Pourquoi se casser la tronche?

Quel intérêt aurions-nous à faire plus que le smig ?

M. Sarkozy apprécie les gens qui se lèvent tôt pour aller travailler. Peu lui importe les conditions de travail et les contrats qui régissent leurs relations avec les employeurs ; créatifs ou simples exécutants, leur travail appartient de par leur contrat à l'employeur - article paru le 27 octobre 2004 sur mon blog AOL.

"Le profit (selon Marx) c'est une certaine quantité de travail non payé" Gide

Le patron des patrons prône, avec ses brillants acolytes des partis de droite, un libéralisme outrancier. Le libéralisme, opposé à l'étatisme et au socialisme, est la doctrine suivant laquelle la liberté économique, le libre jeu de l'entreprise ne doivent pas être entravés - difficile de trouver un seul pays au monde où l'intervention de l'Etat est absente!.

Liberté pour qui? pour quel profit? Pour le prolétaire qui exécute un travail, exerce un métier manuel ou intellectuel, à la solde d'un patron?

De quelle liberté s'agit-il? De céder toutes créations, toutes inventions conçues, imaginées, innovées par ce manuel, cet intellectuel pendant tout le temps qui appartient au patron?

- patron rapace, assoiffé de profit, s'appropriant la valeur de l'ouvrage produit et ne laissant que miettes à celui qui l'a façonné

Pour exemple : les conventions types proposées par la quasi totalité des maisons d'édition. Lorsque l'une d'entre elles accepte de publier votre oeuvre, ce n'est qu'après avoir apposé votre signature au bas d'un contrat qui vous engage à respecter sous peine de poursuite -et ce en toute légalité- les conditions non négociées, à savoir :

- la cession des droits d'auteur à titre gratuit ou à titre onéreux - le droit pour l'éditeur de morceler l'oeuvre et d'en disposer à son gré - la non rétribution pour l'auteur des quelques premières centaines d'ouvrages vendues - la rémunération de quelques petits % (4 à 6 environ) pour des ouvrages ayant nécessités des mois, voir des années de travail alors que celui-ci peut s'avérer d'un rapport appréciable - l'obligation pour l'auteur de s'attacher à l'éditeur par une clause d'exclusivité ou de préférence pour un certain nombre d'ouvrages à venir ou un certain nombre d'années

La liberté pour cet auteur est de l'aliéner par un protocole à un groupe, à temps déterminé ou à perpétuité et lui ôter la possibilité de s'exprimer ailleurs.

La liberté pour l'éditeur est de rétribuer l'ouvrageux suivant sa convenance personnelle etd'ôter toute liberté à l'auteur hormis celle de lui refuser sa publication.

"Aujourd'hui, le négociant n'a plus qu'un but, c'est d'exploiter l'ouvrier" Huymans

 

le 1er juillet 2008

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site