française avec Zola, Stendhal et tant d'autres, celui qui ne travaille pas, détient un capital placé en banque qui lui rapporte de quoi vivre largement ou un capital immobilier dont il perçoit divers loyers pour habitation ou fonds de commerce (et ce, d’autant plus, lorsque l’on sait la situation privilégiée des membres du bureau du Parti socialiste et le nombre de personnes qui paient l’ISF ! La démagogie n’est pas une politique, elle n’est qu’une reconnaissance de sa propre médiocrité !

Mais peut-être le raisonnement des socialistes est-il celui-ci : faisons cotiser les travailleurs même s’ils ignorent que parvenus à l’âge de la retraite dans quelques années, ils n’auront droit qu’à une retraite équivalente au minimum vital (en attendant : ressources pour l’Etat) ; faisons leur payer la TVA sur ce qu’ils achètent (ressources pour l’Etat) ; faisons leur payer un impôt ou une taxe (peu importe la dénomination) sur ce qu’ils ne consomment pas puisqu’alors la TVA ne rentre plus dans les caisses de l’Etat (peut-être les inciterons-nous ainsi à consommer pour faire tourner l’économie !), (ressources pour l’Etat). Vertueux ou dépensier, qu’importe… puisque l’Etat prélève sa part ! Un proverbe ne dit-il pas qu’il faut toujours « tondre le mouton tant qu’il y a de la laine ».

Il faut savoir que les Français ont peur… peur de l’avenir pour eux et leurs enfants (pas les Politiques bien sûr, le népotisme est un sport en France ; aussi, les membres de leur famille et leurs amis auront leurs places). Ils veulent du concret, ils savent que la France est si endettée que les marges de manœuvre sont réduites à peau de chagrin. Aussi veulent-ils savoir comment le prochain parti au pouvoir compte réduire les déficits et dégager des marges de manœuvre… le projet socialiste ne satisfait pas à la réponse, il extrapole et est irréaliste.

Un projet ?– Il est certain que ces mesures ne constituent qu’un projet, à savoir une première rédaction destinée à être étudiée et corrigée… faut-il l’espérer… car en l’état, ce projet n’est qu’une utopie destinée à rassembler et satisfaire les esprits socialistes, verts… ou centristes qui nécessite au préalable certaines remarques.

. les termes développer, mutualiser, réseau reviennent très souvent (en effet, mettons tout en commun afin de niveler car, il faut le reconnaître, l’imagination, la création… a toujours été le fruit de la concurrence)

. le développement des structures existantes ou à créer pour que l’Etat prédomine en tout domaine car le gouvernement se veut directif en France – mais également à l’International

Le Parti socialiste se propose de réorganiser le système économique français par l’emploi d’outils, concepts nouveaux et d’expressions choques types slogans publicitaires pour la lessive – « produire plus, produire autrement » ; « travailler mieux pour vivre mieux », « remettre la France au cœur de l’Europe et l’Europe dans le cœur des Européens ». Il convient de signaler que les modalités de création, de fonctionnement et de financement de ces nouvelles structures nous sont inconnues à ce jour. L’on peut s’interroger sur ces créations : celles-ci satisfont à l’idéologie socialiste qui favorise les hiérarchies, les structures et superstructures pour mailler le pays afin de contrôler toute action mais peut-être n’ont-elles pour but essentiel que de « reclasser » les socialistes en mal de mandat, les fidèles ou… les connaissances.

. L’outil principal serait la création de la Banque public d’Investissement afin de mettre en réseau tout l’axe financier sous forme de fonds régionaux avec mutualisation de tous les acteurs car il faut « faire confiance aux acteurs locaux » entendu qu’ils connaissent mieux le tissu économique local. Cette création consacre le retour de l’Etat dans sa fonction de pilote industriel, de l’Etat qui veut tout régenter et organiser, en somme de l’Etat socialiste traditionnel. L’on peut s’interroger sur la nécessité d’une nouvelle structure alors que nous avons la Banque de France, la Caisse des dépôts et consignations… De même, notons que les acteurs locaux, principalement des socialistes puisque le Parti socialiste compte un nombre d’élus très important à qui il doit la richesse du parti, connaissent peut-être le tissu économique mais que la gestion des collectivités qui dépendent d’eux leur est souvent reprochée en raison de dépenses inconsidérées.

Cette banque aurait diverses missions. Pour ex : 1) favoriser la constitution d’entreprises de taille intermédiaire : ne pensez-vous pas que catégoriser une entreprise de plus puisse poser un problème ? En effet, l’on peut s’interroger sur l’opportunité d’une telle mesure en sachant qu’une entreprise qui actuellement passe de 50 à 51 salariés doit se soumettre à 30 mesures supplémentaires légales, ce qui tend à dissuader le patron d’embaucher et l’incite à demander plus de productivité à ses salariés ; 2) favoriser l’action écologique : si dans le texte, cette proposition peut satisfaire à l’esprit, il faut prendre en compte que les pays émergents utilisent principalement des centrales à charbon, des pesticides (que nous retrouvons dans les produits importés en France alors que leur utilisation sur le sol européen est interdit !). Il faut oser dire que le fait de produire propre en France pénaliserait les produits français et n’aurait aucun impact écologique : en ce domaine nous sommes en pleine idéologie écologiste bien pensante. Notons le nouveau concept d’« éco-conception » à savoir minimiser l’impact d’un produit sur l’environnement et maximiser sa durée de vie et notons que la commande publique soumettrait les entreprises à une notation « social-écologique »… ces termes laissent penseur mais il est vrai qu’il faut rassembler les électeurs. La France a-t-elle vocation à se lancer dans le « tout écologie » ? Pensez-vous concurrencer les pays émergents qui produisent à grande échelle et « relancer » l’économie française moribonde avec un tel concept ? Notons également la naissance de la contribution climat-énergie et la TVA éco-modulable suivant le degré de pollution du produit. De plus, la problématique de l’écologie est complexe : ainsi, il est plus écologique paraît-il de produire de l’électricité photovoltaïque mais comment les plaques sont-elles produites ? à partir de quelles matières ? une fois usagées, comment les recycletont ? Le Parti socialiste compte également encourager l’agriculture biologique bien qu’il ne nous dise pas s’il compte redéfinir l’expression agriculture biologique entendu la culture biologique a une obligation de moyens (à savoir respecter un cahier des charges qui lui impose par exemple le non-emploi de pesticides) mais non de résultats (aussi cette culture se fait-elle sur des sols gorgés pendant des années de divers produits et substances, métaux…)

. la création d’un Pôle public de l’insertion professionnel pour les jeunes qui, grâce à un Service public d’information et d’orientation tout au long de la vie. L’on connaît l’échec de l’ANPE qui ne servait en réalité qu’à comptabiliser que les personnes en situation de chômage, l’on connaît celui du Pôle emploi… Nous aimerions connaître le coût prévu pour une telle création et une telle mesure d’accompagnement tout au long de la vie et le financement affecté à cette dépense. Peut-être serait-il plus judicieux de créer les conditions fiscales (et non des exonérations sur les salaires les plus bas, ce qui a pour conséquence de tirer l’échelle des salaires vers le bas) pour que les entreprises embauchent et pour que de nouvelles puissent être créées.

. la création du Comité prospectif chargée d’examiner une stratégie pour la France et de proposer avec l’aide d’un Pôle national d’expertise et d’étude au service des collectivités pour les assister

. la création d’un Observatoire national sur les violences faites aux femmes (il faut observer que le problème n’est pas méconnu et que des mesures pénales existent ; certains magistrats à l’instar de celui de Douai obtiennent des résultats)

. la création de zones de développement économique rural (l’on aimerait connaître le chiffrage du coût et le financement de telles zones)

. la création d’une Commission de déontologie et d’une instance d’évaluation des engagements pour le quinquennat rattachée à la Cour des comptes (s’il est important d’examiner le résultat des politiques publiques, le résultat des lois votées… il serait important d’imaginer un système permettant d’engager la responsabilité des élus relativement à leurs « promesses » mais il est vrai que « les promesses n’engagent que ceux qui y croient »

. la création d’une Agence francophone de l’Education pour mettre en place un programme francophone type « eramus » avec la création d’un espace de la francophonie matérialisé par un passeport francophone

. et pour illustrer le changement sémantique « utile », nous ne citerons qu’un exemple : le remplacement du terme de « partenaires » au vocable de « sous-traitantes » relativement aux relations PME et grandes entreprises

Le projet définit quatre objectifs pour la législative 2012-2017 : augmenter la croissance, réduire le chômage, permettre l’accession des jeunes au marché du travail et mettre à profit l’expérience des seniors, préserver la base productrice et la rendre créatrice de valeur ajoutée.

De facto, le Parti socialiste veut l’Etat socialiste initiateur, organisateur et intervenant dans toute situation économique, régulateur, contrôleur qui maille le pays de ses structures, de ses agents et réduit la place de l’initiative privée.

Le Parti socialiste nous propose un catalogue de mesures économiques dont il ne nous explique ni les modalités techniques ni le financement dont

. favoriser les investissements dans les secteurs d’avenir…

. faire accéder les PME aux marchés publics (là, se pose entre autres le problème de trésorerie des PME)

. promouvoir le « made in France »

. développer la connexion internet

. développer les transports publics

. rénover les logements anciens… aider à la réalisation d’audits thermiques et travaux d’isolation

. mutualiser les recherches, favoriser la carrière des chercheurs et la recherche

. développer les industries en France avec un partenariat avec les pays méditerranéens

. organiser la filière nucléaire civile française : l’Etat compte contrôler le capital des entreprises de cette filière (l’Etat compte procéder à des nationalisation ? comment les finance-t-il ?)

. valoriser l’économique sociale et solidaire

. consolider du droit du travail

. renforcer la participation des salariés à la gouvernance de leurs entreprises (la participation au capital a pour corollaire la participation et la responsabilité relativement à l’entreprise ; le Parti socialiste compte-t-il obliger chaque salarié à investir pour participer ? ou chaque salarié pourra-t-il participer sans investissement de fonds propres ou personnel ? à moins qu’il ne suggère au patronat de former les salariés à la prospective et à la fonction managériale qui nécessitent des études particulières)

. sanctionner les entreprises qui ne satisferont pas aux exigences du projet (comment le Parti socialiste compte-t-il obliger les entreprises à embaucher des jeunes, garder les plus âgés, avoir une politique salariale plus favorable aux salariés… ne plus verser de dividendes… ?)

. créer des emplois publics : magistrats, policiers… et 300 000 emplois d’avenir » sur cinq ans dans les secteurs d’innovation sociale et environnementale qui feront concurrence avec le secteur marchand (le Parti socialiste croit-il crédible une telle mesure qui n’a pour but que d’occuper les jeunes, qu’ils n’apparaissent pas dans les chiffres du chômage… une recette de plus de 30 ans et dont l’on connaît déjà le résultat : l’inutilité). Il faut souligner l’effort de chiffrage puisque le coût estimé est de 1,2 milliard d’euros par an, soit un coût total de 3,6 milliards.

. changer l’école pour la réussite de tous (avec le désir de 50% d’une classe d’âge avec un BAC+3 pour poursuivre l’effort de 80% au BAC, ce qui génère inéluctablement un nivellement par le bas) et donner une nouvelle ambition à l’enseignement supérieur

. l’accès au logement (pour cela il faut construire plus de logements dans le secteur social et faire respecter la loi votée), l’accès aux biens essentiels, l’accès à la protection sociale (l’accès à la Sécurité sociale existe pour tous par le truchement de la CMU, peut-être faudrait-il la développer aussi pour les étudiants dont les moyens financiers sont limités afin qu’ils soient pris en charge sans avoir besoin de payer une Sécurité sociale spéciale étudiant) ; l’accès à la culture et aux loisirs (les bibliothèques… médiathèques sont ouvertes à tous en France…)

. développer les services publics (y compris dans les zones qui couvrent peu d’habitants ?)

. renforcer les moyens de l’inspection du travail

. garantir l’égalité femme-homme

. élaborer un indicateur de développement humain (un trompe-l’œil bien connu pour que la population pense être dans une situation plus favorable qu’elle n’est mais le seul critère pris en compte dans la réalité est « le panier de la ménagère », à ce propos, pas de régulation de prix prévue pour les denrées de première nécessité… )

Il faut souligner que noyées au milieu de la section II intitulé « Retrouver la justice pour bâtir l’égalité réelle » deux pages sont consacrées au redressement des comptes publics dans une ultime sous-division. Le titre III « Rassembler les Français et renouer avec la promesse républicaine », démagogue par excellence, répond au gouvernement actuel et au traumatisme de 2002, inutile de s’y appesantir : les lois existent, il suffit de les faire respecter. De plus, les Français ont des préoccupations autres et sont excédés de ne pouvoir lire ou écouter un média sans entendre parler de ces questions.

Plus institutionnelle, la section « Renouveler la démocratie qui couvre 6 pages diverses bonnes mesures attendues par nombre de Français : le comptage séparé des bulletins blancs ou encore l’interdiction de cumul de mandats (précisons que les socialistes pour leur majorité des cumulards)… la lutte contre les conflits d’intérêt et les déclarations de patrimoine (patrimoine de l’élu et du ministre seul ou de son ménage ?) – le tout contrôlé par une Commission de déontologie ; par contre, deux mesures risquent fort de déplaire, ainsi le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers résidant dans notre pays depuis cinq ans aux élections locales entendu que le droit de vote et d’éligibilité est le corollaire dans notre pays de la nationalité. Si l’introduction d’une dose de proportionnelle qui suppose un redécoupage de la carte électorale déplaît à beaucoup car cela peut permettre des élus du FN, il faut signaler à ces personnes que la démocratie suppose entre autres le suffrage universel et le pluralisme.

L’Assemblée nationale est la représentation des tendances politiques de notre pays, alors comment accepter que le PC ait des élus et puisse constituer un groupe à la chambre basse alors qu’il ne représente guère plus de 6% des électeurs et que le FN qui en représente au moins 15% ne compte aucun élu ? Combattre les idées que propage le FN est une action politique ; empêcher ses partisans d’être représentés à l’Assemblée est anti-démocratique. La coalition dénommée par les politiques « front républicain » afin d’empêcher l’élection de candidats du FN est indigne. La démocratie et ses valeurs que nous déployons comme un étendard à travers notre histoire et le monde, c’est aussi cela.

La procédure du référendum d’initiative partagée, trop lourde, ne présente aucune utilité sinon d’évoquer une démocratie plus participative (notion très en vogue) ; serait plus utile le référendum à la Suisse, à savoir le vote direct des électeurs sur un sujet précis de société car, dans cette hypothèse, ce n’est pas la représentation nationale qui s’exprime mais le peuple français.

La substitution d’une Cour constitutionnelle au Conseil constitutionnel n’a pas de raison d’être et ne semble qu’un leurre politique entendu que le Conseil constitutionnel n’a jamais été une institution politisée ainsi que l’illustre l’étude des décisions rendues de sa création à ce jour ; il est fondamental qu’il a aussi eu pour fonction de faire progresser notre état de droit en outrepassant ses attributions et créant le « bloc de constitutionnalité » (décision du 16 juillet 1971), à savoir la prise en compte de diverses normes afin de prendre ses décisions – Constitution (1958), Préambule de la Constitution (1946) et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789). Par cette décision, il s’impose de facto comme l’institution clé de la Ve République. Certes, cette dépolitisation peut surprendre mais être membre du Conseil constitutionnel est la fonction la plus honorifique qui soit pour un juriste (hormis les anciens présidents qui ne sont pas tous juristes de formation) la majorité des membres de ce conseil au cours de son histoire le sont.

Relativement à l’Europe, le Parti socialiste propose un Etat moteur de l’évolution européenne. « Remettre la France au cœur de l’Europe et l’Europe dans le cœur des Européens » : « dans le cœur des Européens » quelle prétention, quelle arrogance, quelle ambition que la vôtre ! Le Parti socialiste semble avoir une vision trop optimiste et des visées hors de proportions de ses facultés et possibilités réelles.

Avant de lister les mesures qu’il souhaite proposer sans nous rendre compte du financement possible, il faut rappeler que la situation économique et l’endettement des divers pays est plus que problématique et que certains pays, à l’instar de l’Allemagne premier contributeur en Allemagne, n’envisagent certainement pas une coopération.

. mutualiser une partie des dettes pour obtenir des taux d’intérêt faibles

. financer des grands travaux (il est probable que les pays refuseront cette proposition en raison de leur endettement et de la situation économique mondiale)

. instaurer un nouveau pacte européen : salaire minimum (impossibilité à mettre en place en raison de la disparité des situations économiques et de développement entre les pays de l’Europe de l’Ouest et les derniers entrés), convergence fiscale par le haut (impossibilité de réalisation en raison de la disparité des pays), assiette commune de l’impôt sur les sociétés (il est probable que les pays refuseront cette proposition, en particulierl’Irlande qui pratique le dumping en raison de son impôt sur les sociétés moins élevé que dans les autres pays)

. réaliser une alliance franco-allemande avec la création d’une nouvelle structure : un Office franco-allemand de la recherche avec une capacité d’emprunt gagée sur nos deux économies (la nôtre étant catastrophique en raison du déclin de la France et la leur florissante, prévoir une telle mesure est une absurdité absolue), le rapprochement des pôles de recherche universitaires et autres (remarquons que la recherche est fondamentale en Allemagne et qu’existe depuis fort longtemps un dispositif pour la protection des données et contre l’espionnage industriel)

.création d’un impôt européen et de taxation sur les transactions financières à l’échelle de l’Europe (ce qui « plomberait » la Finance française relativement à la Finance mondiale : il est certain que les autres pays européens n’adhéreront pas à une telle mesure, d’une part parce que les parlements nationaux sont « à droite » dans la majorité des cas et parce que cela ruinerait la compétitivité européenne)

. un plan d’investissement massif pour les énergies renouvelables et la relance de grands projets européens (financer par une ligne nouvelle à créer sur la dette nationale ? )

. constitution de nouveaux champions industriels européens (il faut noter que les pays se font une concurrence féroce dans divers domaines, alors… )

. proposer à l’OMC l’inscription dans les règles du commerce international de normes telles que l’interdiction du travail des enfants (dans certains pays, l’enfant qui ne travaille pas ne peut manger ou fait manger sa famille, y avez-vous pensé… parfois interdire est pis que d’autoriser : les entreprises qui ont fabriqué les ballons pour la dernière coupe du monde de football ont eu l’interdiction de faire travailler les enfants, ceux-ci au lieu de faire des ballons dans un local sont allés faire des briques dehors en plein soleil et pleine chaleur !), non recours au travail forcé… normes de lutte contre le réchauffement climatique. Aucun pays n’est en capacité actuellement d’imposer aux banquiers, aux entreprises, à ceux qui possèdent le capital et maîtrisent toute l’économie ou qui spéculent la moindre mesure en leur défaveur, alors cessez votre rhétorique !

. revoir la politique de change de l’Europe (une dévaluation rendrait certes les entreprises européennes plus compétitives mais augmenter le prix des matières premières)

. proposer la mise en place d’écluses tarifaires : en fait, faire un brin de protectionnisme comme les Etats-Unis ou la Chine

. créer une Agence de notation sous l’égide de l’Eurogroupe au niveau européen

. dynamiser l’Europe de la défense avec la mutualisation des moyens (il semble que cela existe déjà !) et mutualisation de l’expertise technique

. réaffirmer le caractère intangible du droit d’asile (pourquoi réaffirmer ? personne ne remet en question le droit d’asile qui répond à des conditions particulières déterminées)

Le Parti socialiste au pouvoir n’a pas seulement vocation à l’action nationale ou européenne, encore veut-il bouleverser à l’International en proposant diverses mesures à l’OMC mais également en réformant le système monétaire international (alors qu’il n’a pas même été possible d’imposer au système financier une quelconque régulation), en légitimant l’ONU avec l’élargissement du conseil de sécurité. Il propose en outre le règlement des conflits divers dont celui d’Israël et de la Palestine (qui perdure depuis plus de 100 ans) et projette une Organisation mondiale de l’environnement (alors que tout accord relativement à l’environnement n’a pu être conclu).

« Le courage, c’est chercher la vérité et la dire » Jean Jaurès "Pourquoi avez-vous tué Jaurè s?" Jacques Brel

Jean Jaurès est né à Castres le 9 septembre 1859, orateur et parlementaire socialiste, il s’est notamment illustré par son pacifisme et son opposition au déclenchement de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Ce pacifisme qui le fait haïr des nationalistes dont l’un des membres, Raoul Villain, âgé de 19 ans, étudiant ultra-nationaliste d’extrême droite et partisan de la guerre, l’assassine le 31 juillet 1914 à la veille du déclenchement des hostilités.

Brillant élève, Jaurès fait ses études au lycée Louis le Grand. Il est reçu en 1878 premier du concours d’entrée de l’Ecole supérieure en philosophie. En 1881, il termine troisième à l’agrégation de philosophie. Devenu professeur, il enseigne au lycée Laperouse d’Albi puis, en 1882, exerce comme maître de conférence à la Faculté de lettres de Toulouse. Il se marie avec Louise Blois avec qui il a deux enfants, Madeleine Jaurès (1889) et Louis Paul (1898), engagé volontaire à 18 ans (1915) aspirant au 10e bataillon de chasseurs à pieds et tué le 3 juin 1918 lors de la seconde bataille de la Marne. Jean Jaurès est formé intellectuellement durant la difficile naissance de la IIIe République, entre en politique à 25 ans comme candidat républicain aux Législatives (1885). Il siège à l’Assemblée nationale parmi les Républicains « opportunistes » et soutient Jules Ferry. Il n’est pas réélu en 1889. Il reprend ses études à la Faculté de Toulouse et est reçu Docteur ès philosophie (1892) avec sa thèse principale – La réalité du monde sensible – et sa thèse secondaire en latin – Des origines du socialisme allemand, de Luther, Kant, Fichte et Hegel. Il continue son activité politique. En 1887, il collabore avec la Dépêche du Midi, tendance radicale. Il devient conseiller municipal, liste radical-socialiste puis adjoint à l’Instruction publique de Toulouse. Ses travaux d’intellectuel, son expérience d’élu local, sa découverte des milieux ouvriers l’orientent vers le socialisme. Cette évolution s’achève avec la grève de Carmeaux. Le président Sadi Carnot envoie l’armée contre les grévistes. Durant ces combats pour la lutte ouvrière, il fait l’apprentissage de la lutte des classes et du socialisme. Arrivé intellectuel bourgeois, républicain social, Jaurès sort de la grève acquis au socialisme. Peu soucieux de lui-même, rien n’était plus important pour lui que ses idées. Il est élu le 8 janvier 1893 comme socialiste indépendant. Il représente à la Chambre des députés les mineurs de Carmeaux, il milite contre les lois scélérates – qui désignent l’ensemble des lois qui représentent : recours à des procédures expéditives, répression disproportionnée par rapport aux actes commis… Surtout, il se lance dans la défense incessante des ouvriers en lutte. Convaincu finalement de l’innocence de Dreyfus, Jaurès s’engage avec passion dans la défense du capitaine. Il s’oppose à ce sujet à Jules Guesde pour qui le souvenir de la répression sanglante de la Commune de Paris (1871) est pour beaucoup dans la défiance de militants ouvriers envers la cause d’un officier. Il récupère le siège de député de Carmeaux et participe à la rédaction de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat (1905). Avec l’affaire Dreyfus, il devient un homme politique à l’influence considérable. Battu aux élections de 1898, il se consacre au journalisme et devient co-directeur de la Petite République, journal socialiste républicain. Il publie « Les preuves relatives à l’affaire Dreyfus ». Il soutient le gouvernement de défense républicaine de Waldek Rousseau et, pour la première fois de la République, un socialiste Alexandre Millerand est nommé au Commerce et à l’Industrie. En 1902, il participe à la fondation du Parti Socialiste Français. Il reconquière le siège de député de Carmeaux qu’il conserve jusqu’à sa mort. En 1904, il fonde le quotidien l’Humanité. Il soustitre son journal « quotidien socialiste ». L’unité socialiste est réalisée en 1905 avec la création de la Société française de l’Internationale ouvrière (SFIO) unifiant les différentes sensibilités socialistes de France. Jaurès partage la direction de la SFIO avec le marxiste Jules Guesde. Il obtient des guesdistes l’insertion de la SFIO dans la démocratie parlementaire. En 1914, SFIO rassemble 17% des voix et obtient 101 sièges de députés. Jaurès lutte contre la venue de la guerre les dix dernières années de sa vie - la Première Guerre mondiale fait 9 millions de morts et 20 millions de bléssés (mutilés, gazés pour les combattants... ; villes et villages partiellement ou entièrement détruits... )... -. En 1914, les espoirs de paix semblent relancés. Les élections en France sont un succès pour les socialistes. L’attentat de Sarajevo le 18 juin 1914 relance les tensions entre les grandes puissances.

Le socialisme de Jaurès est souvent qualifié d’humanisme avec ses références constantes à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (26 octobre  1789) et à la Révolution française (1789) dont il fut l’historien. Il fut favorable aux lois de protection sociale, il veut la possibilité de l’accession de tous de la propriété privée et non sa destruction et est attentif aux mouvements coopératifs. Il dénonce le contraste entre l’énorme misère du prolétariat industriel et l’insensibilité sociale de la bourgeoisie. Pendant une très longue période du 19e siècle, la défense égoïste de ses privilèges a poussé la bourgeoisie a interdire le droit de grève et le droit syndical – il ne sera reconnu qu’en 1884.

« Et vous vous étonnez de la véhémence de mes paroles, de la force de mes accusations ! Mais songez donc que nous parlons d’un siècle de silence ! Songez donc qu’il y a cent ans, il y avait dans ces ateliers et dans ces mines des hommes qui souffraient, qui mouraient sans avoir le droit d’ouvrir la bouche et de laisser passer, en guise de protestation, même leur souffle de misère : ils se taisaient. Puis, un commencement de liberté républicain est venu. Alors nous parlons pour eux, et tous leurs gémissements étouffés, et toutes les révoltes muettes qui ont vu tout bas dans leurs poitrines comprimées vibrent en nous et éclatent par nous en un cri de colère qui a trop attendu et que vous ne comprimerez pas toujours » - plaidorie de Jaurès au procès de 1894 qui a opposé le journaliste Géraulte Richard au Président de la République Casimir Perrier. Nous finirons par cet hommage de Léon Trotsky en 1917 qui écrit un éloge sur Jaurès qu’il conclut par ces mots : « Jaurès, athlète de l’idée, tombé sur l’arène en combattant le plus terrible fléau de l’humanité et du genre humain, la guerre et il restera dans la mémoire de la prospérité comme le précurseur, le prototype de l’homme supérieur qui doit naître des souffrances, des chutes, des espoirs et des luttes ».

« Le talent et la science dans un homme sont le produit de l’intelligence universelle et d’une science générale lentement accumulée par une multitude de maîtres » Proudhon

Lorsque l’on voit le niveau intellectuel des membres du Parti socialiste aujourd’hui, il ne faut pas s’étonner d’avoir libellé un projet aussi lamentable. Lorsque l’on sait que le savoir auquel peuvent accéder des individus et des sociétés grâce à l’éducation, aux divers organes de diffusion des idées, des œuvres que nous ont légués tout au long des siècles nos illustres devanciers. La grande majorité n’a guère dépassé le niveau du 1er cycle universitaire. Il y a un siècle, Jaurès est mort, il fut un homme loyal, honnête, franc et restera à jamais dans les mémoires, il a tout œuvré pour que vive le Parti Socialiste Français, qu’en est-il aujourd’hui ? Comme un vieux centenaire, il est dans un état de déliquescence avancé.

Aujourd’hui, les politiques attachent autant d’importance à l’apparence physique qu’aux principes de la pensée et de l’activité réfléchie de l’homme. Aussi s’entourent-ils de conseillers qui leur enseignent le bien paraître et les affublent d’hypocrisie qui dissimule ce qu’ils sont et ce qui leur manque. Quand à la manière de s’exprimer, l’ENA y pourvoit.

Qui était Jaurès ? Quel homme était-ce ? Il était vrai, pour donner plus de force à ce qu’il affirmait ; il était brillant, il sortait du commun et se manifestait avec éclat de manière à frapper l’esprit ; il était courageux, réagissant avec fermeté devant le danger, la souffrance et surmontait les difficultés ; il était honnête, conforme à la norme quand à la probité, une morale reconnue ; il était solide, ferme dans ses opinions, dans ses sentiments et constant dans ses attitudes et surtout inébranlable, son courage trahissait non l’hésitation mais la souffrance ; sa raison toujours claire, il continuait d’agir, de penser, de résoudre comme s’il n’avait jamais reçu la moindre atteinte.

Lorsque le Parti socialiste cessera d’encenser des êtres médiocres, issus ou pas du népotisme, et à des lieues de l’élite de la nation, un nouveau Jaurès finira bien par apparaître et ce groupe politique renaîtra et suscitera à nouveau l’espoir qu’il avait engendré.

Docteur ès Droit Valérie Ladegaillerie et notre patriarche actif Maarif31

 

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