PREMIERE PERIODE INTERMEDIAIRE (2150-2040), Capitale Memphis

Carte 1ere per inter  Les VIIe et VIIIe dynasties sont très souvent négligées car les souverains de cette période sont très peu connus. Manéthon, un prêtre et un historien de l'époque ptolémaïque, décrit la VIIe dynastie comme une succession de 70 rois en 70 jours. Il s'agit bien sûr d'une exagération pour décrire la désorganisation de la royauté et la gravité de la situation de ce temps. L'existence de la VIIIe dynastie est plus certaine et compte entre dix-sept et vingt-cinq rois très peu documentés. Il s'agit, peut-être, de descendants de la VIe dynastie. Ils ont la prétention de gouverner tout le pays depuis Memphis mais dans les faits leur influence ne doit certainement pas dépasser les murs de leur ville. Peu de choses sont connues sur ces deux dynasties car les preuves textuelles ou architecturales manquent pour décrire cette période. Cependant, quelques objets ont été trouvés, comme des scarabées qui ont été attribués au roi Néferkarê II de la VIIe dynastie. Le roi Ouadjkarê a laissé un décret d'exemption fiscale et le roi Qakarê Ibi de la VIIIe dynastie s'est fait inhumer dans une petite pyramide à Saqqarah. Cette construction, aujourd'hui très ravagée, devait à peine dépasser les vingt mètres de haut. La chambre funéraire est aussi la dernière à bénéficier de la magie des Textes des Pyramides.Après l'effondrement de l'administration centrale égyptienne à la fin de l'Ancien Empire, l'administration ne peut plus soutenir ou stabiliser l'économie du pays. En temps de crise, les gouverneurs des régions ne peuvent pas compter sur l'aide du roi et les pénuries alimentaires qui en découlent se transforment alors en famines et les différends politiques dégénèrent en petites guerres civiles. Pourtant, en dépit des difficultés, les dirigeants locaux qui ne doivent aucun tribut au pharaon usent de leur indépendance nouvellement acquise pour établir une culture florissante dans les provinces. Comme celles-ci contrôlent leurs propres ressources, les provinces s'enrichissent, comme en témoignent les sépultures plus vastes et de meilleure qualité dans toutes les classes sociales. Dans un élan de créativité, les artisans provinciaux adoptent et adaptent les motifs culturels autrefois réservés à la royauté de l'Ancien Empire. Dans le même temps, les scribes développent des styles littéraires exprimant l'optimisme et l'originalité de l'époque.

Libérés de leur loyauté envers le pharaon, les dirigeants locaux commencent à rivaliser pour le contrôle du territoire et du pouvoir. En 2160, les dirigeants d'Hérakléopolis contrôlent la Basse-Égypte, tandis qu'un clan rival basé à Thèbes, la famille Antef, prend le contrôle de la Haute-Égypte. À mesure que la puissance des Antef grandit, leur contrôle s'étend de plus en plus vers le nord, jusqu'à ce qu'un affrontement entre les deux dynasties rivales devienne inévitable. Autour de 2055, les forces thébaines sous le règne de Nebhepetrê Montouhotep II défont finalement les dirigeants hérakléopolitains, réunissant à nouveau les deux royaumes et inaugurant ainsi une période de renaissance économique et culturelle appelée le Moyen Empire.

Les pharaons de la 1re période intermédiaire – VIIe dynastie : Netjerkarê, Menkarê, Néferkarê II, Néferkarê Neby, Djedkarê Shemaï, Neferkarê Khendou, Mérienhor Néferkamin, Néferkamin, Nykarê, Néferkarê Tereu, Néferkahor ; VIIIe dynastie : Néferkarê Pepiseneb, Néferkamin Anou, Qakarê-Ibi, Néferkaourê, Néferkaouhor, Néferirkarê II, Sékemkarê, Ouadjkarê, Ity, Imhotep, Hotep, Khoui, Isou, Iytenou ; IXe dynastie : Meribrê Khéty 1er, Mérikarê, Néferkarê VII, Khéty II, Khéty III, Khéty IV ; Xe dynastie : Khéty V, Khéty VI, Khéty VII, Mérikarê 1er.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×