Tous les citoyens devraient être également admissibles à toutes dignité

"A mesure que l'égalité politique devenait un fait plus certain, c'est l'inégalité sociale qui heurtait le plus les esprits" Jaurès I

Il y a deux sortes de gens dans notre France des Droits de l'Homme, deux poids et mesures pour le citoyen acteur de notre économie : les fonctionnaires et les autres.

- le fonctionnaire est une personne nominativement nommée à un poste public, à la suite d'un concours avec souvente fois l'aide de personnages influents, du népotisme puisqu'il faut l'appeler par son nom. La France en compte quelques 5 millions dans les rouages de l'Etat. Les fonctionnaires, sauf cas exceptionnel (manquement à la morale, forfaiture, corruption... fautes d'une extrême gravité) ne peuvent être privés de leurs fonctions*.

* dans certains cas isolés, les fonctionnaires sont rétrogradés dans leurs fonctions, mise à pied pour un certain temps, déplacés de leurs lieux de travail... L'affaire d'Outrou, ayant abouti à de nombreuses incarcérations reconnues injustifiées par la suite, au suicide d'un professeur dans sa cellule, ayant été victime d'accusations mensongères d'une mégère répugnante, illustre notre propos : le procureur en cause poursuit sa carrière dans un autre tribunal. De même, le juge d'instruction en charge de l'affaire du petit Grégory... et tant d'autres, moins médiatiques.

- celui qui exerce un métier, une profession dans le secteur privé. Ils sont quatre fois plus nombreux que les fonctionnaires, qui devraient dans la totalité oeuvraient dans l'industrie, le commerce, l'artisanat, la recherche... Ils sont rémunérés par un salaire en fonction de leur capacité et sont tenus de respecter certaines dispositions légales émanant du Code du Travail... et du réglement intérieur de l'entreprise qui les emploie. Ils peuvent être privés de leur gagne-pain pour diverses raisons dont je ne citerai que quelques unes d'entre elles : plans sociaux, mesures générales de réduction du personnel, croissance négative... fuite de capitaux lors des malversations boursières. En ces jours sombres de crise, le chômage ou la hantise de s'y trouver concerne uniquement le secteur privé.

Que sommes-nous fiers des principes inscrits au fronton de la Constitution ! Liberté, Egalité, FraternitéCombien de temps faudra-t-il encore pour que ces mots transcendants signifient quelque chose?

                                                                                                  le 4 janvier 2009

La semaine prochaine, nous aborderons de nouveau les conséquences de la crise économique actuelle et les gesticulations démesurées des décideurs

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