Qui doit-on blâmer pour des crimes qui n'auraient jamais du avoir lieu?

La prison à perpétuité est une sanction pour les crimes les plus odieux, les plus graves qui consistent en théorie en l'incarcération du criminel jusqu'à sa mort - le mot perpétuité dans le langage français signifie « pour toujours », c'est-à-dire en l'espèce pour l'ensemble des jours qui lui restent à vivre. Dans la pratique, les condamnés à perpétuité sont remis en liberté après une période de sûreté de 18 à 22 ans s'ils sont en état de récidive. Durant cette période de sûreté, le Code pénal ne peut justifier de suspension de peine ou de libération conditionnelle. Qu'appelle-t-on la perpétuité réelle ? - la loi du 1er février 1994 sous le gouvernement Balladur prévoit une période de perpétuité « réelle » pour les infanticides doublés de viol ou de torture. Impossible pour le condamné de demander alors une libération conditionnelle. La perpétuité réelle a été prononcée deux fois à ce jour à l'encontre de Pierre Bodein, dit Pierrot le Fou*, condamné en juillet pour trois viols et meurtres en Alsace de jeunes femmes accompagnés d'actes de barbarie et contre Christian Beaulieu condamné en décembre 2007 pour le viol et le meurtre de Mathias, 4 ans, dans la Nièvre*. C'est faire offense à Pierre Loutrel dit Pierrot le Fou, 1er ennemi n°1 public français et l'un des meneurs du Gang des Tractions avant. Lors du braquage de la bijouterie parisienne avenue Kléber, il se tire une balle dans le ventre et meurt. Son corps enseveli dans un jardin à Champigny par ses complices ne fut jamais retrouvé. Le rôle de l'ennemi public n°1 fut interprété par Alain Delon. Lui eût été condamné à mort s'il avait été jugé. 


Le condamné à la perpétuité peut saisir le juge d'application des peines après 30 ans d'emprisonnement. Trois experts médicaux statuent alors sur sa dangerosité. S'il est atteint d'une pathologie grave et que ses jours sont comptés, il est alors dirigé vers un hôpital pour des soins adéquats ou pour mourir hors prison. La loi Dati sur la rétention de sûreté de janvier 2008 durcit l'incarcération des criminels dangereux. Elle crée des centres fermés dans lesquels ils pourraient être enfermés pour une durée indéterminée à leur sortie de prison. Ceux-ci ayant purgés leurs peines ne peuvent rester en prison ; toutefois, la société se protège en les enfermant de sorte qu'ils ne puissent recommencer leurs exactions - en Suède et Norvège la mesure existe déjà ; en Allemagne, elle est en application et efficace même si certains se plaisent à rappeler que c'est un héritage de la période nazie, mesure prise à l'origine pour les violeurs d'enfants. 


La justice est souvent mise à mal par les médias et le citoyen français accusant l'action des magistrats. A ce titre, il faut souligner que les magistrats ne font qu'appliquer la loi votée par le Parlement et promulguée par le Chef de l'Etat ; ils ne sont pas responsables de la loi mais uniquement de l'exécution de celle-ci. La polémique en ce domaine est inutile. L'Etat peut être attaquée en responsabilité du fait de la justice si un juge n'applique pas la loi ; le citoyen peut à cet effet même recourir à la juridiction européenne pour deni de justice. 


La récidive est le fait de commettre une nouvelle infraction de même nature passible d'une condamnation pénale après avoir été irrévocablement* condamné à une peine. 


*irrévocablement, c'est-à-dire lorsque toutes les voies de recours sont épuisées - appel, cassation. 


Dans l'Antiquité, les citoyens grecs et romains eurent affaire aux hordes d'individus qu'ils dénommèrent étrangers, c'est-à-dire aux étrangers, de barbarus, pour les Grecs et les Romains, peuples civilisés qui vivaient sous les lois de la Cité. Il n'était point question alors de « maladies » générant des actes pervers. 
Un lâche s'attaquant à de jeunes garçons et fillettes, voire femmes, lorsque ceux et celles-ci sont isolés, les menaçant souvent à l'arme blanche ou autre pour accomplir leur forfait n'est pas un malade, ne relève d'aucune pathologie. En effet, la préméditation avant l'acte et la dissimulation après l'action témoigne d'un raisonnement a priori et a posteriori, c'est-à-dire d'une action pensée. Nous n'avons jamais vu et entendu qu'un pervers se soit attaqué à un adulte de la taille de M. Schwarzenegger ! pas malade le taré calculateur !


Il est question, au nom de l'éthique, afin de permettre la sortie des prisonniers sans risque de récidive de la castration chimique. La castration chimique, afin de ne pas froisser les citoyens et les associations, que l'on appelle aussi « aide chimique au contrôle des pulsions » est un procédé médical permettant l'utilisation de plusieurs médicaments. L'un de ces procédés est de travailler au niveau hormonal, en sachant que les hormones ne font pas tout dans la pulsion sexuelle, en particulier s'il n'y a pas de proportion entre taux d'hormones circulant dans le sang et intensité de pulsions sexuelles. Effets secondaires de la castration chimique : les hormones féminines prennent le pas et apparaissent des spécificités féminines. Les hommes gardant leurs cheveux mais présentent de l'ostéoporose sous traitement - un retour à certaines capacités sexuelles à l'arrêt du traitement même s'il existe indiscutablement une involution « des appareils sexuels », (réduction de la taille des testicules) ; certains criminels ont proposé des castrations radicales - chirurgicales - en alternative à leurs peines : cela ne semble pas être la solution car en se procurant des hormones en compensation, comme le font certains sportifs pour développer leur masse musculaire, ils recouvrent une capacité sexuelle. 


Pour ma part, le citoyen que je suis condamne la récidive pour le crime le plus odieux qui soit, à savoir : le viol d'un enfant précédent son assassinat perpétré par l'être le plus pervers sévissant sur notre planète. Cet homme, si l'on peut l'appeler ainsi, condamné à l'incarcération à vie - perpétuité - ne doit être en aucun cas remis en liberté et doit s'éteindre en prison ou devenu grabataire et atteint de pathologie mettant en cause le pronostic vital, finir sa vie dans une annexe de la prison sous surveillance médicale afin de bénéficier des soins palliatifs comme tout un chacun. 


L'enfant assassiné, fille ou garçon, à l'âge de 10 ans, a été privé de 70 années de vie - tenant compte de l'espérance de vie. Il a manqué 45 ans d'espérance de vie à la jeune femme assassinée à l'âge de 25 ans. Et que dire de la souffrance, du désespoir des parents ayant perdu à jamais leur enfant dans une telle circonstance. 


En réponse au titre long de cet article, j'accuse le législateur - députés et sénateurs - de n'avoir pas eu le courage de prendre certaines décisions, au nom de l'intérêt général, pour éviter ces crimes crapuleux d'enfants et de femmes perpétrés par les récidivistesJ'accuse également les experts, psychiatres et autres qui paraphent les documents permettant les libérations de ces pervers, considérant avoir les compétences et les connaissances médicales requises pour juger de la santé mentale de ces criminels alors que la Connaissance du cerveau n'en est qu'aux balbutiements. Considérer comme le cas actuellement que ces gens sont des « malades » illustre un laxisme d'Etat deshonnorant alors que l'Etat a le devoir de protéger chaque individu vivant sur le territoire de la République.

                                                                             Samedi 03 octobre 2009

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