PENSEE ET IDEOLOGIE

La pensée en langage courant est l’ensemble des facultés psychologiques tant affectives qu’intellectuelles. Philosophes et linguistes se sont toujours accordés à reconnaître que, sans le secours des signes, nous serions incapables de distinguer deux idées d’une façon claire et constante. « Prise en elle-même, la pensée est comme une nébuleuse où rien n’est nécessairement délimitée. Il n’y a pas d’idée pré-établie et rien n’est distingue avant l’apparition des langues et de l’écriture ». Saussure Ferdinand, linguiste suisse, fondateur de la linguistique moderne, Cours de linguistique – post. 1916 publié par ses élèves de l’Université de Genève

 
L’homme de pensée, par opposition à l’homme d’action, est celui qui met en œuvre son goût de la réflexion et, par extension, pour les choses de l’esprit, la culture. 

 
L’esprit, autrefois chez les anciens est souffle de vie, principe de vie. Si l’on veut se faire une faible idée de ce qui se passe continuellement dans le cerveau et la moelle épinière, il faut se représenter un milliers de standards téléphoniques dont chacun suffirait à desservir une ville de l’importance de Paris. On l’imaginerait fonctionnant à grande vitesse, recevant et transmettant ordres, questions et réponses. Doué de la faculté de relier entre eux des milliers de circuits secondaires dont chacun représente un souvenir ou un concept, le cerveau peut grouper dans un seul grand circuit principal les données dont il a besoin pour penser et prendre des décisions. Selon certains chercheurs, la moindre expression de notre vie est enregistrée et conservée par ces circuits qui garderaient la trace de millions de faits ou sensations dont nous croyons avoir perdu le souvenir. Il serait gravé dans les nœuds de cellule, chaque nouvelle impression sensorielle. Il faut au cerveau entre une demie ou une heure pour la graver. L’impression flotte pendant ce temps avant son enregistrement.Il y aurait tant de choses à dire si le sujet n’était pas aussi complexe et peu accessible aux néophytes. 

 

Le vocable idéologie fut inventé par Destutt de Tracy, philosophe français, chef de fil des idéologues. Ensemble plus ou moins cohérent des idées, croyances et doctrines philosophiques, religieuses, politiques, économiques et sociales propres à une société ou à une classe qui oriente l’action constituées en systèmes. Les idéologues dont Condorcet, Cabanis, Laromiguière, Garay, Say proches des sciences physiques et sociale entendent constituer une science des idées et forment la transition entre la pensée encyclopédiste du 18e siècle et les libéraux de la Restauration. Ils inspirent la création des Ecoles centrales, des Ecoles spéciales et de l’Institut sous la Convention thermidorienne et le Directoire. 

« La vérité appartient à ceux qui la cherchent et non point à ceux qui prétendre la détenir. » Condorcet 

Condorcet qui fait l’apologie du progrès de l’esprit humain tout au long de l’humanité. Condorcet soutient la doctrine de la perfectibilité indéfinie de nos connaissances et la perfectibilité indéfinie de nos facultés ; sa doctrine sociale repose sur la doctrine du progrès qui lui-même suppose celui de la raison et du libre-arbitre. 

« Plus un peuple est éclairé, plus ses suffrages sont difficiles à suspendre (…) même sous la constitution la plus libre, un peuple ignorant est esclave.» De l’instruction publique 

« Toutes les fois que la tyrannie s’efforce de soumettre la masse d’un peuple à la volonté d’une de ses portions, elle compte parmi ses moyens les préjugés et l’ignorance de ses victimes. » De l’instruction publique 

L’on peut se demander que penserait Condorcet, le philosophe du progrès continuel, un des hommes les plus brillants de notre histoire terrienne, de la bétification (le fait de rendre bête) et non la béatification (le fait de rendre béat) à laquelle nous assistons aujourd’hui ? 

L’on peut observer que l’idéologie bourgeoise qui se développe suite à la Révolution française de 1789 est progressiste puis devient conservatrice en réaction aux bouleversements sociaux-économiques. 

 

La vérité appartient à ceux qui la cherchent…

Les uns se mirent à causer, plusieurs…

Si votre ramage ressemble à votre plumage…

Aujourd’hui, un rama disparate… 

La crise ? la belle excuse… n’êtes-vous pas libéraux…

Les conséquences de la démocratie… 

L’insurrection peut-elle être comme a dit La Fayette…

Oh chimère ! dernière ressource des malheureux

Penser l’histoire en fonction de la dialectique 

Pourquoi avez-vous tué Jaures ? 

Spéculation, quand tu nous tiens


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