grandeur et décadence

Il y a quelques années qu’un certain nombre de personnes me fait l’amitié de suivre le blog que j’ai créé en l’an 2005. Ayant vécu l’ensemble de ma vie hors de France, je suis rentré dans l’hexagone en 1991. Né à Casablanca, j’ai vécu au Maroc les premières années de ma vie ; années merveilleuses dans ce pays. Suite aux événements du Maroc et à l’indépendance qui suivie le 2 mars 1956, deux ans plus tard nous fûmes rapatriés en France avec mon épouse et mes trois enfants, âgés de 4, 2 et quelques mois pour la troisième. Une des particularités de la vie au Maroc des européens est que les jeunes filles qui se mariaient étaient très attachées à leurs mères et mon épouse, ne faisant pas exception à la règle, décide un beau jour de 1963 de retourner au sein de sa famille à Casablanca. Je demeurais en France et puis je rejoignais Casablanca en 1964.
Il faut dire que je considérais le Maroc comme mon pays. Né là-bas en 1928, ayant fait mes études primaires et secondaires à Casablanca dans un des plus prestigieux collège technique d’Afrique, l’Indus (Ecole industrielle et commerciale de Casablanca, j’optais à 21 ans pour la nationalité française et accomplit mon service militaire au 6e régiment de tirailleurs marocains. La vie que je menais semblait à priori simple mais en réalité elle fut très compliquée puisque n’ayant aucune affinité pour mon épouse ni sa famille, ma vie me fut plus que déplacements lointains en Afrique, pratiquement tous les pays de l’ancienne Afrique occidentale et équatoriale française, y compris le Rio Muni (colonie espagnole), le Brésil où je fis deux séjours, la Polynésie dont les Touamoutou, la Réunion et la Tunisie. L’objet de ces pérégrinations était un salaire multiplié par 2 pour le CFA et par 5 pour le franc pacifique qui me permettait de donner un revenu confortable pour mes enfants et pouvoir moi-même vivre raisonnablement. Mais parce que aussi j’aimais changer de pays, connaître de nouvelles gens et ne pas être fidèle aux patrons pendant de nombreuses années. Pas une seule fois, je ne me suis préoccupé de la retraite éventuelle concernant mes vieux jours. J’avais aussi l’avantage pendant toutes ces années de ne pas me préoccuper de politique, d’élections quelles qu’elles soient, de partis quels qu’ils soient et de politique dans son ensemble ; de toutes les magouilles, falsifications, immoralités, perversités, prévarications, souillures, subordinations et j’en passe.
Vous racontez ma vie, j’aurai peut-être un jour terminé d’écrire les pérégrinations d’un jeune homme dit « instable » à une certaine époque. A présent, qui ne l’est pas ? avec les petits boulots que l’on attribue aux gens que l’on lourde de façon impitoyable, sans tenir compte des conséquences familiales.
MOI, CITOYEN FRANÇAIS, AYANT LE POUVOIR SOUVERAIN, devrait confier* à un homme qui me quémande mielleusement mon vote, le Président de la République, ce pouvoir afin qu’il l’exerce dans l’intérêt général de notre pays.
MOI, CITOYEN FRANÇAIS, AYANT LE POUVOIR SOUVERAIN, j’élis un homme qui devrait me représenter et qui me quémande mielleusement de glisser dans l’urne un petit bulletin valant roupie de sansonnet écrit au patronyme de ce quidam et par lequel il acquérait un mandat de député.
Suivant les procédés d’élection dans notre démocratie, je n’ai pas le choix du candidat, il m’est imposé par les partis politiques que Jean-Jacques Rousseau qualifiait de « brigues ».
MOI, CITOYEN FRANÇAIS, AYANT LE POUVOIR SOUVERAIN, aussitôt les élections sont achevées suis renvoyé dans mes foyers comme incapable de participer au débat politique. Rappelons cet adage du célèbre professeur Rousseau, professeur de droit constitutionnel : « La dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours. »
Il faut que je revienne en arrière pour vous donner la raison pour laquelle j’ai quitté l’Afrique que j’aimais tant et où nous vivions ma compagne, ma fille et moi. Des guerres jaillissaient dans tous les pays de ce beau continent et je suis rentré comme j’en ai le droit en ma qualité de citoyen français.
Qu’en est-il de cette administration française à laquelle l’on a eu affaire il y a quelques jours ? Il faut vous dire que dans notre pays, la police n’intervient principalement qu’en matière de police répressive et non en matière de police préventive.
Il est formellement interdit à tout citoyen de protéger a priori sa famille ou de se faire justice. Par contre, le Président de la République a le droit de mobiliser les citoyens ou d’envoyer l’armée française pour guerroyer en quelque partie du monde pour la Grandeur de la France… pour le pétrole, le gaz ou l’uranium, à savoir pour des intérêts purement économiques. Il a le droit d’envoyer les forces de coercition pour annihiler des manifestations pacifiques en utilisant des armes de défense adéquates (il faut reconnaître qu’il hésite à les envoyer contre les « casseurs » profitant des manifestations pacifiques en raison de bavures possibles). Il supprime des aides à différentes associations comme les Restaurant du cœur mais n’hésite pas à augmenter les allocations pour acheter la paix sociale.
Pour la Grandeur de la France, lorsqu’un événement grave type cyclone survient, il n’hésite pas à envoyer des tonnes de marchandises à des pays qui n’ont jamais fait quoique ce soit pour la solidarité mondiale alors que 50% des Français vivent dans une situation dégradée ou lamentable.
Comme il était beau et fringant François le 1er comparé à François le xeme lorsqu’il chevauchait à la tête de ses troupes à Marignan !
Le roi est mort et il est bien mort.  

marignan.jpg

                                                    bataille de Marignan (1515)


Ps : je m’excuse pour le retard apporté au blog concernant la création de la société égyptienne après celle de la Mésopotamie qui sera suivie de la Perse, la Chine…


                                                                  Le 15 novembre 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

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