TERRITOIRE OCCUPE PAR LES ANCIENNES CIVILISATIONS

Afin d’appréhender l’évolution des premières sociétés humaines, il faut au préalable évoquer la période néolithique à l’avant-garde de la naissance de toute société. Dès l’apparition des premières civilisations, les peuples firent appel au supposé le meilleur d'entre eux pour les aider à organiser leur vie en communauté. Prenons exemple sur l’Egypte : l’une des plus anciennes civilisations issues du néolithique.

Le Nil a été un élément déterminant de la forme de gouvernement que les Egyptiens se sont donnés depuis les temps les plus reculés. Les différentes tribus qui constituaient le peuple égyptien dans l’Antiquité eurent tôt fait de s’apercevoir que leur existence dépendait essentiellement des crues périodiques du fleuve. Ces Egyptiens comprirent aussi très vite que le Nil ne dispensait pas gratuitement ses bienfaits : de grands travaux – digues, berges, canaux – étaient indispensables pour atténuer ces successives inondations. Or, pour mener à bien des travaux de cette importance, une seule tribu ne pouvait suffire et c’est ainsi que peu à peu toutes s’unirent sous l’autorité d’un chef unique et la monarchie égyptienne prit naissance. Le premier Pharaon fut Ménès, fin du IVe millénaire auquel il semble que l’on doive la fondation de la capitale de Memphis. Ses successeurs immédiats se firent un devoir d’assurer à leurs peuples les bienfaits du Nil. C’est pourquoi ils réalisèrent des ouvrages d’utilité publique. C’est à l’ancien empire que se rattachent les dix premières dynasties des pharaons.

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                                                                      Le croissant fertile. 

La notion de Croissant fertile est essentielle entendu qu’il s’agit de la zone où l’irrigation n’est pas nécessaire à l’agriculture. Ces terres sont humides, faciles à cultiver. Cette zone se trouve entre le Zagros, le Taurus et les côtes méditerranéennes et du Golfe Persique. Là a lieu la révolution néolithique. On y incluse la région au sud, entre les fleuves du Tigre et de l’Euphrate mais dans cette région, il faut recourir à l’irrigation car les précipitations ne sont pas assez importantes. 

NEOLITHIQUE

Le Néolithique est une période de la Préhistoire marquée par de profondes mutations techniques, économiques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’un modèle de subsistance fondé sur l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. Les principales innovations techniques sont la généralisation de l'outillage en pierre polie et de la poterie. Dans certaines régions ces mutations sont telles que certains auteurs considèrent le Néolithique comme le début de la Protohistoire.
Selon les aires géographiques considérées, ces importantes mutations sont relativement rapides et certains auteurs ont pu parler de « révolution néolithique ». La néolithisation est toutefois un phénomène progressif, survenu à des dates différentes selon les régions. Au Proche-Orient, le Néolithique débute vers 9 000 ans avant notre ère. Il prend fin avec la généralisation de la métallurgie et l’invention de l’écriture, vers 3 300 ans avant notre ère. En Europe occidentale, il débute vers 5 000 et s’achève vers 2 500 mais ces dates varient avec les sites, ainsi la ville néolithique la plus ancienne que l’on connaisse est Jéricho vers 8 000 ou 7 000.

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                                                                                       Village lacuste, lac de Constance (reproduction). 

APPARITION DU CONCEPT ET DEFINITION
Le mot « Néolithique » (du grec νέος, néos, nouveau, et λίθος, líthos, pierre) désigne littéralement le « nouvel âge de la pierre ». Ce terme a été proposé en 1865 par le préhistorien John Lubbock.
Le Néolithique a également été souvent qualifié d’« âge de la pierre polie » puisque dans de nombreuses régions il est marqué par la systématisation du polissage de certains outils de pierre. Il convient toutefois de souligner que le polissage est déjà connu au Paléolithique supérieur (40 000 à 10 000 ans) même s’il est très rare. Par ailleurs, les outils polis ne sont pas les seuls utilisés au Néolithique et le polissage suit presque toujours une phase de façonnage par percussion.
La définition initiale est fondée sur une innovation technique, elle cède progressivement la place à une définition socio-économique : au Néolithique, les groupes humains n’exploitent plus exclusivement les ressources naturellement disponibles mais commencent à en produire une partie. La chasse et la cueillette continuent souvent à fournir une part substantielle des ressources alimentaires mais l’agriculture et l’élevage jouent un rôle de plus en plus important. L’agriculture implique le plus souvent l’adoption d’un habitat sédentaire et l’abandon du nomadisme des groupes de chasseurs-cueilleurs paléolithiques et mésolithiques (Age de la pierre polie 9 000 à 8 000).
Cette mutation a souvent été présentée comme un affranchissement vis-à-vis des contraintes environnementales : les groupes humains contrôleraient l’environnement et seraient à l’abri des disettes liées aux aléas climatiques. La néolithisation conduirait à une véritable explosion démographique. Les travaux d’ethnologues tels que Marshall Sahlins incitent à relativiser ces points de vue : une économie basée sur l’agriculture implique souvent un surcroît de travail et l’abondance des récoltes reste dépendante des conditions climatiques, d'où la continuation des pratiques de chasse, pêche et cueillette pour pallier d'éventuels manques de nourriture lié à de mauvaises récoltes, ainsi que pour varier les goûts d'un régime alimentaire peut-être trop homogène. La forte croissance démographique liée à l'adoption de l'agriculture reste avant tout théorique et difficilement démontrable scientifiquement, bien que certains chercheurs soutiennent cette hypothèse sur la base des données fournies par l'étude des squelettes découverts dans les plus anciens sites néolithiques.
Le concept de « neolithic package » (paquet néolithique) correspond aux innovations techniques, espèces domestiquées (mouton, chèvre, bœuf) et culture matérielle (en) caractéristiques de la période néolithique en Europe et Asie de l'Ouest.

LA « REVOLUTION NEOLITHIQUE »
L’expression « révolution néolithique » a été introduite par l’archéologue australien Vere Gordon Childe. Elle fait référence à un changement radical et rapide, marqué par le passage d’une économie de prédation (chasse, cueillette) à une économie de production (agriculture, élevage).
Cette hypothèse d'un changement rapide, si elle est encore largement discutée par les préhistoriens, s'oppose aujourd'hui à la théorie d'une évolution plus progressive. En effet, l’adoption de l’agriculture ne s’avère pas aussi rapide qu’on pouvait le croire durant la première moitié du XXe siècle. De plus, elle n’est ni synchrone à l’échelle des différents continents, ni universelle. Les premiers agriculteurs exploitaient encore les ressources naturelles et certains groupes ont conservé une économie de chasseur-cueilleur jusqu’à nos jours. Il existe également des exemples de groupes de pasteurs nomades. L'adoption d'une économie de production semble être un phénomène progressif, initié selon certains auteurs dès le début du Mésolithique.
Si la néolithisation est une des étapes majeures de l'aventure humaine, au même titre que la domestication du feu ou la révolution industrielle, le fait de la qualifier de révolution a été critiqué, dans la mesure où l'adoption des innovations qui la caractérisent n'est ni brutale, ni simultanée.

CHRONOLOGIE
La chronologie du Néolithique est particulièrement délicate à établir puisqu'elle diffère en fonction des régions du monde et en fonction des critères de définition que l'on retient. Plutôt qu'une époque, le Néolithique est considéré par certains auteurs comme un stade culturel défini par un ensemble de traits techniques, économiques et sociaux.
Il existe toutefois un consensus assez large pour reconnaître qu'un des foyers de néolithisation les plus anciens se situe dans le croissant fertile, au Moyen-Orient. Vers le milieu du IXe millénaire avant notre ère., les groupes humains, déjà en partie sédentaires, commencent à y domestiquer les animaux (mouton, chèvre) et les plantes (blé, orge suivis de légumineuses) dans un but alimentaire. Au cours du VIIIe millénaire avant notre ère., les premières poteries apparaissent, elles se généralisent au cours des millénaires suivant.
Les nouvelles connaissances et les nouvelles pratiques qui caractérisent le Néolithique du Proche-Orient vont progressivement gagner l'Europe de l'Ouest et le pourtour de la Méditerranée à partir de 7 000 - 6 500 avant notre ère. Elles suivent différentes voies et différents moyens de propagation, qu'il s'agisse de diffusion des pratiques ou de migrations de populations. D'autres régions du monde connaissent un processus de néolithisation totalement indépendant du Proche-Orient et de l'Europe, par exemple en Asie de l'est et du Sud-Est, en Océanie, en Afrique subsaharienne et sur le continent américain.


D'autres foyers de domestication des plantes et des animaux :
Indus (buffle, volaille) ;
Extrême-Orient (riz, millet) vers 6 000 ;
Mexique (maïs, cucurbitacées) vers 5 000 à 4 000 ;
Pérou (maïs, haricot, pomme de terre, camélidés) vers 5 000 à 3 000 ;
Afrique subsaharienne (mil, sorgho, igname) entre 5 000 et 2 000 (selon la céréale et le lieu).
En Europe la diffusion de l'agriculture à partir de la Mésopotamie se déroule de 7 000 à 2 500.
Variétés péruviennes de maïs.
La datation de la fin du Néolithique est également problématique. Si l'on ne considère que la période chronologique, elle prend fin avec le développement de l'utilisation technique des métaux et le début de l'âge du bronze, soit vers 2 100 en Europe occidentale. Le Chalcolithique est une période intermédiaire marquée par l'émergence du travail de certains métaux (cuivre, or, argent) mais encore rattachée au Néolithique par de nombreux aspects (industrie lithique et osseuse, céramique, mégalithisme).

LE NEOLITHIQUE DANS LE MONDE
Néolithique du Proche-Orient
Natoufien (Épipaléolithique avec début de sédentarisation)
Khiamien : El Khiam
PPNA : Jéricho, Shanidar, Ganj-i Dareh, Göbekli Tepe
PPNB : Jéricho, Jarmo, Çatal Hüyük, Göbekli Tepe
Néolithique : Çatal Hüyük
Chalcolithique
Europe
Impressa
Cardial
Serra d'Alto
Rubané (danubien)
Chasséen
Culture de Michelsberg
Culture du lac de Mondsee
Culture de Narva
Culture d'Ertebolle
Culture de Vinča
Culture de Starčevo
Culture de Lengyel
Culture de Cucuteni-Trypillia
Culture de Sredny Stog
Chalcolithique

INNOVATIONS TECHNIQUES

PIERRE POLIE
La technique du polissage est utilisée dès le Paléolithique supérieur pour le travail des matières dures animales (os, bois, ivoire) mais aussi, plus rarement, de la pierre, notamment au Japon et en Chine. Elle est également attestée ponctuellement dans des sociétés de chasseurs-cueilleurs, comme dans le Mésolithique de la plaine russe ou chez les aborigènes d'Australie.
Toutefois la généralisation du polissage n’intervient qu’au Néolithique avec le développement des travaux de défrichage liés à l’agriculture. Cette technique permet en effet d’obtenir des haches et des herminettes aux tranchants réguliers et très résistants, qui pourront trancher les fibres du bois sans s'esquiller. Il est important de souligner que le polissage n’est que la dernière étape de la fabrication de la lame de hache et qu’elle intervient après un façonnage généralement bifacial.
Les outils de pierre polie sont réalisés à partir de roches dures (silex) ou de roches vertes tenaces, éruptives (basaltes, dolérites…) ou métamorphiques (amphibolites, éclogites, jadéites…). Les roches tenaces sont parfois travaillées par sciage ou bouchardage avant d’être polies. Le polissage s’effectue par frottement sur un polissoir dormant ou mobile (grès, granite, silex…).
L'archéologie expérimentale a permis de montrer que le rendement du polissage à la main sur certaines roches très dures était de l'ordre de 5 à 20 g par heure, soit jusqu'à une centaine d'heures de travail pour certaines grandes haches. Dans ces conditions, il peut paraître surprenant que le polissage s'étende à toute la surface de l'outil et pas seulement la zone active. Le soin apporté à la confection des outils polis n'a donc pas seulement des motivations techniques mais également esthétiques et sociales. Ce dernier point est appuyé par des études réalisées en contexte ethnographique.

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                 Pierres avant polissage.           Haches polies (Morbillan).                Haches polies en diorite (Reims). 

DEBITAGE ET RETOUCHE PAR PRESSION
Parallèlement au polissage, d’autres méthodes sont développées pour produire des outils et des armes de chasse. C’est le cas du débitage par pression, qui permet d’obtenir des lames et des lamelles très régulières. La retouche par pression, employée dès le Solutréen en Europe mais aussi beaucoup plus tôt dans le Middle Stone Age sud-africain, revêt une grande importance au Néolithique pour la finition de certaines armatures telles que les pointes de flèches à pédoncule et ailerons.

CERAMIQUE
La céramique est souvent considérée comme une invention des groupes humains du Néolithique. L'utilisation de terre cuite à des fins non utilitaires est toutefois attestée dès le Paléolithique supérieur, notamment pour la réalisation de certaines Vénus gravettiennes. Des figurines animales en terre cuite très anciennes sont également connues dans les sites ibéromaurusiens d'Afrique du Nord, dont l'âge est estimé à 20 000 ans BP.
La poterie (au sens originel de fabrication de récipients en terre cuite) fait son apparition chez plusieurs groupes de chasseurs-cueilleurs en voie de néolithisation en Russie, en Scandinavie, en Chine et surtout au Japon, durant la période Jōmon. La poterie Jōmon apparaît entre 15 000 et 12 000 ans.
Céramique linéaire du Rubané
Elle a également été inventée indépendamment et relativement anciennement au Proche-Orient : elle est attestée à Ganj-i Dareh (Iran) vers 7 000 ans, à Tell Mureybet (Syrie) entre 7 000 et 8 000 ans. Il s'agit toutefois d'une invention en partie sans lendemain puisqu'il existe en Syrie et en Palestine un Néolithique précéramique qui perdure jusqu'au début du VIe millénaire.
Expansion néolithique de la Culture cardiale et de la Culture rubanée en Europe
La céramique est définitivement adoptée autour de 6 000 ans. En Syrie ; elle est attestée à Jarmo (Irak) vers 5 400. et peu après en Asie mineure, dans les Balkans puis en Méditerranée occidentale. L'invention de la céramique est une étape majeure dans le développement des techniques humaines : il s'agit d'un matériau dont la transformation est irréversible. En effet, on ne peut pas obtenir de nouvelle argile à partir d'une terre cuite, car la structure moléculaire en a été irrémédiablement modifiée, alors que les outils en métal, même des alliages, peuvent à nouveau fournir les métaux qui les constituent.
La céramique est également une source d'information précieuse pour les archéologues : elle est à la fois relativement simple à fabriquer et assez fragile, tout en se conservant généralement bien. Elle va donc se renouveler et évoluer rapidement, donnant lieu à d'innombrables variantes en termes de formes et de décors, et ainsi servir de marqueur des différents courants culturels du Néolithique.

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                             Céramique linéaire du rubané.                Poterie (10 000 ans avant notre ère).

METALLURGIE
La fin du Néolithique est également marquée par l'émergence de la métallurgie. La production d'objet en métal est attestée dès le VIIIe millénaire au Proche-Orient et en Anatolie . Il s'agit de petits objets en cuivre réalisés par martelage à froid. La fusion du métal est plus tardive et n'est attestée jusqu'à présent qu'à la fin du VIe millénaire. Longtemps, l'apparition et le développement des objets en métal définissait le début de l'Âge des métaux qui débutait par l'Âge du Cuivre, et était suivi par l'Âge du Bronze et l'Âge du Fer. Dans de nombreuses régions, l'utilisation de l'expression "Âge du Cuivre", ou "Chalcolithique" ou parfois "Énéolithique" tend à disparaître au profit d'expressions comme "Néolithique final" car en dehors de l'apparition et du développement très progressif des objets en métal, l'organisation sociale ne semble par marquer de ruptures fondamentales par rapport aux autres sous-périodes du Néolithique.

DEBUTS DE L’AGRICULTURE ET CHANGEMENTS DANS LA SOCIETE
L'apparition de l'agriculture est l'une des innovations néolithiques les plus lourdes de conséquences au niveau de l'organisation sociale. La sédentarisation a longtemps été considérée comme une conséquence de l'agriculture ; il est désormais acquis qu'elle l'a au contraire précédée, notamment au Natoufien. Le climat particulièrement favorable du croissant fertile permettait à des groupes de chasseurs-cueilleurs d'assurer leur subsistance grâce aux abondantes céréales sauvages de la région. La pression démographique aurait conduit ces groupes à s'étendre vers des régions moins favorables où il était nécessaire de prendre soin des céréales et des légumineuses pour en tirer pleinement parti.
Pour J. Cauvin, l'explication de l'apparition de l'agriculture ne peut toutefois se résumer à des pressions environnementales ou démographiques mais est plus vraisemblablement socio-culturelle. Pour la première fois, les groupes humains ne se scindent pas lorsqu'ils atteignent le seuil critique au-delà duquel des tensions internes apparaissent : l'agriculture serait une solution pour créer de nouveaux rapports sociaux.
Il est peu probable qu'il existe une explication unique à l'adoption de l'agriculture dans les différents foyers de néolithisation à travers le monde : le mil est domestiqué au Sahara, l'orge, le blé et l'engrain au Moyen-Orient, le millet (Setaria italica) dans le bassin du Fleuve Jaune, le riz dans le bassin du Yangzi Jiang en Chine, des plantes à tubercule en Asie du Sud-Est, le sorgho au Sahel, etc. Le radoucissement climatique consécutif à la fin de la Dernière Glaciation favorise la croissance des plantes, et la réussite de cette stratégie de subsistance. La chasse et la pêche sont cependant encore longtemps utilisées parallèlement à la culture et à l'élevage.
Si le chien a été domestiqué dès le Paléolithique ? par des chasseurs-cueilleurs, au Néolithique les animaux commencent à être domestiqués pour leur viande, mais aussi pour leurs productions complémentaires (lait, laine, cuir) ; l'utilisation de leur force de travail, comme animaux de trait, de bât ou de selle, intervient plus tardivement. Le choix se porte sur quelques espèces, les plus dociles ou les plus prisées. Au tout début du Néolithique, il est évidemment souvent très délicat de déterminer si des restes osseux appartiennent à un animal sauvage ou domestique, tant ils sont encore proches. Les dates de domestication des différentes espèces sont donc sujettes à de nombreux débats (voir dates et lieux de domestication).

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                                                                            Expansion néolithique de la culture. 

APPARITION DE LA HIERARCHISATION, DE LA GUERRE ET DES ETATS
L'apparition et le développement de la différenciation sociale et de la hiérarchisation font encore l'objet de nombreuses conjectures. Aucun consensus clair ne se dégage dans la communauté scientifique. Certains suggèrent que l'apparition du stockage des aliments et la constitution de réserves ont eu pour effet indirect un début de hiérarchisation de la société, avec la mise en place progressive d'une classe de guerriers pour protéger les champs et les réserves de la convoitise des groupes voisins. Le niveau supérieur de l'hypogée de Roaix (Vaucluse), daté de 2 090 - 1400, a livré les squelettes imbriqués d'une quarantaine d'individus, hommes, femmes ou nouveau-nés, dont certains présentaient des pointes de flèches fichées dans les os du bassin ou au milieu du thorax : il s'agirait de l'une des plus anciennes preuves d'inhumation collective à la suite d'un massacre et de l'un des premiers témoignages de guerre. Courtin lui-même précise, dans son interview, que "...cette version est maintenant contestée par une thèse récente (ce serait une couche de mortalité normale d'un village)...". Il faut parler, de toute façon, de combats sporadiques, s'ils ont eu vraiment lieu. Les connaissances des préhistoriens ne permettent pas aujourd'hui de parler de "guerre" au Néolithique. Inférer sur des causes de massacres tout à fait putatifs ne peut conduire à considérer que les hommes du Néolithique étaient guerriers et encore moins qu'ils nous auraient légués une sorte de violence génétique. Il semble que les conditions sociales, la culture et l'apprentissage aient, par contre, joué un rôle déterminant dans les évolutions de la période. L'absence ou la réalité de conflits éventuels entre groupes humains semblent, durant cette période comme aujourd'hui, indissociables de ces trois éléments.

SEDENTARISATION ET APPARITION DES PREMIERES VILLES
Comme évoqué précédemment, dans certaines régions la sédentarisation a précédé la découverte de l'agriculture, lorsque l'environnement apportait une subsistance suffisante tout au long des saisons. Par ailleurs, celle-ci n'entraîne pas toujours la sédentarisation complète, certains groupes de pasteurs étant également nomades. Il existe également, en Inde et en Amazonie, des exemples de groupes d'agriculteurs nomades qui ne restent sur un territoire donné que le temps d'une récolte.
Mais l'agriculture impose généralement de se fixer de quelques mois, le temps de faire les récoltes, à quelques années, le temps que la terre s'épuise. Des constructions durables apparaissent, en torchis et en pierre, remplaçant les huttes de peaux des chasseurs-cueilleurs. Quand ces constructions se regroupent, naît alors le village. L'une des plus anciennes agglomérations est celle de Jéricho : les premières constructions de pierre y sont datées d'environ 9 000 ans. Elles sont légèrement antérieures à celles de Jarmo et de Choirokoitia, à Chypre. L'agglomération de Çatal Hüyük, en Turquie, est l'exemple le plus éclatant d'une sédentarisation aboutie : extension sur 12 hectares, maisons à un étage en briques crues, toits en terrasses, peintures murales, il y a environ 8 500 ans. Dans la mesure où elle ne présente pas de véritable plan urbanistique, il convient toutefois de la considérer comme un grand village plutôt que comme une ville ou une proto-ville.
La fin du Néolithique en Europe est également connue pour ses « cités lacustres », qui ont déchaîné l'imagination des préhistoriens du début du XXe siècle. Il apparaît que si certaines habitations étaient parfois édifiées sur pilotis, le plus souvent elles étaient construites en bordure de lacs et n'ont été submergées que bien plus tard. Ces sites sont caractérisés par une conservation exceptionnelle des matériaux organiques. L'un des plus célèbres est celui situé au bord du lac de Chalain dans le Jura.

GENETIQUE
En janvier 2010, dans une étude scientifique financée par le Wellcome Trust sur la diversité génétique des populations modernes, des chercheurs de l'université de Leicester au Royaume-Uni ont étudié des échantillons de toute l'Europe, dont des Français de plusieurs régions (Finistère, Pays basque, Vendée, Haute-Garonne ...). Ils ont établi que 80 % des lignées génétiques masculines des Européens, sont issues des agriculteurs qui sont arrivés du Proche-Orient il y a entre 5 000 et 10 000 ans. Par opposition, la plupart des lignées génétiques maternelles semblent provenir des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique.

APPARITION DE L’HOMME VERITABLE.
Il y a 2 millions d’annéespaléolithique inférieur, période la plus ancienne de l’âge de la pierre taillée : le premier homme véritable, homo erectus, apparaît en Insulinde et en Afrique. 1 millions d’années l’homo erectus se répand dans les régions tempérées.
800 000 ans avant notre ère – l’homme apprend à contrôler et utiliser le feu –En 600 000 la chasse à l’éléphant organisée se déroule en Europe à grande échelle.
De 400 000 à 200 000 ans avant notre ère –En 200 000 l’homme commence à construire les premiers abris de branchages.
L’homme du Néanderthal apparaît en Europe.

De 60 000 à 40 000 ans avant notre ère, paléolithique moyen, période intermédiaire de l’âge de la pierre taillée – en 60 000 les rites funéraires en Europe et au Proche-Orient suggèrent la croyance en la survie – Les Néanderthaliens chassent le mammouth laineux en Europe du Nord -L’ours des cavernes devient objet de culte en Europe.

De 40 000 à 10 000 ans avant notre ère, paléolithique supérieur, dernière période de l’âge de la pierre taillée – l’homme du Cro-Magnon apparaît en Europe - Des chasseurs asiatiques franchissent le détroit de Béring et vont peupler le nouveau monde - Le plus ancien document écrit connu : un calendrier lunaire gravé sur os (Europe). -L’homme atteint l’Australie. les premiers artistes décorent les parois et les voûtes des grottes en France et en Espagne . En 30 000 Figurines sculptées (culte de la nature). En 20 000 Invention de l’aiguille à coudre. --Début de la chasse aux bisons dans les grottes plaines d’Amérique du Nord.

-10 000 ans avant notre ère, dernier âge de la période glaciaire commencée en l’an 60 000.

De 10 000 à 9 000 ans avant notre ère, mésolithique, âge de la pierre moyenne – invention de l’arc et de la flèche en Europe - Apparition de la poterie au Japon.

De 9 000 à 6 000 ans avant notre ère, néolithique, âge de la pierre polie – En 9000 - domestication du mouton au Proche-Orient. - Domestication de chien en Amérique du Nord - En 8000 - La plus ancienne ville connue : Jéricho - Domestification de la chèvre - Premières cultures de céréales : blé, orge au Proche-Orient. En 7000 -L’agglomération des habitants en bourgades se généralise au Proche-Orient. Chatal Hüyük (Turquie actuelle) devient la ville néolithique la plus importante - Le métier à tisser apparaît au Proche-Orient - Domestication des bovins au Proche-Orient.

De 6 000 à 3 000 avant notre ère, l’âge du cuivre - en Europe, l’agriculture commence à remplacer la chasse. --Le cuivre s’utilise comme monnaie d’échange dans la région méditerranéenne - Première culture du maïs au Mexique. En 4 800 - Construction du premier monument mégalithique connu en Bretagne - En 4 000 -Première navigation à voile en Egypte – Fondation des premières cités-états de Summer - Premier emploi de sceaux cylindriques comme marque d’identification au Proche-Orient - En 3500 - Première culture de la pomme de terre en Amérique du Sud - Invention de la roue à Summer - Première culture du riz en Extrême Orient - Premier élevage de vers à soie en Chine - Domestication des chevaux dans le sud de la Russie - Les bateaux commencent à sillonner la Méditerranée - Premier document d’écriture pictographique au Proche-Orient.

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                                                   Peinture rupestre Tassili 3 000 avant notre ère (Algérie).

De 3 000 à 1 400 ans avant notre ère - âge de bronze – En 3000 - Premiers outils en bronze au Proche-Orient - La vie urbaine se développe dans la vallée du Nil - Invention de la charrue au Proche-Orient - Premier calendrier précis basé sur les observations astronomiques en Egypte – En 2800 - Début de la construction de Stonehenge, monument mégalithique circulaire en Angleterre - Construction des pyramides égyptiennes - En 2600 Divinités et héros glorifiés dans l’épopée de Gilgamesh et autres récits épiques du Proche-Orient - En 2500 - Premières civilisations urbaines dans la vallée de l’Indus - Première preuve de l’utilisation des skis en Scandinavie - Premier recueil de lois écrites publié à Summer - En 2000 - Apparition en Crête des sociétés minoennes - L’usage du bronze se répand en Europe - Domestication de l’éléphant et premier élevage de poulets dans la vallée de l’Indus - Première culture esquimaude dans la région du détroit de Béring -En 1500 - Apparition des grandes pirogues de haute mer à balanciers, capables d’atteindre les îles du Pacifique Sud. -Premières cultures religieuses en bronze en Chine - Empire des Hittites, gouvernement centralisé administrant des provinces lointaines.

De 1 400 à 0 avant notre ère, l’âge du fer – En 1400 apparition du fer au Proche-Orient - Première écriture à alphabet complet réalisée par les Ouragites en Syrie - Moïse dirige la fuite des Israëlites hors d’Egypte -En 1000 - Domestication du rêne en Eurasie - Les Phéniciens établissent l’alphabet moderne - En 800 - L’usage du fer commence à se répandre en Europe - Construction du premier réseau de routes à grandes circulations en Assyrie - Homère compose l’Illiade et l’Odyssée - Des peuples de cavaliers se nomadisent au Proche-Orient et apparaissent comme une nouvelle et puissante force - En700 - Fondation de Rome. Cyrius le Grand règne du l’Empire perse - En 500 - Création de la République romaine. Invention de la brouette à roue en Chine - En 200 - Rédaction des épopées mythologiques de l’Inde - Invention de la roue à aubes au Proche-Orient - En 0 - Début de l’ère chrétienne.

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